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Test Huawei Mate 40 Pro : vivre sans Google, c’est (presque) possible

Donald Trump n’aura pas (encore) la peau de Huawei. Le géant chinois lance le Mate 40 Pro, son nouveau smartphone haut de gamme toujours dépourvu de services Google. Voici mon test complet.

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test huawei mate 40 pro review
© Presse-citron

Non, Huawei n’est pas mort. Donald Trump a beau s’acharner à coups de nouvelles restrictions, le géant chinois continue de lancer de nouveaux smartphones. Et quels smartphones !

Pour les fêtes de fin d’année, Huawei annonce le Mate 40 Pro, son nouveau modèle haut de gamme. L’occasion d’inaugurer la nouvelle puce Kirin 9000 5G gravée en 5 nm (promettant toujours plus de puissance) ainsi qu’un appareil photo toujours signé par Leica, dont l’essentiel des améliorations se situe au niveau de la vidéo.

Toujours dépourvu de services Google, le Mate 40 Pro carbure sous Android avec EMUI 11, les Huawei Mobile Services et l’App Gallery (en lieu et place du Play Store). Si l’année dernière le Mate 30 Pro souffrait énormément de l’absence de services Google, les avancées considérables du géant chinois laissent entrevoir un avenir plus radieux au Mate 40 Pro. Suffisamment pour digérer son prix de 1199 euros ? Réponse dans ce test du Mate 40 Pro.

Fiche technique du Huawei Mate 40 Pro

 Huawei Mate 40 Pro
Dimensions162,9 x 75,5 x 9,1 mm
Poids212 g
ÉtanchéitéIP68
ÉcranOLED 18,5:9
Horizon Display 6,76'' 2772 x 1344 pixels
Taux de rafraîchissement 90 Hz
HDR10+
DCI-P3
AudioPas de jack 3,5 mm
2 haut-parleurs stéréo
32-bit/384 kHz
PuceKirin 9000 (5 nm)
Huit-coeurs : 1 x Cortex-A77 @3,13 GHz + 3 x Cortex-A77 @2,54 GHz + 4 x Cortex-A55 @2,05 GHz
GPU Mali-G78 MP24
Stockage256 Go UFS 3.1
NM Card (extension de mémoire propriétaire)
RAM8 Go LPDDR5
Batterie4400 mAH
RechargeHuawei SuperCharge 66 W
Charge rapide sans fil
Charge inversée
BiométrieLecteur d'empreintes sous l'écran
Reconnaissance faciale 3D
Appareil photo- Signé LEICA

- Un grand-angle : objectif de 23 mm (f/1,9) : capteur Ultra Vision de 50 Mpx (1/1,28'' ; photosite de 1,22 μm) ; PDAF, OIS

- Un ultra grand-angle : objectif de 18 mm (f/1,8); Cine Camera de 20 Mpx ; PDAF

- Un objectif périscopique de 125 mm (f/3,4) ; capteur de 12 Mpx ; PDAF ; OIS ; zoom optique 5x

- ToF 3D
Caméra frontale- Capteur Ultra Vision de 13 Mpx ; objectif grand-angle (f/2,4)
- Capteur de profondeur 3D

- Capteur ToF 3D
OSAndroid 10 + EMUI 11
Huawei Mobile Services 5.0
App Gallery
Connectivité5G
Wi-Fi 802.11 a/b/g/n/ac/6
Bluetooth 5.2, A2DP, LE
NFC
Infrarouge
DASDAS tête : 0,49 W/kg
DAS Tronc : 0,99 W/kg
DAS Membres : 2,95 W/kg
ColorisBlack
Mystic Silver
Date de sortie22 octobre 2020
Prix

Design

Le savoir-faire de Huawei en matière de design n’est plus à démontrer. Grâce à ses multiples studios basés partout dans le monde, le géant chinois s’est imposé comme une référence du marché. Le Mate 40 Pro ne fait pas exception et arbore un design reconnaissable entre mille.

Huawei opte en effet pour le Space Ring Design, un look peu commun se caractérisant par l’intégration d’un module photo central en forme d’anneau (cf visuel ci-dessous dans mon test du Mate 40 Pro). Cela a de quoi trancher avec les innombrables capteurs photos rectangulaires logés dans le coin supérieur droit. Le Mate 40 Pro est toujours constitué d’un dos en verre mat tout en reflets présentant l’avantage de ne pas marquer les traces de doigts.

Huawei fait marche arrière sur le format tout tactile du Mate 30 Pro. Les touches physiques font donc leur grand retour. Le bouton d’alimentation teinté de rouge vif (petite fantaisie issue des studios de design français) est positionné sur la bordure droite, en dessous des touches de volume. Deux haut-parleurs ornent les bordures supérieure et inférieure (avec l’USB-C et le slot nanoSIM/NMCard).

À l’avant, le Mate 40 Pro arbore un écran Hozizon Display de 6,76 pouces dont les bordures se courbent à 88° pour épouser les tranches du smartphone. Une fois encore, l’intégration est exemplaire même s’il est parfois difficile d’accéder aux touches positionnées au niveau de la courbe.

Comme le P40 Pro, cette dalle se différencie par son poinçon en forme de pilule camouflant un double capteur photo. Les allergiques pesteront contre Huawei, les autres oublieront vite ce petit orifice. Le lecteur d’empreintes, positionné sous l’écran, se révèle aussi très réactif.

test huawei mate 40 pro display

© Presse-citron

Avec ses dimensions de géant (162,9 x 75,5 x 9,1 mm) et son embonpoint (212 g), le Mate 40 Pro boxe dans la catégorie des poids lourds avec le Samsung Galaxy Note 20 Ultra, l’iPhone 12 Pro Max ou le OnePlus 8 Pro (entre autres).

La prise en main n’en demeure pas moins agréable, les fines bordures facilitant la bonne tenue en mains. Reste que l’utilisation à une main demeure compliquée. Que les maladroits se rassurent, le Mate 40 Pro est certifié IP68 et résiste donc à l’eau et à la poussière.

Vous l’aurez compris, Huawei livre une fois encore un smartphone particulièrement plaisant. Entre élégance et originalité, le Mate 40 Pro est sans doute l’un des plus beaux smartphones de l’année.

Mentionnons également l’engagement écologique du géant chinois. On en parle peu, mais les emballages du Huawei Mate 40 Pro sont plus respectueux de l’environnement. Huawei a utilisé une encre de soja 100% biodégradable pour tous les emballages en remplacement des encres à base de pétrole. Cette démarche s’inscrit dans une démarche plus globale entamée par le constructeurs il y a plusieurs années. En 2019, 86% des appareils retournés pour être recyclés ont été réutilisés. Pas mal non ?

Écran et audio

Comme je l’indiquais plus haut, Huawei opte pour un écran Horizon Display de 6,76 pouces avec des bordures plongeantes pour une meilleure immersion. Si l’intégration demeure impeccable, la qualité est aussi toujours au rendez-vous. La dalle OLED affiche les contenus en QHD+ (2772 x 1344 pixels) avec un taux de rafraîchissement de 90 Hz et une compatibilité HDR 10+. Par ailleurs, l’écran couvre le spectre DCI-P3.

Certains estimeront que Huawei aurait pu franchir le cap des 90 Hz et adopter (comme Samsung par exemple) un taux de rafraîchissement de 120 Hz. Dans les faits, la différence entre les deux reste assez peu notable, aussi le choix des 90 Hz présente l’avantage d’économiser de l’énergie (j’y reviendrai plus tard dans mon test du Mate 40 Pro).

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© Presse-citron

Huawei propose d’ailleurs un affichage dynamique qui permet à l’écran d’adapter le taux de rafraîchissement en fonction des contenus. Vous pouvez bien évidemment opter pour un affichage constant à 90 Hz (plus énergivore) ou à 60 Hz (moins fluide).

Dans tous les cas de figure, Huawei propose encore une fois l’un des écrans les plus réussis du marché. Très lumineux, il brille par ses excellents contrastes, ses noirs profonds et sa très bonne calibration. EMUI 11 dispose d’options qui permettent d’ajuster le tout à votre convenance. Bref, l’écran de ce Huawei Mate 40 Pro est une petite merveille, loin devant les concurrents.

L’audio au rendez-vous

Pour une expérience multimédia optimale, un bel écran ne suffit pas. Huawei équipe donc son Mate 40 Pro de deux haut-parleurs positionnés sur les bordures inférieure et supérieure. Ils diffusent un son stéréophonique puissant et plutôt équilibré même si les basses manquent un peu de punch.

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© Presse-citron

L’expérience audio passe au niveau supérieur dès lors que l’on y connecte des écouteurs ou un casque (en USB-C ou Bluetooth 5.2 LE). La qualité dépendra bien évidemment de votre matériel audio et des contenus diffusés. Avec le casque Freebuds Studio (test à venir…) ou le Sony WH-1000XM4, je me suis régalé.

Huawei intègre en prime la fonction Histen donnant accès à des profils d’écoute (Automatique, Audio 3D, Naturel ou Standard). Vous pouvez aussi configurer un profil personnalisé grâce à un égaliseur 10 bandes. Un régal (je l’ai déjà dit ?).

Performances

Comme chaque année, la nouvelle gamme Mate est l’occasion pour Huawei d’inaugurer sa nouvelle puce. Cette année, la Kirin 9000 (huit coeurs : 1 x 3,13 GHz Cortex-A77 + 3 x 2,54 GHz Cortex-A77 + 4 x 2,05 GHz Cortex-A55) est chargée de propulser le Mate 40 Pro. Sa particularité, c’est qu’elle est « la seule puce au monde à intégrer une solution 5G complète » et est « 30% plus puissante que l’A14 Bionic d’Apple » promet la marque. Huawei assure également que le CPU est 30% plus performant et le modem 5G 100% plus rapide que ceux du Mate 30 Pro. Le GPU (Mali—G78 MP24), lui, affiche une hausse de 50%.

Des chiffres que je n’ai pas pu vérifier au courant de mon test du Mate 40 Pro, mon modèle de prêt empêchant toute installation d’applications de benchmarking autres que 3DMark. La puce Kirin 9000 s’accompagne de 8 Go de RAM LPDDR5 et 256 Go de stockage UFS 3.1. La mémoire peut s’étendre grâce à une NM Card, une carte nanoSD propriétaire.

test huawei mate 40 pro

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Dans les faits (et sans grande surprise), le Mate 40 Pro se montre performant en toutes circonstances. Les applications se lancent avec une rapidité déconcertante et le multitâche est parfaitement géré. La puce Kirin 9000 accélère considérablement l’installation de programmes lourds. De mémoire, je n’ai jamais vu Fortnite s’installer aussi rapidement. Attention, le Mate 40 Pro ne fait pas partie des smartphones optimisés pour ce jeu, aussi vous ne pourrez jouer à Fortnite qu’avec une configuration graphique au ras des pâquerettes.

Outre ce léger problème touchant aussi d’autres smartphones, le Mate 40 Pro conviendra aux utilisateurs les plus connectés. Les joueurs y trouveront leur compte, le smartphone pouvant faire tourner sans encombre les jeux 3D les plus exigeants en ressources avec les configurations graphiques les plus élevées. En d’autres termes, la Kirin 9000 n’a rien à envier aux dernières puces haut de gamme rivales.

Plus belle la vie sans Google ?

Comme le Mate 30 Pro, le Mate 40 Pro doit faire avec les restrictions américaines. Exit les services et applications Google, en 2020 les smartphones Huawei s’appuient sur EMUI 11 (Android 10) avec les Huawei Mobile Services 5.0 ainsi que l’App Gallery (pour remplacer le Play Store). Qu’on se le dise, Huawei n’a pas encore réussi à combler totalement l’absence des services Google. Mais le chemin parcouru en 2 ans à peine est assez impressionnant.

Quelques chiffres. Après deux années d’existence, l’App Gallery compte 1,8 millions de développeurs, 96 000 applications compatibles avec les Huawei Mobile Services, 80% des applications les plus plébiscitées par les utilisateurs.

test huawei mate 40 pro emui 11

© Presse-citron

Surtout, Huawei a mis en place une stratégie « glocale ». Pour établir son Top Apps, le géant chinois se réfère aux chiffres locaux, aux retours des utilisateurs et des développeurs, ainsi qu’à son service client. Chaque pays dispose donc d’une App Gallery optimisée pour les besoins de ses utilisateurs locaux.

Et cela semble marcher. En France, l’App Gallery compte 8,3 millions d’utilisateurs dont 4 millions reviennent chaque mois. En Europe, le nombre d’utilisateurs a augmenté de 360%, les téléchargements de 600% et les revenus des développeurs de 9 000%.

Des chiffres impressionnants à mettre en perspective : Huawei part de zéro, l’évolution dans les premiers mois est donc forcément rapide. Mais tout de même, ces excellentes performances restent bluffantes.

Petal Search : la fin des galères

Si l’App Gallery s’est considérablement étoffée, la vraie solution de facilité pour contourner les restrictions américaines s’appelle Petal Search. Le moteur de recherche (propulsé par Bing) est surtout un véritable outil de recherche d’applications permettant de contourner l’absence de Play Store.

Tapez un nom d’une application dans la barre de recherche et Petal Search scanne l’ensemble de l’App Gallery, les boutiques alternatives ainsi que le site officiel de l’application en question. Vous pouvez ensuite télécharger cette appli sans avoir à installer de store alternatif comme Aptoide ou APK Pure. Malin… mais dangereux. Car Petal Search ne vérifie pas les sources des applications sélectionnées. Aussi, vous prenez le risque de télécharger des programmes vérolés.

Grâce à l’ensemble de ces avancées, l’absence de services Google n’est plus vraiment un problème au quotidien. Hormis les applications de benchmarking, j’ai réussi à faire tourner toutes les applications présentes sur mes autres smartphones Android lors de mon test, y compris celles ayant parfois recours aux services Google. Gboard, le clavier de Google, fonctionne très bien par exemple.

Certaines applications affichent un message d’avertissement au lancement indiquant que le programme ne fonctionnera pas en l’absence de services Google. C’est le cas par exemple de MyCanal. Pourtant, l’application fonctionne parfaitement.

test huawei mate 40 pro prise en main

© Presse-citron

En résumé, s’il était difficile de recommander un smartphone Huawei l’année dernière en raison de l’absence de services Google, ça l’est beaucoup moins aujourd’hui. Certes, un temps d’adaptation est requis mais après quelques heures de test, le Mate 40 Pro est tout aussi facile à utiliser qu’un autre smartphone Android.

Reste la question des mises à jour. Si les applications proviennent de l’App Gallery, le processus reste classique et les mises à jour s’effectuent automatiquement. En revanche, tous les programmes provenant de boutiques alternatives nécessiteront une mise à jour manuelle, ce qui peut vite devenir laborieux si l’on possède plusieurs dizaines d’applications.

En résumé, Huawei réalise un véritable tour de force en s’affranchissant complètement de tous les services Google. L’App Gallery s’étoffe, Petal Search fait le reste, ne manque plus qu’un suivi des mises à jour automatiques pour harmoniser l’ensemble. Vivre sans Google est désormais plus simple qu’il n’y paraît.

Autonomie et recharge

Le Huawei Mate 40 Pro fait honneur à la bonne réputation de la gamme. Sa batterie de 4400 mAh autorise une utilisation polyvalente de près de deux jours. Il se classe ainsi parmi les smartphones les plus endurants du marché aux côtés du Mi 10T Pro de Xiaomi ou encore de l’iPhone 11 Pro Max (en attendant le test de son successeur…).

test huawei mate 40 pro recharge

© Presse-citron

Huawei livre son nouveau bijou avec un chargeur compatible Huawei SuperCharge 66 W. Il promet une charge plus rapide de 60% en filaire et 85% en sans fil par rapport au Mate 30 Pro. Ainsi, le Mate 40 Pro gagne un peu plus de 60% en 30 minutes lorsqu’il est branché et environ 30% avec la charge sans fil. Comptez 1 heure pour une charge filaire complète, 1h30 en optant pour une charge par induction. Des résultats excellents, à tous les niveaux.

Appareil photo

La gamme Mate n’a pas pour vocation à innover dans le domaine de la photographie, ce privilège revenant plutôt à la gamme P. Le Mate 40 Pro reprend donc les bons ingrédients du P40 Pro et du P40 Pro+. Le triple module photo signé Leica se compose donc de :

  • un grand-angle : objectif de 23 mm (f/1,9) : capteur Ultra Vision de 50 Mpx (1/1,28 » ; photosite de 1,22 μm) ; PDAF, OIS
  • un ultra grand-angle : objectif de 18 mm (f/1,8); Cine Camera de 20 Mpx ; PDAF
  • un objectif périscopique de 125 mm (f/3,4) ; capteur de 12 Mpx ; PDAF ; OIS ; zoom optique 5x
test huawei mate 40 pro appareil photo

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Les plus observateurs auront sans doute remarqué que le Mate 40 Pro embarque peu ou prou le même matériel photographique que le P40 Pro. Il en résulte donc une qualité photo relativement comparable.

Sans grande surprise, les photos de jour se révèlent particulièrement réussies avec un excellent piqué, de très bons contrastes et une colorimétrie à la sauce Leica conférant à l’ensemble un style unique. Pour ne rien gâcher, Huawei a amélioré les petits défauts de l’autofocus du P40 Pro parfois un peu paresseux.

L’objectif périscopique accomplit lui aussi parfaitement son office. Zoom 2x, zoom 5x, zoom 10x, rien ne lui résiste : la colorimétrie et les contrastes restent très bons, le piqué excellent. L’ultra grand-angle s’inscrit dans la même veine avec une distorsion contenue et une continuité dans le rendu général par rapport au grand-angle et à l’objectif périscopique.

Huawei a aussi partiellement corrigé les petits défauts du mode portrait. Même lorsque la lumière manque, le rendu général est convaincant. Néanmoins, le détourage reste parfois perfectible notamment lorsque le sujet porte des lunettes (grosse difficulté pour n’importe quelle IA). C’est le cas ci-dessous dans l’image de ce test du Mate 40 Pro.

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Le Mate 40 Pro s’illustre surtout en basse lumière. L’ouverture de l’objectif permet au smartphone de capter plus de lumières. Aussi, la très bonne stabilisation permet d’obtenir des clichés de nuit aux petits oignons. Il montre ses limites à partir du zoom 10x et avec l’ultra grand-angle qui peine à gérer les sources de lumière (flair). Rien d’étonnant, le Huawei Mate 40 Pro reste un smartphone avec des optiques très petites.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé © Presse-citron

Le double capteur frontal (13 Mpx + ToF 3D) se révèle tout aussi efficace que l’appareil photo principal. Le mode autoportrait est lui aussi très réussi. Avec le nouveau mode adaptatif, le Mate 40 Pro détecte lorsque vous êtes plusieurs sur la photo et agrandit le champ de vision pour shooter plus large. Bien vu.

Cap sur la vidéo

Toujours aussi bon en photo, Huawei s’attaque cette année à la vidéo. S’il se passe de la 8K (4K à 60 im/s maximum), le géant chinois a développé le XDR Fusion HDR, un algorithme de traitement d’image optimisé pour la vidéo. Sa mission : améliorer la qualité de l’arrière-plan notamment en basse lumière.

Mission accomplie. Le Huawei Mate 40 Pro permet en effet de tourner des séquences plus riches en détails au niveau de l’arrière-plan. Ces améliorations sont plus visibles de nuit où on perçoit clairement des éléments invisibles avec d’autres smartphones.

La fabricant en profite pour lancer de nouvelles fonctionnalités vidéo. Steady Shot améliore la stabilisation, Tracking Shot permet de fixer le focus sur un sujet en mouvement, Story Creator crée des clips de 15 secondes optimisés pour les réseaux sociaux. De quoi séduire les vidéastes et/ou influenceurs.

Mon avis après le test du Mate 40 Pro

Avec le Mate 40 Pro, Huawei démontre une fois de plus qu’il fait partie des meilleurs constructeurs au monde. Son nouveau modèle premium tient largement la comparaison avec ceux d’Apple ou de Samsung. Design élégant et original, écran magnifique, performances au top, endurance de marathonien, charge très rapide, l’un des meilleurs en photo et vidéo, rien ne semble manquer à ce Mate 40 Pro. Rien ? Pas tout à fait.

L’absence des services Google restera un frein pour de nombreux utilisateurs. Je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers durant mon test du Matel 40 Pro (si ce n’est quelques soucis de mises à jour), mais j’ai conscience de figurer parmi les power users, cette catégorie d’utilisateurs rompus aux nouvelles technologies. Pas sûr qu’un client lambda s’en tire sans encombres…

Si aujourd’hui Huawei parvient à contourner l’absence de services Google en propulsant ses propres services avec des avancées considérables, difficile encore de recommander un Mate 40 Pro à 1 199 euros pour le grand public. En revanche, si Huawei poursuit ses évolutions à ce rythme, le prochain Mate pourrait bien être le bon.

Huawei Mate 40 Pro

1199.00
8.9

Design

9.5/10

Écran

9.5/10

Performances, autonomie et recharge

9.5/10

Logiciel

7.0/10

Appareil photo

9.0/10

On aime

  • Design élégant et original
  • Magnifique écran
  • Performances et autonomie au top
  • Recharge rapide
  • Appareil photo excellent

On aime moins

  • Pas de services Google
  • Prix élevé
2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Marcel

    22 octobre 2020 at 15 h 52 min

    Trop Cher, sans les services Google, nano SIM

    • PapounetUT

      24 novembre 2020 at 20 h 30 min

      Beaucoup de services Google peuvent s’ouvrir dans le navigateur au lieu de le faire par les applications donc oui c’est possible d’avoir les services Google sur cet appareil.

      De plus il suffit de mettre un raccourci du lien sur le bureau et on, ne voit pratiquement pas la différence entre ce dernier et l’application.

      Pour certains sites dire que cet appareil ne peut pas avoir les services Google est faux puisque en passant par le navigateur on les a toujours.

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