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On a joué à… Resident Evil 2 : tellement plus qu’un remake…

On s’est replongé au coeur de Raccoon City avec la toute nouvelle version de Resident Evil 2, qui parvient à revisiter l’oeuvre originale de manière magistrale. Notre test complet !

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Resident Evil 2, les (vrais) zombies sont de retour !

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En 1998, Capcom lançait un certain Resident Evil 2 sur nos bonnes vieilles PlayStation. Un titre emblématique pour les fans de la saga, dans lequel on faisait la connaissance à la fois de Leon S. Kennedy, mais aussi de Claire Redfield. Après avoir réinventé l’horreur en 2002 avec le remake du premier épisode sur GameCube, Capcom entend bien, en 2019, réitérer son exploit avec une toute nouvelle version de Resident Evil 2, dopé au RE Engine (intronisé par l’excellentissime Resident Evil 7). Disponible dans trois jours en boutiques, et depuis quelques jours chez Presse-Citron, voici notre avis complet concernant celui que l’on appelle grossièrement « RE2 Remake », et qui devrait faire de vos rêves cauchemars les plus fous une réalité…

Comme en 1998, le jeu de Capcom nous propose en amont d’opter pour la campagne du jeune Leon Kennedy, ou celle de Claire Redfield, à la recherche de son frère Chris, héros du premier opus. Deux campagnes durant lesquelles nos deux héros vont se croiser parfois, avec forcément quelques similitudes, mais aussi de nombreuses différences (PNJ, armes, situations de jeu…) qui font que l’on ne saurait que trop vous conseiller de vivre les deux scénarios. Mieux encore, on terminant l’histoire avec un personnage, vous déverrouillez le scénario « bis » de l’autre héros, avec quelques modifications (plus ou moins importantes) par rapport au scénario « A ». Dommage toutefois que ces scénarios B n’aient pas été davantage travaillés pour s’imbriquer parfaitement avec le scénario A correspondant, ce qui créé pas mal d’incohérences finalement (tel objet au même endroit, telle énigme identique, tel combat de boss identique…).

Resident Evil 2

En premier plan, les versions PlayStation (EUR/US/JAP) du Resident Evil 2 de 1998. Au second plan, l’écran titre de la version 2019.

Une technique sidérante…

D’un point de vue technique, Resident Evil 2 est juste éblouissant, et cela saute aux yeux dès les premières minutes de jeu. Les cutscenes sont d’une beauté hallucinante, avec des animations faciales ultra-travaillés, et les premières séquences de jeu permettent non seulement de vivre une expérience inédite (mais qui fera tilt dans l’esprit des fans), avec un Raccoon City plus apocalyptique que jamais. Sur PS4 Pro comme sur Xbox One X, on profite en prime d’une réalisation encore plus fine, avec un effet HDR impeccable tout au long du jeu, pour souligner les flammes ou encore les effets de la lampe-torche souvent brandie par Leon comme par Claire.RESIDENT EVIL 2

Côté son, Capcom a également effectué un travail exemplaire, avec des effets sonores au top, et des doublages français très réussis, même si la VO reste à privilégier. Pour une immersion parfaite, jouez dans le noir, un (bon) casque vissé sur les oreilles, puis montez le son… et serrez les fesses.

RESIDENT EVIL 2

Dans Resident Evil 2, les zombies font à nouveau peur et constituent une vraie menace, comme à l’époque !

Côté difficulté, ce Resident Evil 2 millésime 2019 propose trois niveaux (Facile, Normal et Difficile). Pour les puristes, on conseille évidemment le mode le plus ardu, le seul à imposer de trouver des rubans encreur pour sauvegarder. Ce dernier est également plus avare en munitions et en objets de soin que le mode Normal, parfait (selon moi) pour apprécier le jeu avec juste ce qu’il faut de tension, avec des munitions qui viennent vite à manquer, et des zombies plutôt retors, lesquels nécessitent parfois une demi-dizaine de balles pour être abattus.

Comme dans tout bon Resident Evil, savoir économiser ses munitions et ses objets de soin est primordial, et il sera souvent plus judicieux d’esquiver ou de paralyser un ennemi (en lui sectionnant une jambe par exemple, d’un tir bien placé) que de lui vider sauvagement un chargeur dans la tête ou pire, dans le thorax.

Zombies, jump-scares et puzzles

A ce sujet, comment ne pas rester pantois face à des zombies à la fois détaillés, animés et dangereux comme jamais ! A cela s’ajoute une localisation des dégâts impeccable, avec des blessures très visuelles, et des zombies qui resteront au sol (une fois tués bien sûr) tout au long de l’aventure. Mieux encore, même si certains se ressemblent, on a cette sensation que tous les « walkers » sont différents, chacun ayant un look, une corpulence, une vitesse, une démarche et même un comportement distinct. Avec ce Resident Evil 2, les zombies font à nouveau peur, et c’est tant mieux !

RESIDENT EVIL 2

A vrai dire, c’est assez extraordinaire à jouer/vivre, et on se prend fréquemment à stresser face à un corps inerte au sol qui peut vous accrocher la cheville, ou même à ces zombies qui tapent sur les fenêtres (que l’on peut barricader) et les portes… car oui, changer de salle (sans le moindre chargement) dans Resident Evil 2 ne vous mettra pas forcément à l’abri de l’ennemi, loin de là. Un sentiment de stress et une tension intenses, qui sera d’ailleurs démultiplié par le malin plaisir pris par Capcom à multiplier les jump-scares et par… des choses que je vous laisse le plaisir de découvrir.

Côté gameplay, là encore, Capcom a (heureusement) modernisé le titre de 1998, avec une jouabilité très dynamique (bien qu’un chouia rigide parfois), la possibilité de changer d’arme à la volée, d’équiper des armes secondaires (couteau, grenades…), de fabriquer des munitions, de viser tout en marchant, de se retourner rapidement pour fuir un danger… Exit le système de caméras fixes, puisque la caméra est ici placée derrière l’épaule droite du personnage, un nouveau style (pour la saga) instauré par un certain Resident Evil 4 à l’époque.

RESIDENT EVIL 2

Le jeu déborde également de puzzles et autres énigmes, certains étant obligatoires pour progresser, d’autres plus facultatifs. Dans tous les cas, pensez à toujours bien observer les environs, à lire les documents (très importants) et à faire parler votre logique pour ouvrir certains coffres et casiers. Au-delà du pur plaisir personnel, cela permet également de mettre la main sur des items parfois très précieux. En ce qui concerne la violence et le côté gore, Capcom a mis le paquet ici, avec des séquences particulièrement sanguinolentes. Autant dire que le jeu justifie pleinement sa mention 18+, avis aux âmes sensibles donc.

Un Resident Evil 2 revisité du sol au plafond

Evidemment, pour Capcom, il ne s’agit pas ici de proposer une version modernisée du Resident Evil 2 de 1998 (comme ce fut le cas récemment de Shadow of the Colossus par exemple). Certes, les personnages sont identiques, tout comme certaines séquences, certains lieux, mais la très grande majorité des évènements, des PNJ, des affrontements, des énigmes, et même du scénario, ont été totalement remodelés. On y retrouve notamment ce pauvre Marvin Branagh, mais aussi Robert Kendo, sans oublier quelques boss très écailleux et visqueux, et tous ont profité d’un background totalement revisité, pour surprendre le joueur, moderniser la narration, et apporter bien souvent une toute nouvelle profondeur.

RESIDENT EVIL 2

Côté durée de vie, boucler le scénario de chaque personnage nécessite entre 6 et 10 heures selon votre niveau de jeu. Bien sûr, pour profiter pleinement de l’expérience, je conseille vivement de visiter chaque recoin avec minutie, pour découvrir de nombreux bonus d’une part, mais aussi (et surtout) pour profiter de certains décors d’une richesse inouïe, avec un soin du détail qui force le respect, pour une ambiance générale très (très) immersive…

A cela s’ajoutent des effets de lumière très réussis et une ambiance vraiment particulière lorsque l’on fouille une pièce à la lumière de sa lampe torche, à la fois curieux et effrayé de ce que l’on peut y découvrir. Au final, avec les deux scénarios principaux et les variantes « bis », on peut passer aisément plus de 25/30 heures sur le titre, sans compter les complétistes qui tenteront de venir à bout des nombreux Défis proposés, ce qui permet de débloquer des bonus intéressants comme des concept-arts, des modèles 3D et même des éléments à utiliser dans le jeu.

Bref, vous l’aurez sûrement déjà deviné, ce Resident Evil 2 version 2019 ne déçoit pas, bien au contraire, il sublime le jeu de 1998, avec bien sûr une technique très impressionnante grâce à un RE Engine qui fait des miracles (mais genre vraiment), mais aussi un fond de jeu intelligemment revisité pour rafraîchir et moderniser l’expérience. Le jeu n’est pas exempt de défauts pour autant, avec notamment une section un peu moins intense et inoubliable que le reste, quelques « oublis », quelques déplacements un poil rigides parfois, ou encore un affrontement un peu trop expéditif, mais cela faisait bien longtemps (depuis RE 4) qu’un Resident Evil « classique » ne m’avait pas procuré de telles sensations, et notamment celle de ne jamais vouloir voir le générique de fin défiler, tant le plaisir de jeu et l’immersion sont là. Vivement Resident Evil 3 Remake en 2036 !

NB : cet article occulte volontairement de nombreuses informations et autres détails en tout genre concernant ce Resident Evil 2, afin que vous puissiez vivre une aventure intacte. N’hésitez pas bien sûr à nous faire part de votre expérience dans les commentaires (sans spoil cela va de soi).

Mon avis concernant Resident Evil 2

Pour faire simple, ce Resident Evil 2 2019 est LE Resident Evil 2 ultra-réaliste auquel on a tous rêvé un jour en se remémorant ses souvenirs d’antan. A tous les niveaux, le jeu de Capcom est bluffant à la fois de modernité, de maîtrise et de tradition, tout en rendant un hommage impeccable à l’oeuvre de 1998. Certes, comme pour Resident Evil 7, on pourra lui reprocher une ou deux zones de jeu un peu moins « wow« , et quelques petits détails par ci par là, mais difficile de nier le travail titanesque accompli par Capcom pour proposer une expérience de jeu aussi intense, qui devrait faire le bonheur de ceux qui ont connu le titre à sa sortie en 1998 (coucou les vieux !), mais aussi permettre aux néophytes de découvrir l’un des meilleurs jeux de l’Histoire à travers cette réinterprétation (et non pas un simple remake) assez époustouflante.

Jeu testé à partir d’une version dématérialisée sur PS4 Pro (qui a craché ses tripes à en croire le vacarme émis par les ventilateurs).

2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Jude

    8 février 2019 at 8 h 27 min

    Je me souviens de l’époque où je jouais à « Resident Evil 2 » sur ma PlayStation 1. Le graphisme a grandement été amélioré. J’ai eu l’occasion de jouer à la démo de ce titre et j’ai adoré.

    • Stéphane Ficca

      8 février 2019 at 9 h 24 min

      Oui ! Et ce remake (via un DLC) permet même de basculer l’ambiance sonore (bruitages/musique) sur celle de 1998… Je recommande ! 🙂

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