Un été inoubliable, des amitiés indéfectibles et un incident qui vient tout chambouler. Voilà ce que promet Lost Records: Bloom & Rage, le nouveau jeu du studio Don’t Nod, connu pour ses pépites narratives comme Life is Strange ou Twin Mirror. Nous avons pu jouer à la première partie du jeu, disponible sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series, en attendant la sortie du second acte prévue le 15 avril. Voici ce qu’on en a pensé.
Une promesse vieille de 27 ans
Swann, Nora, Autumn et Kat, quatre adolescentes passent des vacances d’été très agréables dans la petite ville de Velvet Cove en 1995. Les jeunes filles apprennent à se connaître et enchaînent les moments de complicité, montent leur propre groupe de rock et se baladent dans les bois environnants… Tout se passe pour le mieux jusqu’à ce qu’un événement tragique les pousse à faire le serment de ne plus jamais se revoir.
En 2022, soit 27 ans plus tard, Swan est de retour sous l’insistance d’Autumn. Cette dernière a en effet reçu un mystérieux colis qui vient leur rappeler de douloureux souvenirs. Les jeunes femmes se retrouvent dans un pub chaleureux pour explorer ces petits détails et tenter de retrouver la mémoire.
Le récit alterne habilement entre ces deux époques, chaque ligne temporelle dévoilant une pièce du puzzle. L’écriture est soignée et parvient à capturer l’intensité des émotions. On finit par s’attacher à ces héroïnes et à s’identifier à elles.
Un gameplay centré sur la contemplation et l’exploration
Une des très bonnes idées de Lost Records repose sur l’utilisation d’un caméscope, véritable signature du jeu. En incarnant Swann en 1995, vous filmez des moments clés des vacances. Ces séquences s’assemblent pour former un petit film narré par l’intéressée elle-même, ajoutant une dimension introspective et émotionnelle à l’expérience.
Comme toujours avec Don’t Nod, il y a aussi beaucoup de lecture et de petits détails et objets qui nous plongent au cœur des années 90. C’est justement l’un des souhaits du studio et, de ce point de vue, l’objectif est parfaitement atteint. Les références à la pop culture (comme les Tamagotchis ou les vidéoclubs) ajoutent une touche familière qui parlera aux joueurs ayant grandi durant cette époque.
Les interactions sociales sont également au cœur des enjeux : vos choix de dialogue et d’actions influencent vos relations avec les autres personnages. Il reste cependant difficile de savoir si ces décisions auront un impact significatif sur l’histoire globale.
Velvet Cove est un lieu où la beauté côtoie l’étrange. Cette petite ville fictive du Michigan et les paysages environnants sont sublimés par une direction artistique aux petits oignons et une bande-son inspirée qui colle parfaitement avec l’ambiance.
Une première partie réussie
Bien que Lost Records mette un peu de temps à démarrer, il pose des bases très solides pour la suite. Les personnages sont attachants, leurs personnalités bien définies, et le mystère qui entoure leur passé intrigue suffisamment pour donner envie de découvrir ce que réserve ce second épisode, d’autant que l’on nous laisse sur un suspense clairement insoutenable.
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