TestWe : la startup française qui révolutionne les examens

Presse-citron est allé à la rencontre de TestWe. Cette startup parisienne souhaite digitaliser et rationaliser l’ensemble du processus d’examen, de la création à la correction en passant par la transmission des résultats.

La copie papier fait de la résistance

Depuis quelques années déjà, la question de la dématérialisation des examens est évoquée, mais force est de constater que le bon vieux duo papier/stylo fait plus que résister aux ordinateurs qui ont pourtant envahi les salles de classes ou amphis. En France, la correction des copies du bac est passée au numérique depuis la session 2016, mais elle ne concerne que les candidats des lycées français de l’étranger.

Plus qu’une réelle volonté de faire un pas vers la dématérialisation des examens, cette décision a surtout été motivée par une volonté de réduire les coûts. D’ailleurs, le dispositif ne devrait pas être étendu au territoire français comme l’indiquait Le Monde l’an dernier : « Mais pour l’instant, le ministère de l’Éducation n’a pas avancé de date pour élargir ce dispositif aux millions de copies du bac noircies par les lycéens sur le territoire français ».

Pour Clément Régnier et Charles Zhu, les fondateurs de la startup TestWe, il ne fait pourtant aucun doute que les établissements d’enseignement ne sont pas « adaptés aux technologies du 21ème siècle, surtout les processus d’évaluation ». Respectivement CEO et CTO de TestWe, ils nous expliquent que les méthodes d’enseignement ont évolué, mais que les évaluations des examens sont restées quasi exclusivement sur papier.

C’est en partant de ce constat qu’ils décident de créer TestWe. Une startup qui souhaite simplifier « le processus d’évaluation et offre une solution 100% dématérialisée ».

En effet, TestWe a développé sa solution autour de 4 étapes : la création des sujets, l’examen sécurisé et offline, l’envoi automatique et la correction en ligne. Le but avoué de cette solution consiste à supprimer « la logistique, les photocopies, la perte des copies, le problème de connexion à Internet et l’attente pour la remise des résultats aux candidats ». La startup met également en avant son côté « ecofriendly » avec la suppression du papier ainsi que de la logistique et s’est fixé comme objectif de planter 1 arbre tous les 1 000 e-exams.

Comment ça marche ?

Pour séduire les établissements, TestWe a développé une solution deux en un. On retrouve d’un côté une plateforme web dédiée aux professeurs et examinateurs qui permet la création (QCM, quiz, rédactions, textes à trou), la gestion et la correction des évaluations. Cette plateforme est accessible depuis « n’importe quel navigateur ou outil » et ne nécessite pas d’installation supplémentaire.

De l’autre, un logiciel est proposé aux apprenants et permet de présenter leurs évaluations. Celui-ci est accessible depuis leurs propres ordinateurs sous Windows ou macOS (BYOD) ou tablettes.

À noter que la solution se veut accessible à un maximum d’établissement de l’enseignement dont les écoles de commerce et respecte les processus de systèmes
d’accréditation AACSB et AMBA ou encore le système de notation, ECTS.

Et la sécurité ?

L’une des principales interrogations avec ce type de solution concerne la sécurité. TestWe nous explique que le logiciel pour les candidats est offline et propose un système « anti-triche ». Dans les faits, le candidat n’a pas besoin d’une connexion internet pour utiliser la solution et le lancement du logiciel verrouille son outil afin qu’il ne puisse pas accéder au contenu de son ordinateur durant l’examen.

Cap sur l’international

Ambitieuse, la startup parisienne a décidé de viser l’international. Elle a annoncé durant l’été la clôture d’une première levée de fonds d’un montant de 1,3 M€ auprès de Pléiade Venture, Fa Dièse, Benoit Sillard (ex PDG de CCM Benchmark Group) et BPI France. Une levée de fonds qui servira également à booster son programme de recherche et développement.

TestWe revendique plus de 66 000 e-exams et explique avoir séduit 15 250 étudiants et 525 professeurs. Parmi les partenaires de cette startup, nous retrouvons le Centre National d’Enseignement Professionnel Notarial (CNEPN), les écoles de commerce Paris School of Business, Rennes School of Business ou SKEMA Business School.

À l’étranger, cette solution made in France a notamment séduit l’ESA Liban et l’ESSCA Shangai. À termes, ces établissements pourraient être rejoints par EDHEC Business School, l’ESSEC Business School, l’université de Birmingham ainsi que la plus ancienne université de Londres, l’University College London (UCL).


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