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J’ai testé le Google Pixel 10 pendant un mois : le meilleur smartphone à moins de 1 000 euros ?

Plus mature et plus complet sur la photo, le Google Pixel 10 revendique la couronne du meilleur smartphone compact Android en 2025. Après un mois passé à ses côtés, voyons s’il parvient à surpasser le Samsung Galaxy S25 et le Xiaomi 15.

Chaque fin août, Google profite du calme avant la tempête des iPhone pour avancer ses pions. Cette année, la marque a reconduit l’ensemble de sa gamme. Pendant que les Pixel 10 Pro, 10 XL et Fold s’adressent aux amateurs de grands écrans et de smartphones pliables, c’est à nouveau le modèle standard, le Pixel 10, qui a le plus retenu mon attention.

En tant qu’amateur de smartphones compacts, j’ai déjà testé cette année deux ténors du segment : le Galaxy S25 (6,2 pouces) et le Xiaomi 15 (6,36 pouces). Et si le match s’annonce encore plus serré en 2025, c’est bien grâce à Google. Pour la première fois, la firme américaine ajoute un téléobjectif 10,8 Mpx avec zoom optique 5x à son modèle de base.

En parallèle, le Pixel 10 promet des progrès en autonomie, en luminosité d’écran et, bien sûr, en fonctionnalités d’intelligence artificielle. Sur le papier, il a toutes les cartes en main pour venir enfin détrôner ses concurrents directs. Après plus d’un mois passé avec lui, voici mon verdict.

Prix et disponibilité du Pixel 10

Le Pixel 10 est disponible en quatre coloris expressifs : noir volcanique, vert citron, bleu indigo et bleu givré. Et il se décline en deux configurations principales :

  • Pixel 10 Pro 12/128 Go à 899 euros
  • Pixel 10 12/256 Go à 999 euros

Il est regrettable que Google ne propose toujours pas de version 512 Go sur son modèle standard. Comme le Pixel 10 ne dispose pas de slot microSD, il est préférable d’opter pour la version 256 Go afin d’éviter de se retrouver rapidement à l’étroit.

Comme un air de déjà-vu

Avant le Pixel 9, les smartphones de Google revêtaient une allure très « geek ». En 2024, Google a revu de fond en comble son design, notamment avec l’introduction d’un module photo oblong en métal aux extrémités arrondies. Résultat : la chenille geek avait alors mué en papillon premium.

Google Pixel 10, le meilleur smartphone compact 2025
© Presse-citron

Pour son Pixel 10, Google renouvelle à l’identique ce croquis. En verre poli, le dos dispose toujours d’une finition presque satinée. En plus de limiter grandement les traces de doigts, ce matériau offre une sensation agréable au toucher. Si le module photo n’a pas bougé, notons tout de même que l’arrivée d’un nouveau capteur l’a tout légèrement épaissi. Toutefois, l’intégration reste soignée et surtout, il ne joue toujours pas à la culbute lorsqu’il est posé sur une table.

Dit ainsi, rien d’étonnant à ce que le Pixel 10 reprenne à l’identique les mensurations de son prédécesseur, soit 152,8 x 72 x 8,6 mm. Néanmoins, il est plus épais que ses concurrents, 8,3 mm pour le Xiaomi 15 et 7,2 mm pour le Galaxy S25.

Et sur la balance, il souffre un peu plus de la comparaison. Là où le Pixel 10 pèse 204 grammes, ses challengers plafonnent respectivement à 191 g et 162 g. En définitive, si sa préhension et sa répartition du poids sont bonnes, il a un aspect un peu plus « bloc ».

Pour la connectivité, Google fait une concession étonnante. Là où le Pixel 9 déroulait du Wi-Fi 7, le Pixel 10 revient au Wi-Fi 6E. Une norme déjà largement répandue qui couvre toutes les bandes habituelles, mais un cran en dessous en vitesse et en gestion des interférences.

Pourquoi ce pas en arrière ? Sans doute une façon pour Google de maîtriser les coûts, tout en pensant que les routeurs en Wi-Fi 7 ne sont pas encore la norme dans tous les foyers. En revanche, côté Bluetooth, le Pixel 10 passe au Bluetooth 6.0. À peine déployé sur le marché, ce nouveau standard permet une meilleure stabilité et prend en charge le codec LC3 ainsi que la diffusion Auracast.

Sublime écran

Le Pixel 10 conserve son écran OLED de 6,3 pouces Full HD+ de 1080 x 2424 pixels qui, sur le papier, semble ne pas beaucoup bouger. Une fois allumé, c’est une autre histoire. Selon les mesures du Lab 01NET, sa luminosité atteint jusqu’à 2826 cd/m² en mode boost et 1922 cd/m² en HDR. Soit bien mieux que son devancier, mais aussi que des smartphones plus onéreux comme le Honor Magic V5 ou le Galaxy Z Fold 7.

Google Pixel 10 écran
© Presse-citron

Un gain notable que j’ai pu grandement apprécier en extérieur et qui a le mérite de compenser un peu l’absence d’un traitement anti-reflet. D’autant que le taux d’occupation de l’écran reste stable à 86,1%. Ce qui offre une immersion visuelle des plus convenables pour un smartphone compact. Gros point fort de Google, la colorimétrie est à nouveau ajustée avec une précision folle. Que ce soit en termes de précision ou de température des couleurs, la calibration en sortie d’usine est excellente.

Google Pixel 10 écran colorimétrie
© Presse-citron

Seule petite ombre à ce tableau de maître, Google maintient son modèle de base sur un rafraîchissement adaptatif classique entre 60 et 120 Hz. Cette dernière étant toujours réservée à ses modèles Pro. Dommage, d’autant plus que même Apple s’est résolu à loger tous ses nouveaux iPhones 17 à la même enseigne du ProMotion, soit l’équivalent du LTPO.

Performances suffisantes, sauf pour les gamers exigeants

Sous le capot, le Pixel 10 est animé par la dernière création maison de Google. La puce Tensor G5, gravée en 3 nm. Comme à son habitude, la firme de Mountain View n’a pas la prétention de se battre pour la première place des chiffres bruts. Son objectif est plutôt de proposer une expérience fluide pour faire tourner Android 16, avec sa refonte visuelle « Material 3 Expressive » et surtout ses fonctionnalités d’IA.

Côté benchmarks, le Tensor G5 fait un boulot sérieux côté CPU avec des gains notables en vélocité par rapport au Pixel 9. En revanche, ses performances graphiques restent derrière celles du Galaxy S25 et du Xiaomi, équipés tous deux de la Snapdragon Elite 8.

Sur les jeux les plus modernes, le Pixel 10 peut montrer ses limites, peinant parfois à maintenir 60 FPS en haute qualité graphique. Idem pour les applications photo ou vidéo gourmandes. Les créatifs ou gamers invétérés se sentiront donc un peu à l’étroit. Pour tous les autres, le Pixel 10 sera un petit plaisir à utiliser. Le smartphone est stable, ne chauffe pas plus que cela et son interface graphique « Material 3 » est élégante.

Une IA… au goût d’inachevée

La magie des Pixels, ce sont aussi, et surtout, ces fonctions IA qui rendent l’expérience sur Android assez unique. Parmi les nouveautés, « Meilleure prise automatique » facilite les photos de groupe en ajustant le cadrage, le « Journal Pixel » sert de carnet personnel enrichi par l’IA pour organiser la journée, et le « Coach photo » propose des conseils en temps réel pour améliorer les clichés.

Toutefois, certaines fonctionnalités ne sont pas disponibles aux utilisateurs européens. En France notamment, l’application « Pixel Screenshots », qui organise les captures d’écran, ou « Pixel Studio », qui permet de créer des visuels via des prompts, manquent à l’appel.

 

L’absence la plus regrettée reste celle de « Magic Cue ». Une fonction attendue qui analyse localement vos données (emails, agenda, sms) pour suggérer au bon moment des informations pertinentes. C’est frustrant, d’autant que Google n’a toujours pas, au moment de ce test, indiqué de date de déploiement en France.

Pour se consoler, dites-vous que le Pixel 10 propose à nouveau le meilleur suivi logiciel avec Samsung. À savoir 7 ans de mises à jour Android et de sécurité. Soit bien plus que les 4 promises par le Xiaomi 15.

Photo : un téléobjectif inédit, mais…

C’est la plus grosse attraction de ce Pixel 10, l’arrivée d’un téléobjectif x5. Une caractéristique jusque-là réservée aux variantes Pro. Cet ajout le rapproche de son grand frère le 10 Pro, mais aussi des Galaxy S25 et Xiaomi 15.

Google Pixel 10 nouveau téléobjectif
© Presse-citron

Voici en détails, la partition photographique du Pixel 10 :

  • Un capteur grand-angle de 48 Mpx, à ouverture f/1,7, avec stabilisation optique.
  • Un capteur ultra grand-angle de 13 Mpx, à ouverture f/2,2
  • Le fameux téléobjectif de 10,8 Mpx, à ouverture  f/3, avec zoom optique x5.
  • Et un capteur selfie de 10 Mpx, à ouverture  f/2.2.

Néanmoins, pour contenir les coûts, la firme californienne a dû  faire deux concessions majeures. Tout d’abord, le capteur principal passe de 50 à 48 Mpx et semble être le même que le Pixel 9a. Idem, pour l’ultra grand-angle. De 48 Mpx sur le Pixel 9, il est dorénavant de 13 Mpx. Est-ce que Google a bien fait de déshabiller Pierre pour habiller Paul ?

Pour le capteur principal, oui, clairement. Avec son excellente plage dynamique, on retrouve bien toute la patte de Google. Les couleurs sont chatoyantes, sans pour autant verser dans le saturé à la sauce Samsung.

Google Pixel 10 capteur grand angle
© Presse-citron

En fin de journée ou la nuit, le traitement logiciel de Google fait à nouveau des petites merveilles. Le lissage est contenu et les couleurs sont préservées. Ici aussi, il fait légèrement mieux que le S25, même si le Xiaomi 15 se montre plus auguste sur la gestion des lumières de villes.

Google Pixel 10 capteur grand angle nuit
© Presse-citron

Pour l’ultra grand-angle, le déclassement se fait clairement sentir. La distorsion est plus marquée, tout comme la perte de piqué en périphérie. Le Pixel 10 a au moins le mérite de reproduire des couleurs fidèles et un rendu pas trop assombri. Toutefois, il faut ici sans surprise moins bien que ses deux challengers.

Pour son arrivée dans la polyvalence photo, le Pixel 10 frappe fort avec un zoom optique x5. Là où le Galaxy S25 reste limité à du x3 et le Xiaomi 15 à du x2,6. En journée, il délivre des clichés globalement nets et détaillés.

Pixel 10 teleobjectif x5
© Presse-citron

Le téléobjectif est la vraie nouveauté et la plus réussie. Avec son zoom optique x5, il délivre des photos globalement nettes et détaillées en plein jour. Un vrai plus pour amateurs de photo urbaines. Certes, la netteté n’est pas toujours parfaite, mais Google assure une belle continuité dans la colorimétrie et les contrastes.

L’ensemble conserve cette signature naturelle et juste, sans tomber dans l’exagération. Par contre, quand la lumière se fait plus rare, la situation se complique. Le bruit monte et quelques textures s’évanouissent parfois sous un voile numérique. À ce petit jeu, le Xiaomi 15 reste en tête.

Google Pixel 10 capteur teleobjectif x5
zoom x5 © Presse-citron

 

Pour finir, place au portraits. Google a toujours su mettre la barre haute dans ce domaine grâce à son logiciel rapidement abouti. Le Pixel 10 ne déroge pas à cette règle et propose une découpe des sujets précise, même dans des scènes complexes.

Pixel 10 Portrait
© Presse-citron

Si le flou d’arrière-plan peut parfois paraître un peu brutal, que l’on se rassure, il est paramétrable à souhait après le cliché.

Autonomie correcte mais pas dingue

Le Pixel 10 voit sa capacité de batterie augmenter à 4 970 mAh. Soit 270 mAh de mieux que le Pixel 9. Ce léger progrès, combiné à une optimisation du Tensor G5 plus efficiente, lui permet d’assurer sans problème une journée complète d’utilisation, même soutenue.

Toutefois, le Xiaomi 15 dispose d’une batterie encore plus généreuse de 5 240 mAh. Associée à un écran LPTO efficace, cette configuration lui confère une autonomie supérieure, notamment lors d’activités gourmandes comme le jeu ou le streaming. Ainsi, il tiendra une bonne poignée d’heures en plus. Et même, le S25, malgré sa capacité moindre de 4 000 mAh, bénéficie d’une optimisation énergétique si performante qu’il fait même un peu mieux.

Google Pixel 10 écran films
© Presse-citron

Pour reprendre des forces, le Pixel 10 supporte environ 30 W en filaire, avec une recharge sans fil magnétique Qi2 à 15 W. Si la recharge filaire est clairement moins rapide que celle du Xiaomi 15, elle reste compétitive face au Galaxy S25. Comptez environ 45 minutes pour 50% et près de 1h40 pour un plein.

Notre avis sur le Google Pixel 10

Au moment de compter les points, le Pixel 10 et le Xiaomi 15 prennent une légère avance sur le Galaxy S25, notamment parce qu’ils proposent une expérience plus homogène.

D’un côté, le Pixel 10 mise sur un design reconnaissable, un écran encore plus lumineux, une expérience d’intelligence artificielle (bientôt) enrichie, et surtout l’arrivée d’un téléobjectif x5. Sa vraie force réside dans cette homogénéité. Beaucoup d’éléments sont maîtrisés, ce qui rend son usage au quotidien très plaisant.

Quelques concessions l’empêchent  tout de même de battre à plat de couture le Xiaomi 15. Et ce, en termes de performance graphique et d’autonomie. Pour la photo, le Pixel 10 et le Xiaomi 15 se rendent coup à coup . Le smartphone de Google demeure une référence pour la simplicité, l’accessibilité, le traitement logiciel et les couleurs naturelles. De son côté, le Xiaomi 15 mise sur une personnalisation plus pointue et une excellente gestion des lumières extrêmes. Si vous deviez les départager, le choix ne se fera donc pas sur la qualité brute, mais plutôt en fonction de vos préférences d’usage.

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Google Pixel 10

à partir de 899 euros
8.6

Design et écran

9.5/10

Performances et interface

8.0/10

Autonomie et charge

7.5/10

Qualité photo vidéo

9.0/10

Rapport qualité-prix

9.0/10

On aime

  • Un design inchangé, mais toujours aussi réussi
  • Un écran plus lumineux et toujours aussi bien calibré
  • Des performances suffisantes sauf pour les gamers
  • Plus de polyvalence photo grâce au nouvel teleobjectif
  • Le meilleur smartphone pour profiter de l'IA

On aime moins

  • Toutes les fonctionnalités d'IA par encore disponibles en France
  • Un passage du Wi-Fi 7 au Wi-Fi 6e
  • Une autonomie perfectible
  • Un capteur ultra grand-angle en régression
  • Une technologie LTPO qui se fait attendre...