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Ce procès pourrait faire vaciller Tesla à jamais : voici pourquoi

Jugée pour un accident impliquant l’Autopilot, l’entreprise d’Elon Musk pourrait se retrouver face à l’un des plus gros tournants de son histoire.

C’est un procès crucial pour Tesla. Depuis ce lundi 14 juillet, le constructeur affronte la famille d’une victime d’un accident survenu en 2019, impliquant un Model S avec Autopilot activé. Il a fait un mort et un blessé grave.

Un enjeu crucial

Si les voitures de la célèbre marque ont déjà été impliquées dans de nombreux incidents et font l’objet de plusieurs enquêtes à l’échelle fédérale, cette affaire revêt un enjeu immense : c’est le premier procès concernant l’Autopilot à être jugé par un jury aux États-Unis.

Contrairement aux cas précédents réglés à l’amiable ou classées, celui-ci pourrait fixer un précédent juridique lourd de conséquences pour Tesla. Et c’est tout ce que l’entreprise doit éviter, alors qu’elle traverse une période difficile avec une chute drastique de ses ventes.

Mais les faits sont dramatiques. Le 25 avril 2019, George McGee, un cadre d’un fonds d’investissement, rentrait chez lui au volant de sa Tesla. Alors qu’il était en ligne avec la compagnie American Airlines, son téléphone est tombé. Il s’est alors penché pour le récupérer, sans remarquer qu’il approchait d’un carrefour.

La voiture a percuté de plein fouet, à plus de 110 km/h, un SUV stationné en bord de route. Naibel Benavides, 22 ans, a été tuée sur le coup, son corps retrouvé 22 mètres plus loin. Son compagnon, Dillon Angulo, grièvement blessé, a survécu. Selon les plaignants, la famille de la victime décédée et Dillon Angulo lui-même, l’Autopilot aurait dû freiner ou alerter le conducteur lorsqu’il a détecté l’obstacle.

Logo Tesla
© Afif Ramdhasuma / Unsplash

Les déclarations trompeuses de Musk pointées du doigts

Ce n’est pas tout. Ils reprochent également à Tesla d’avoir survendu les capacités de son système d’assistance à la conduite. En multipliant les déclarations optimistes, Elon Musk aurait laissé entendre que la technologie était plus sûre qu’un conducteur humain, poussant certains usagers à relâcher leur vigilance.

Selon les avocats des victimes, cette communication trompeuse a nourri une confiance excessive, alors même que des ingénieurs internes et des experts en sécurité auraient alerté à plusieurs reprises sur les limites du dispositif.

De son côté, la société rejette toute responsabilité. Ce serait le conducteur, distrait par son téléphone et le pied sur l’accélérateur, qui serait le seul en cause, car ce geste aurait désactivé une partie des fonctions de freinage automatique du véhicule. « Les preuves montrent clairement que cet accident n’a rien à voir avec la technologie Autopilot de Tesla. Au lieu de cela, comme tant d’accidents malheureux depuis l’invention des téléphones portables, il a été causé par un conducteur distrait », déclare-t-elle.

L’issue de ce procès sera déterminante pour Tesla, alors que l’entreprise vient tout juste de lancer son service de taxis autonomes.

  • Tesla face à un procès décisif autour de son Autopilot.
  • Un accident survenu en 2019 est au cœur de l’affaire, causant un mort et un blessé grave.
  • Les plaignants accusent le système de conduite assistée, Tesla plaide l’erreur humaine.

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