Microsoft revient en 2025 sur le devant de la scène avec deux nouveautés majeures. Un ultra-portable Surface Laptop 13, que nous avons déjà testé, et une Surface Pro 12, un 2-en-1 plus accessible que sa grande sœur Surface Pro 11 OLED sortie en 2024. En effet, la nouveauté hybride de Microsoft débute cette année aux alentours de 800 €. Un tarif loin d’être abordable, tout comme sa concurrente la plus sérieuse, l’iPad Air 11 pouces de 2025. Néanmoins, la Surface Pro 12 crée un appel d’air bienvenu dans le catalogue Microsoft. À côté, les Surface Go restent moins onéreuses, mais souvent trop légères, pour un usage ne serait-ce que semi-professionnel.
Ainsi, ce produit vise avant tout les étudiants et utilisateurs mobiles recherchant un appareil fin, léger et polyvalent, capable d’assurer l’essentiel sous Windows 11. Est-ce que Microsoft saura trouver le bon compromis entre portabilité, autonomie et performances pour séduire ce public ? Voici notre avis complet.
Une allure premium fidèle à la famille Surface
Comme à son habitude avec la gamme Surface, la qualité de fabrication de cette Surface Pro 12 est irréprochable. Son châssis en aluminium est réalisé avec soin et offre une excellente tenue en main. La béquille intégrée, véritable signature de Microsoft, est un petit plaisir à utiliser. Ajustable jusqu’à 165°, elle assure une polyvalence d’usage remarquable, que ce soit en mode tablette ou en mode PC. Cette solution reste bien plus maniable et naturelle que l’étui-clavier externe nécessaire pour l’iPad Air.

La tablette pèse environ 685 grammes pour 7,8 mm d’épaisseur. Certes, elle ne rivalise pas avec la finesse de l’iPad Air 11 pouces (2025), qui affiche seulement 6,1 mm, mais elle reste l’une des plus fines de sa catégorie. Toutefois, elle est assez délicate à manipuler d’une main du fait de sa hauteur de presque 18 cm et de sa largeur de 24 cm. Selon nos calculs, elle est 13 % plus large et 16 % plus haute que le plus récent des iPad Air.
En termes de connectivité, la Surface Pro 12 fait le choix du minimalisme. Elle dispose uniquement de deux ports USB-C 3.2 Gen 2. Ces derniers servant à la fois pour la recharge, le transfert de données et la sortie vidéo via DisplayPort.

Malheureusement, Microsoft n’a pas inclus de lecteur de carte microSD, ni de port jack 3,5 mm. Enfin, pour la connexion sans fil, la tablette embarque le Wi-Fi 7 pour une connexion rapide et stable, ainsi que le Bluetooth 5.4. Le minimum à ce prix pour travailler dans de bonnes conditions.
Écran bien calibré, mais pas des plus lumineux
La Surface Pro 12 est équipée d’une dalle IPS tactile de 12 pouces avec une définition de 2196 x 1464 pixels. Une résolution convenable qui offre un bon confort de lecture. Le ratio 3:2, fidèle à la gamme Surface, privilégie particulièrement l’ergonomie en multitâche et la lecture de documents.

Certes, on est loin du rendu éclatant de la dalle OLED de la Surface Pro 13, mais l’essentiel est là. Le taux de contraste est correct pour un écran IPS, et la température des couleurs est assez fidèle. Microsoft améliore l’expérience utilisateur avec une fréquence de rafraîchissement qui monte jusqu’à 90 Hz. Ce qui est mieux que les 60 Hz de l’iPad Air.
Son principal défaut est cependant une luminosité moyenne, aux alentours de 400 cd/m² en SDR. Elle s’avère suffisante, mais la forte réflectance de l’écran oblige parfois à bien se placer dans des pièces très éclairées pour conserver une bonne visibilité.

Autre domaine où Microsoft a la main un peu légère, l’audio. Assez discrets, les deux haut-parleurs offrent un rendu tout juste convenable. Les basses sont assez anémiques, si bien qu’il faut vite monter le volume. Hélas, à partir de 70 %, ce dernier fait preuve d’une distorsion assez marquée.
Des performances trop timides pour ce prix
Sur le papier, Microsoft fait à nouveau preuve de retenue en équipant sa Surface Pro 12 d’une puce Qualcomm Snapdragon X Plus à 8 cœurs Oryon, accompagnée de 16 Go de mémoire vive unifiée. Ce SoC ARM, lancé en 2024, n’est pas réputé pour être un foudre de guerre.
En usage classique, la tablette se montre réactive et fluide. Bureautique, navigation web et streaming vidéo fonctionnent sans accros, avec une gestion du multitâche assez efficace sous Windows 11 ARM. La puce, peu ambitieuse en cadence, limite la consommation et la chauffe. Toutefois, l’absence de refroidissement actif ne compense pas totalement cette faiblesse

Sans ventilateur, la Surface Pro 12 doit donc gérer sa température en réduisant ses performances dès que la charge devient trop importante. Ce throttling se traduit par un ralentissement perceptible lors de travaux plus exigeants. C’est notamment le cas sur du multitâche intensif, de la retouche photo ou vidéo, et même lors de la compression de fichiers lourds en RAW.

De plus, la tablette peut aussi monter assez en température dans ces situations. Et niveau gaming, c’est le même son de cloche. La carte graphique Adreno 730 ne pourra guère faire de miracles sur les titres les plus récents. Et ce, même en n’étant pas trop gourmand sur les réglages graphiques.

Enfin, la Surface Pro 12 est équipée de Windows 11 Copilot avec son assistant IA intégré, qui facilite la gestion des tâches et la navigation dans les paramètres. L’interface est fluide, même si ce n’est pas la révolution tant attendue. La très controversée fonction Recall intégrée à Copilot est également présente. Si vous n’en êtes pas fan, rassurez-vous, elle peut être désactivée facilement.
Autonomie, elle assure l’essentiel, pas plus
L’endurance de la Surface Pro 12 est à l’image de sa puce ARM, convenable sans être exceptionnelle. La batterie de 34 Wh permet de tenir environ 8 heures en usage mixte, notamment pour de la bureautique, du web et du streaming vidéo à une luminosité de moitié. Suffisant pour tenir une journée de travail, mais pas assez si l’usage devient plus intensif.

Pour en profiter au bureau et en loisir une fois la journée terminée, nous avons toujours dû la brancher au minimum en début de soirée. Sans cela, impossible de se lancer une série en mangeant ou de flâner sur Twitch ou TikTok.
Ne blâmons pas pour autant Microsoft. Cela reste, à peu près, dans la moyenne de cette catégorie de produit ultraportable. Vendu séparément, le chargeur USB-C accepte une puissance de 45 W. Avec un chargeur équivalent, nous avons mis en moyenne entre 1 h 10 et 1 h 25 pour faire le plein.
Des accessoires vendus au prix fort
Difficile de parler d’un produit pensé pour la mobilité sans évoquer ses accessoires. Indispensable, le clavier dédié de la Surface Pro 12 est d’excellente qualité, comme souvent chez Microsoft. Ses aimants puissants le fixent solidement, il ne bouge pas et reste ferme à la frappe. La sensation est précise, stable et plus agréable que sur la majorité des claviers détachables concurrents.
Malgré sa robustesse, il s’attache et se détache avec une fluidité exemplaire. De son côté, le dos arbore un revêtement en microfibre Alcantara du plus bel effet. Attention toutefois, cette matière premium reste sensible aux taches. Une simple éclaboussure de café peut suffire à marquer son élégance de manière définitive. Seule petite réserve, le pavé tactile aurait gagné à être légèrement plus large pour parfaire le confort d’usage.

Ceux qui se sentiraient à l’étroit pourront se laisser tenter par la souris Surface Arc. Si son design reste toujours aussi réussi, elle n’est pas la plus ergonomique ni la plus agréable au quotidien. Après quelques jours d’essai, nous l’avons vite rangée au placard.
Reste la question du prix, et c’est là que le bât blesse avec cette Surface Pro 12. Proposée à 810 euros dans sa version 16 Go et 256 Go, la machine grimpe à 900 € pour 512 Go de stockage. À cela s’ajoutent le clavier à 180 €, le chargeur à 60 € et éventuellement le stylet Slim Pen à 120 €. Résultat, une configuration complète atteint entre 1170 et 1260 €.
Notre avis sur la Microsoft Surface Pro 12
Décidément, Microsoft souffle le chaud et le froid ces dernières années avec sa famille Surface. Certes, la Surface Pro 12 est bien plus complète qu’une Surface Go. Cependant, elle souffre également de la comparaison avec sa grande sœur, la Surface Pro 11 OLED.
Pour ceux qui privilégient l’expérience Windows, cette Surface Pro 12 saura dans un premier temps séduire par sa qualité de fabrication et sa portabilité. Toutefois, elle montrera vite ses limites. Pas assez puissante, pas un foudre de guerre en autonomie, ce produit « intermédiaire » de la famille Surface peine réellement à trouver sa place.
D’autant que ce PC 2-en-1 s’avère paradoxalement bien trop cher pour sa cible, les étudiants et les jeunes actifs. En face, un iPad Air de 13 pouces avec 512 Go et le Magic Keyboard revient autour de 1500 €, tandis qu’un ultrabook Asus Zenbook A14 reste sous la barre des 1000 €.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Microsoft Surface Pro 12
à partir de 810 eurosOn aime
- Excellentes finitions et béquille pratique
- Écran bien calibré
- Bon clavier pour de la bureautique
- Connectivité moderne
- Assez silencieux
On aime moins
- Écran sujet aux reflets
- Performances trop justes pour de lourdes tâches
- Accessoires en option assez chères
- Autonomie un peu juste
- Connectique trop basique






