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Test du Galaxy Z Flip 7 : Samsung ouvre grand son clapet

Le smartphone pliant au format clapet de Samsung revient dans une version revue et corrigée. Cette fois, le Galaxy Z Flip 7 dispose d’un écran externe plus grand, d’un design affiné et d’une batterie plus vaste. Samsung a-t-il enfin trouvé la recette parfaite ? Réponse après trois semaines de test.

Comme tous les ans, Samsung prend la lumière en dévoilant la mise à jour de ses smartphones pliants, deux mois avant l’annonce des nouveaux iPhone. Pour la première fois de son histoire, le coréen lance trois modèles : le Galaxy Z Fold 7 (au format livret), le Galaxy Z Flip 7 (que nous testons ici) et le Galaxy Z Flip 7 FE, une version plus abordable reprenant la quasi intégralité de la fiche technique du Z Flip 6.

Le Galaxy Z Fold 7 a été bien accueilli par les premiers testeurs, qu’en sera-t-il du Galaxy Z Flip 7 ? Sur le papier, il a tout pour cartonner. Ecran plus grand, autonomie améliorée, design plus fin et léger : Samsung explique avoir corrigé tous les défauts des générations précédentes. Vraiment ?

La taille ça compte

Cette année, Samsung voit plus grand. Comme le Galaxy Z Fold 7, le Z Flip 7 gagne quelques millimètres de large. De quoi améliorer la prise en main, sans toutefois la rendre parfaite.

Plié, le smartphone tient dans la paume, se glisse dans n’importe quelle poche – oui, même dans ce jean slim qui rétrécit à chaque lavage. La charnière gagne en résistance (10 % de mieux selon Samsung, pour une endurance annoncée à 500 000 ouvertures/fermetures !). Côté fiabilité, c’est bluffant.

À l’ouverture, la magie opère : l’écran de 6,9’’, entièrement plat, se révèle très confortable. Fini aussi la pliure visible : Samsung a retravaillé le verre Gorilla Victus 2 en le rendant à la fois plus souple et plus épais. En plus d’être quasi-invisible, la pliure ne se sent plus sous les doigts.

L’ergonomie reste au top : les touches physiques sont bien placées, le lecteur d’empreintes rapide, la finesse accrue (6,5 mm déplié, 13,7 mm plié, 188 g). Avec son dos mat (mention spéciale à la version bleue), ce Z Flip 7 est à la fois chic et discret. Et en plus, il est résistant à l’eau (IP48, plongée à 1,5 m sans souci).

Écran total

Test Galaxy Z Flip7 Oneui
© Presse-citron

Parlons de LA vraie révolution de ce Galaxy Z Flip 7: son écran externe. La dalle Super AMOLED de 4,1’’ occupe désormais (presque) toute la face, y compris autour de la caméra. Résultat : notifications, réponses rapides, playlists, messagerie instantanée… tout se gère sans avoir à déplier le téléphone.

Cet ajustement marque un tournant pour l’usage au quotidien. Vous cuisinez ? Une notification YouTube arrive, elle s’affiche, se lit et parfois même se traite sans ouvrir l’appareil. Dans les transports en commun, vous voyez un message WhatsApp ? Un coup d’œil, un widget, c’est réglé. Son excellente luminosité (2600 nits, lisible même en plein soleil) surclasse la concurrence, notamment le Razr 60 Ultra de Motorola, et donne envie de garder le Galaxy Z Flip 7 fermé la plupart du temps.

Petite frustration tout de même : on ne peut pas lancer toutes les applis sur la dalle externe. Beaucoup sont compatibles au travers de widgets, d’autres sont accessibles via le mode « Labs » ou via l’utilitaire Multistar (trouvé dans les paramètres), mais il arrive encore que certaines nécessitent un passage par l’écran principal. On sent que Samsung avance, mais il reste un peu de chemin pour une ouverture totale.

Test Galaxy Z Flip7 Samsung Autonomie
© Presse-citron

Déplié le Z Flip 7 arbore une dalle Dynamic AMOLED 2X LPTO de 6,9 ’’ (1080×2520 px, 120 Hz adaptatif, HDR10+, 2600 nits). De quoi afficher des couleurs chatoyantes, un contraste bluffant, une luminosité spectaculaire. Bref, l’écran du Galaxy Z Flip 7 est à tomber par terre. Petit bémol : la définition baisse légèrement par rapport au Flip 6. Impossible à distinguer à l’œil nu, mais certains puristes le noteront.

Dans la vraie vie, Netflix, Twitch, YouTube, ou les jeux vidéo en mode vertical ou horizontal, tournent avec une qualité d’image époustouflante. En revanche, le revêtement se salit vite (empreintes, reflets…) : c’est malheureusement le prix à payer pour ce format unique.

Des performances correctes mais pas extraordinaires

Test Galaxy Z Flip7 Design Face
© Presse-citron

Le Flip 7 fait le grand saut : il délaisse Qualcomm au profit du tout nouveau Samsung Exynos 2500 (10 cœurs, gravure 3nm), épaulé par 12 Go de RAM et 256 ou 512 Go de stockage. Benchmarké à 1,72 million de points sur Antutu, il rivalise avec les ténors du moment.

Concrètement tout tourne, tout s’ouvre et rien ne bloque au quotidien. Jeux 3D, montage vidéo, retouche photo, réseaux sociaux, IA dans tous les sens… rien ne le fait plier (désolé). Même Genshin Impact, Fortnite ou Call of Duty Mobile tournent au max, sans ralentissement perceptible.

Toutefois, le design pliant ne permet pas une dissipation efficace de la chaleur. Après 15 ou 20 minutes de jeu intense, le SoC réduit sa fréquence pour éviter la surchauffe : c’est maîtrisé, intelligent, mais on sent parfois que la puce s’essouffle contre les mastodontes Snapdragon 8 Elite ou Mediatek Dimensity 9400. Vous ne le sentirez que si vous poussez la machine au bout de ses retranchements. Mais il nous semble important de le préciser.

Enfin endurant !

Test Galaxy Z Flip7 Pliure
© Presse-citron

Samsung a réussi à glisser une batterie de 4 300 mAh, soit 300 mAh de plus que la génération précédente. Cela lui permet de tenir 1,5 jour tranquille en usage mixte (messages, web, photos, musique, quelques jeux), ou une grosse journée pour les « power users » et les geeks.

Clairement, c’est la meilleure autonomie vue sur un Z Flip Samsung. Le processeur Exynos 2500 consomme peu, l’optimisation logicielle est maîtrisée.

Malheureusement, la charge « rapide » plafonne à 25 W (90 min de 0 à 100%, 50% en 30 min) : la plupart des smartphones concurrents font mieux, pour ne pas dire tous. Et puisque le chargeur n’est pas fourni, il faudra penser à investir. Enfin, la charge par induction se limite à 15 W. C’est lent. Trop lent.

Photo créative

Le module photo arrière n’évolue presque pas : le Galaxy Z Flip 7 se compose de deux optiques, une principale de 50 Mpx (f/1,8, OIS, autofocus dual pixel) et une ultra grand-angle de 12 Mpx (123°). Devant, on retrouve l’habituelle caméra selfie de 10 Mpx.

À l’usage, on obtient de très belles images le jour, malgré une colorimétrie boostée made in Samsung (les bleus et rouges claquent !). Les photos sont nettes, les portraits convaincants avec un flou d’arrière-plan maîtrisé et le zoom optique 2x est bien géré par l’IA. C’est propre jusqu’à un zoom 4x. Au-delà, le bruit apparaît, surtout de nuit ou en intérieur sombre, mais on reste au-dessus de la moyenne des pliants.

Comme la plupart des ultra grand‑angles, celui du Z Flip 7 manque un peu de tonus sur les bords de l’image. On regrette aussi l’absence d’un téléobjectif optique (qui aurait fait grimper le prix, dixit Samsung). Ce n’est pas à proprement parler une déception, juste une petite frustration pour les photographes exigeants.

Test Galaxy Z Flip7 Photo Portrait

En vidéo, le Galaxy Z Flip 7 se comporte plutôt bien. On enregistre des séquences jusqu’en 4K 60 im/s avec HDR activable. La stabilisation numérique est impeccable pour un si petit appareil et l’audio s’avère très correct.

Bon point pour le « zoom audio » sympa (le son se concentre sur la zone zoomée) ainsi que pour l’enregistrmeent audio spatial . Il faut pour cela porter sur soit les Galaxy Buds Pro 3. De quoi s’amuser en vlog ou en captation pro sans accessoires. Petit gadget toujours appréciable : le mode « caméscope » est toujours de la partie.

Un logiciel délicieux

Test Galaxy Z Flip7 Ecran Externe
© Presse-citron

OneUI 8.0 (Android 16) fait encore mouche. Samsung parvient à sublimer Android en s’adaptant parfaitement aux spécificités du format Flip. L’interface sait quand le téléphone est ouvert ou fermé : les raccourcis changent, les widgets s’adaptent, l’expérience est pensée de bout en bout.

On apprécie la garantie de 7 ans de mises à jour de sécurité et de versions majeures d’Android, qui place Samsung au niveau de Google et d’Honor (spoiler alert, on vous en dira plus à la rentrée).

Samsung pousse aussi sa propre IA, Galaxy AI. Traduction instantanée, retouches photos bluffantes, suggestions dans les paramètres, ou encore génération automatique de résumés : ça fonctionne.

Finalement, la véritable nouveauté logicielle débarque là où on ne l’attendait pas vraiment. Touché par la Grâce, Samsung consent enfin à incorporer DeX dans le Z Flip. Celui-ci permet de faire du smartphone un véritable ordinateur de bureau.

Pour cela, on le connecte à une smart TV ou à un moniteur via le port USB-C ou la liaison Wifi. Avec un clavier Bluetooth et éventuellement une souris (l’écran du Z Flip fait office de trackpad si vous n’en avez pas) , vous êtes paré d’un PC d’appoint tenant dans la main.

À qui s’adresse le Galaxy Z Flip 7 ?

Test Galaxy Z Flip7 Autonomie
© Presse-citron

Aux usuals suspects, bien entendu ! En tête de file, on y trouve les fans de design et de high-tech qui ont aaaaabsolument besoin d’avoir le smartphone dont tout le monde parle. Ils sont rejoints par les utilisateurs nomades ayant besoin d’un produit qui tienne la charge et qui assure niveau productivité (vive DeX !)

Tout de suite derrière se pointent les technophiles lassés des smartphones traditionnels et appellent de leurs voeux une expérience différente, un peu plus « à la carte ».

Viennent ensuite les photographes amateurs et les « créateurs de contenus » pour lesquels la qualité d’image compte, mais qui n’ont pas forcément besoin d’un matériel trop sophistiqué.

Les adeptes du multitâche et des réseaux sociaux ferment la marche. Pour eux, la prise en main intuitive, la réactivité et l’accompagnement sans faille dans les méandres de leur vie numérique sont essentiels.

Vous vous reconnaissez dans un de ces profils ? Alors foncez, à moins que…

Ce qui pourrait vous faire hésiter

Test Galaxy Z Flip7 Samsung Pliure
© Presse-citron

La charge rapide, qui n’a de « rapide » que le nom (surtout sans la fourniture du bloc d’alimentation qui-va-bien) soit un handicap, ce qu’on comprend sans problème. Le prix himalayesque du nouveau-venu peut être un frein, surtout si vous n’avez plus d’organes vitaux à vendre. Il faut tout de même débourser 1 199 € pour la version 12+256 Go et 1 319 € pour le 12+512 Go.

Si vous ne jurez que par la photographie, vous trouverez mieux ailleurs pour moins cher (y compris chez Samsung, avec le Galaxy S25 Ultra). Et en plus, vous aurez un vrai téléobjectif.

L’écran externe, bien qu’amélioré, nécessite encore quelques ajustements pour afficher correctement toutes les apps. Enfin, les reflets et traces de doigts qui persistent sur l’écran pliant peuvent rebuter les obsédés de la propreté à tout prix…

Notre avis sur le Galaxy Z Flip 7

Le Galaxy Z Flip 7 est probablement le smartphone pliant le plus abouti du moment. Il ne bouleverse pas le marché par un matériel révolutionnaire, mais il transforme la relation entre l’utilisateur et son smartphone. Le format pliant n’est plus un argument marketing, c’est un moyen d’alléger, de personnaliser — voire d’humaniser — l’accès au numérique au quotidien.

Certes, tout n’est pas parfait (charge, prix, photo), mais Samsung livre ici le produit le plus mature du segment, calibré pour l’usage quotidien. Le Galaxy Z Flip 7 un peu cher, oui, mais l’expérience s’avère unique et addictive. Samsung a clairement grand ouvert son clapet… et il se referme difficilement, tant on s’y attache.

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Galaxy Z Flip 7

Dès 1199€
8.4

Design et écrans

9.5/10

Performances et logiciel

8.0/10

Autonomie et recharge

8.0/10

Appareil photo

8.0/10

Rapport qualité-prix

8.5/10

On aime

  • Design compact et résistant
  • Magnifiques écrans
  • Logiciel aux petits oignons
  • Bonne autonomie
  • Bonnes performances (attention à la chauffe)

On aime moins

  • Charge lente
  • Photo trop timide
  • Ecran externe pas exploité pleinement
  • Prix élevé