Les Freebud Pro 2, testés ici l’année dernière, étaient déjà impressionnants. Lorsque Huawei affirme que leurs successeurs sont quasi-parfaits, on a donc un a priori positif. Mais vous nous connaissez : on n’a pas pu résister à la curiosité et nous avons testé les nouveaux venus pendant un peu plus d’un mois.
Beau design, excellente ergonomie
Peu d’évolutions notables en matière de design. Les Freebuds Pro 3 reprennent la forme « mini coton-tige » des modèles précédents, largement pompés sur la version pro de qui-vous-savez. Faits d’un plastique qualitatif à la finition brillante, ils sont déclinés en trois teintes : noir, blanc ou vert pastel, couleur de nos modèles de test.
Les écouteurs sont accompagnés de quatre paires d’embouts en silicone. Comme toujours, on n’hésitera pas à multiplier les essais afin de ce qui conviennent le mieux. Une fois cette formalité accomplie, ils s’avèrent agréables à porter, y compris sur de longues périodes (trois heures, dans notre cas).
L’étui de rangement reprend la forme agréablement ovale des générations précédentes. On remarque immédiatement l’absence du logo Devialet, présent sur les Freebuds Pro 2. Plus subtiles, trois perforations situées à côté du port USB-C dissimulent un mini haut-parleur. Il émet un son discret lorsque l’on branche le boîtier à un chargeur, ou qu’on l’appaire à un smartphone et… c’est tout. Dommage que Huawei n’ait pas prévu l’émission d’un son afin de faciliter sa localisation en cas de perte. Dans ne prochaine mise à jour, peut-être ?
La tige des Freebuds Pro 3 dispose d’une zone tactile que l’on pince plus ou moins rapidement afin de piloter la lecture audio ou les appels téléphoniques. Le réglage du volume s’effectue quant à lui en faisant glisser un doigt sur la tige. L’ensemble est à la fois complet et simple à utiliser.

On sera d’ailleurs bien inspiré d’installer dès la première utilisation l’application compagnon AI Life et d’effectuer immédiatement la mise à jour proposée, celle-ci résolvant des petits bugs agaçants. Elle est disponible sur l’App Gallery de Huawei et sur l’iOS App Store d’Apple. Pas la peine de la chercher sur le Play Store d’Android : elle ne s’y trouve pas. Pourquoi ? Mystère… Heureusement, elle s’installe sans difficulté sur l’OS de Google en scannant le QR code présent dans le guide de démarrage rapide.
Le design et l’ergonomie des Freebuds Pro 3 ne sont certes pas révolutionnaires, mais évoluent juste ce qu’il faut afin de les rendre encore plus agréables et ergonomiques. Sur cet aspect, c’est donc quasiment un sans-faute.
Des fonctions cohérentes
Les Freebuds Pro 3 offrent toutes les fonctionnalités que l’on est en droit d’attendre d’écouteurs haut de gamme… à condition de les utiliser avec un smartphone compatible. Et comme on va le voir, tous ne sont pas logés à la même enseigne.
Utilisés avec un smartphone Huawei, les Freebuds Pro 3 autorisent une connexion multipoint (les écouteurs se connectent à deux appareils en même temps) et donnent accès à l’audio spatialisé HD ainsi qu’au codec maison L2HC. A en croire le constructeur, celui-ci offre une plus grande largeur de bande passante ainsi qu’un débit binaire adaptatif (320 kbit/s à 960 kbit/s). Il bénéficie d’une faible latence, d’une forte capacité anti-interférence, d’un rapport signal-bruit élevé et d’une large plage dynamique.
Un cran en dessous, les smartphones Android sur lesquels on a installé l’application AI Life disposent eux aussi d’une connexion multipoint. Il faudra tirer un trait sur le codec L2HC ainsi que sur l’audio spatialisé HD. Les plus mal servis sont sans aucun doute possible les iPhones d’Apple qui ne conservent aucune des trois capacités précédemment citées.
Même si ces différences sont agaçantes pour l’utilisateur, on peut comprendre les choix faits par Huawei. Après tout, les fonctions évoluées des AirPods d’Apple ou les Galaxy Buds de Samsung ne sont disponibles qu’avec les smartphones de la marque.
Comme on l’a mentionné précédemment, les commandes tactiles s’avèrent complètes et agréables à utiliser. Petit regret toutefois: l’application compagnon AI Life ne permet pas de les personnaliser , la seule option possible étant de le désactiver. Dommage. On apprécie en revanche la présence d’un égaliseur et de la localisation des écouteurs hors de leur boîtier si on les égare.
Une autonomie très satisfaisante
Huawei annonce une autonomie variant entre 4h30 et 6h30 selon que l’on active ou pas l’annulation de bruit. Nos tests confirment globalement ces valeurs dans les scénarios mentionnés par le constructeur. La batterie contenue dans l’étui autorise quatre recharges complètes : on tiendra donc au minimum 22h00 avant de se retrouver à sec.
Comme leurs prédécesseurs, les Freebuds Pro 3 peuvent aussi être rechargés à partir d’un support à induction de type Qi. Sans être extraordinaire, l’autonomie des Freebuds Pro 3 s’avère conforme à ce que l’on peut actuellement attendre d’écouteurs haut de gamme. Et ce n’est déjà pas mal !
Qualité audio : globalement excellente
Les Freebuds Pro 3 embarquent chacun un driver dynamique de 11 mm de diamètre et un driver à diaphragme planaire. Contrairement au modèle précédent, Huawei n’a pas fait appel à Devialet afin de créer la signature sonore. Le constructeur s’est manifestement basé sur ses propres connaissances en matière de rendu audio.
Est-ce un problème ? Non, pas vraiment puisque le rendu global s’avère plus que satisfaisant si l’on n’active pas l’annulation de bruit. Que l’on écoute du rock, du RnB, de la variété ou de la musique classique, on obtient un son agréable à l’oreille que nous jugeons équilibré.

La scène stéréophonique s’avère suffisamment large afin de produire une spatialisation crédible. Sans surprise, elle s’avère encore plus immersive si l’on utilise un smartphone Huawei (en l’occurrence le très réussi P60 Pro) et que l’on active l’audio spatialisé HD.
Les choses se gâtent un peu dès que l’on active l’ANC (pour Active Noise Cancelling, soit annulation de bruit active) , celle-ci faisant perdre un peu de relief aux fréquences basses et hautes. Cela ne veut pas dire que le résultat est mauvais – loin de là – mais on perçoit la différence… en environnement calme.
Mais comme l’ANC est justement conçue pour les environnements bruyants, ce n’est pas vraiment traumatisant en utilisation quotidienne. À notre avis, il reste préférable de subir une légère altération des fréquences extrêmes (quasiment imperceptible en milieu bruyant) et de bénéficier d’une bonne qualité d’écoute plutôt que de supporter les bruits parasites en fond sonore.

L’ANC peut être réglée en fonction du milieu où l’on se trouve. On choisira « Cosy » pour les milieux peu bruyants, ce qui préservera de l’écrêtage mentionné précédemment. « Général » conviendra aux endroits raisonnablement bruyants (rue, par exemple) et l’on réservera « Ultra » pour les situations vraiment bruyantes (avion, train, transports en commun ou rédacteur en chef poussant une gueulante).

Dernière possibilité, l’activation de l’ANC dynamique, qui choisit automatiquement le niveau d’ANC le plus adapté. D’après nos tests, cette alternative s’avère intéressante sauf si l’on passe rapidement d’un environnement peu bruyant à un autre l’étant nettement plus. Dans ce cas, le mode dynamique patine un peu. On observe une latence de quelques dizaines de secondes lors du passage de Cosy à Ultra, par exemple (rue calme le matin puis montée dans le métro).
Huawei a fait un beau boulot sur l’aspect téléphonique. Dans une rue normalement bruyante, nos correspondants nous ont assurés de ne pas percevoir l’environnement sonore, la voix restant parfaitement audible. Dans un environnement plus bruyant, la conversation reste totalement possible malgré une « robotisation » de notre voix.
Notre avis sur les Freebuds Pro 3 de Huawei
Les Freebuds Pro 3 de Huawei sont à n’en pas douter d’excellents écouteurs. Ils disposent de commandes tactiles complètes et intuitives, d’une ergonomie réussie et d’un design que nous apprécions. L’autonomie est globalement très bonne, même si Huawei a fait preuve d’un peu trop d’optimisme en annonçant jusqu’à 6h30 d’écoute avec une seule charge.
Le son s’avère excellent quand l’ANC est au repos, un tout petit peu moins lorsqu’elle est en fonction. On oublie vite ce petit désagrément dès qu’on se souvient que les Freebuds Pro 3 sont proposés à 200 euros. Ils sont bien moins chers que ses concurrents directs, les AirPods Pro 2 d’Apple (280 euros) ou les QuietComfort Earbuds II de Bose (300 euros).
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