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Test Days Gone : notre avis concernant la nouvelle « grosse » exclu PS4

Après de nombreux reports, Days Gone est enfin disponible en boutiques, et depuis quelques jours chez Presse-Citron. Un titre plein de promesses, mais aussi plein de défauts, dont voici notre test complet.

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Days-Gone
© Sony

Sons of the Walking Dead Anarchy

Days Gone, la nouvelle exclusivité PS4, est enfin disponible en boutiques. Le titre signé Bend Studio (à l’origine de Uncharted Golden Abyss sur PS Vita notamment, ou encore de la saga Syphon Filter), qui avait bénéficié d’une présentation impressionnante à l’E3 2016, place le joueur dans la peau de Deacon St John, un chasseur de primes, ex-biker membre du Mongrels MC. Un jeu en « open world« , qui se déroule dans le désert du nord-ouest des Etats-Unis, deux années après qu’une mystérieuse pandémie ait décimé le monde, transformant des millions d’êtres humains en créatures sauvages…

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Après une première heure de jeu un peu déroutante à base de cutscenes peu sexy et de pilotage de moto, Days Gone pose rapidement les bases de son open-world, et le joueur un tant soit peu habitué aux titres du genre retrouvera très vite ses marques. Le jeu propose alors diverses missions à accomplir dans l’ordre de son choix, qui feront progresser divers scénarii, et on fait rapidement la connaissance de divers PNJ, au sein de différents campements.

Days Gone

Les différents camps permettent de mettre la main sur diverses améliorations, au niveau de la moto, des armes… En fonction des bonnes actions effectuées, on fera grimper l’expérience de chacun des camps, permettant de profiter d’armes plus évoluées, ou d’améliorations plus conséquentes. Il faudra ainsi parfois faire des choix, et indiquer par exemple à un survivant un camp à rejoindre plutôt qu’un autre, ce qui fera grimper l’expérience du camp choisi. Sympa. De son côté, Deacon engrange également de l’expérience au fil du jeu, ce qui permet de déverrouiller diverses compétences améliorant la survie, les attaques de mêlée ou encore le maniement des armes à feu.

En ce qui concerne les gunfights, Days Gone a de vrais faux airs d’Uncharted, avec les défauts inhérents à ce dernier. Outre un système de couverture, il n’est ainsi pas rare de devoir cribler de 5 ou 6 balles dans le torse un humain, avant de voir enfin ce dernier tomber… Hormis les tirs à la tête, les dégâts ne sont pas localisés (comme dans un Resident Evil 2 par exemple), et outre une large palette d’armes à feu, Deacon pourra également compter sur de nombreuses armes de mêlée, avec des battes, des planches, des marteaux, mais aussi des armes plus personnalisées incluant notamment des clous ou des lames. De son côté, l’IA n’est pas extraordinaire, avec des humains et des infectés souvent plus bêtes les uns que les autres…

Days Gone

A ce sujet, déambuler dans le no man’s land sur sa moto (que l’on peut personnaliser), arbalète dans le dos, a non seulement quelque chose de très stylé, mais cela rappellera forcément quelques bons souvenirs aux fans de The Walking Dead.

Techniquement correct, mais sans plus

Côté scénario, l’ensemble tient la route, mais là encore, sans jamais rien inventer. Les différents chefs de camp proposent des missions (souvent à l’autre bout de la map forcément…), avec quelques objectifs secondaires qui viennent parfois s’immiscer sur notre route, comme des otages à sauver, des camps d’ennemis à décimer, des nids d’infectés à brûler, des campements Nero à fouiller… La mise en scène globale est en pour sa part assez lourdingue, avec des cutscenes pas très inspirées (ni très jolies), entrecoupées souvent de longs chargement, et avec même parfois de sérieux « faux raccords ».

Par exemple, ce cher Deacon arrive au point de rendez-vous à pied, en pleine journée. Chargement, puis cutscene dans laquelle on voit ce même Deacon arriver à ce même point de rendez-vous, en moto, et en pleine nuit… Rien de bien grave certes, mais le côté « immersion » en prend forcément un coup. De même, si le jeu se veut très pointu sur certains détails (ravitaillement de la moto, sabotage des installations Nero, les armes dans le dos de Deacon…), certaines animations (création d’une arme, utilisation d’un objet de soin…) sont carrément absentes, ce qui fera tiquer plus d’un joueur un minimum observateur.

Ça va ramer chérie…

D’un point de vue technique, Days Gone affiche un open world plutôt vaste, avec un cycle météo dynamique, gérant le jour et la nuit, mais aussi la pluie, le vent ou encore la neige, de manière assez impressionnante d’ailleurs. Visuellement, le titre signé Bend Studio affiche (parfois) de très beaux panoramas, avec même quelques effets de lumière vraiment très réussis. Dommage toutefois que le frame rate soit aussi fragile (avec des chutes assez vertigineuses lors des ballades à moto), et que les bugs soient aussi nombreux…

On regrette aussi des PNJ assez vilains dans les cutscenes, mais aussi (et surtout) des chargements très fréquents, et souvent assez longs… Côté animations, on reste là encore sur un résultat correct, mais on a vu bien mieux ailleurs, et notamment chez d’autres exclusivités PS4.

Dans un registre différent, God of War, pourtant lancé l’an dernier, ou même Horizon Zero Dawn (lancé il y a 2 ans), restent un très net cran au-dessus de ce Days Gone, techniquement parlant. Le tout aurait clairement mérité d’être peaufiné encore un peu, mais Sony ne pouvait clairement pas se permettre un énième retard.

Un blouson de cuir noir, avec un aigle sur le dos

Dans Days Gone, le joueur a donc la possibilité de traverser les environnements à pieds, ou à moto. A noter que cette dernière pourra tout à fait tomber en panne d’essence, ou même voir son moteur flancher. Il faudra alors faire le plein et/ou réparer cette dernière. Dans le cas contraire, il faudra se résoudre à poursuivre à pieds… ce qui peut être assez frustrant/long. Un système de voyage rapide est également de la partie, mais ce dernier impose d’être à proximité de la moto, et que cette dernière ait suffisamment de carburant. Comme dans la plupart des jeux du genre, on n’échappe pas à des objectifs ultra-répétitifs, ni même à quelques missions dont l’unique intérêt est finalement de booster la durée de vie (entre 15 et 25 heures)…

Au joueur de décider dans quel camp envoyer les otages secourus dans le no man’s land

Globalement, les contrées traversées sont assez variées, avec quelques endroits vraiment très travaillés, qui permettront de réaliser de superbes clichés via le mode Photo. On peut ainsi passer d’une zone désertique très aride, à un environnement plus tropical (avec la pluie et la boue qui vont avec), sans oublier une zone plus neigeuse. Le jeu regorge aussi de grottes, de voitures, de maisons à fouiller, avec en prime la possibilité de forcer les coffres et les capots des épaves pour y dénicher des armes, de la ferraille, des bidons d’essence, en prenant le soin d’occire discrètement cet infecté au loin et ce daim dans la forêt pour récupérer de la précieuse viande… Autant d’éléments qui contribuent à l’ambiance générale très réussie de ce Days Gone, avec un côté survie/exploration qui peut être très chronophage.

Au passage, si le trailer de 2016 permettait d’apprécier des hordes d’infectés impressionnantes et un dynamisme général assez incroyable d’intensité, la réalité (avec le jeu final en 2019) est un peu moins reluisante… Oui, vous allez croiser des « hordes » d’infectés, oui, certains environnements sont assez superbes esthétiquement parlant, mais il ne faut pas s’attendre à des centaines d’ennemis en simultané à l’écran, ni même à des myriades d’actions contextuelles en plein combat, ni même à un moteur physique éblouissant… Un grand bravo en revanche à Bend Studio pour l’utilisation ultra-ingénieuse du pavé tactile de la DualShock 4, qui permet de profiter d’une interface à la fois véloce et complète en un glissement de doigt.

Un Days Gone qui n’invente rien ?

Manette en mains, après une première heure assez déroutante, Days Gone est plutôt agréable à jouer, même s’il ne propose jamais la moindre vraie « nouveauté ». Tout (ou presque) est repris d’autres titres comme Far Cry (la progression générale), The Last of Us (le côté infiltration, les infectés), Uncharted (les gunfights), Tomb Raider (le craft)… Le titre de Bend Studio a évidemment pris le soin de remanier à sa sauce quelques éléments, mais il n’y a rien de réellement novateur dans Days Gone, et tout semble avoir été déjà vu (et parfois même revu).

Malgré les nombreux griefs énumérés plus haut, cela ne m’a pas empêché d’apprécier la plupart de mes nombreuses heures passées à traverser et retraverser la map de Days Gone, mais il ne faut pas s’attendre ici au moindre effet « wow », que ce soit techniquement, d’un point de vue créatif ou même sur le plan du gameplay. Mention spéciale toutefois à la section sonore du jeu, très réussie, tant au niveau des doublages, que des effets et des quelques musiques qui soutiennent certaines séquences.

Mon avis concernant Days Gone

Piochant allègrement du côté d’Uncharted, de Far Cry, de Mad Max, de The Last of Us, mais aussi de World War Z, The Strain, The Walking Dead… Days Gone n’est pas un exemple de créativité, loin de là. Techniquement (et malgré une mise à jour 1.03 de plus de 21 Go !), le jeu est relativement soigné dans l’ensemble, mais souffre encore de (très) nombreux (gros) bugs, de longs et fréquents chargements, sans oublier de très importantes chutes de frame rate. De son côté, la narration n’est pas un exemple d’originalité, tout comme la progression, vue et revue, avec en prime des missions pas toujours très palpitantes (en plus de vous envoyer bien souvent à l’autre bout de la map)…

Heureusement, le titre propose une ambiance particulièrement prenante (si on aime les références citées précédemment) avec quelques environnements saisissants, quelques agréables phases d’action, et une bonne gestion de la survie et de l’exploration, qui parviennent à tenir le joueur en haleine. Le côté « biker de la fin du monde » est plutôt bien retranscrit ici, et malgré d’évidentes maladresses, soucis de finition et autres tares en tout genre, on se prend assez facilement au jeu. Des éléments qui permettent au final de passer quelques bonnes heures en compagnie de Deacon St John, à condition bien sûr d’être un minimum conciliant avec les quelques défauts énumérés plus haut.

Bref, ce Days Gone n’est pas la meilleure exclu PS4 c’est évident, et pas forcément un jeu à se procurer en day(s) (g)one non plus, mais à tester malgré tout.

(Test réalisé sur PS4 Pro, à partir d’une version éditeur du jeu, en 1.03)

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