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The Penguin : pourquoi on tient peut-être la meilleure série de l’année ? (Critique)

Tous les espoirs sont permis après ce premier épisode.

Cette fois, ça y est. Après des mois d’attente, la série The Penguin est enfin lancée sur la plateforme Max. Ce spin-off du Chevalier noir, qui nous embarque dans les bas-fonds de Gotham, tient clairement toutes ses promesses. On a pu voir le premier épisode, voici ce qu’on en a pensé.

Une suite directe de The Batman

Warner Bros avait promis que cette production se tiendrait juste après le long-métrage de Matt Reeves, et on ne nous a clairement pas menti sur la marchandise. On reconnaît d’ailleurs d’emblée le morceau de Michael Giacchino en fond sonore pour nous plonger dans l’ambiance.

Pour rappel, Riddler est parvenu à ravager une partie de la ville suite à un attentat qui a provoqué une vaste inondation. Dans le même temps, Carmine Falcone, le grand baron de la mafia, a été tué. Oswald Cobblepot (Colin Farrell) alias le Pingouin, qui travaillait pour lui, entend dès lors sauter sur l’occasion pour gravir les échelons.

Outre cette bande-son aux petits oignons, on retient donc cette photographie très sombre (y compris sur les scènes de jour) mais sublime qui fait énormément penser au premier film. Gotham prend vie sous nos yeux, et la métropole est un personnage à part entière. L’ensemble est particulièrement crédible et on est vraiment immergé dans le quotidien de cette ville sans boussole.

Qui va récupérer le trône ?

Après la mort de Carmine Falcone, tout le monde se sent pousser des ailes au sein de la pègre. Alberto, son fils, est censé lui succéder, mais l’on sent bien qu’il a les épaules un peu frêles pour relever le défi.

Une galerie de personnages, très bien joués, font leur apparition dès ce premier épisode. Mention spéciale au jeune Victor Aguilar (Rhenzy Feliz) qui devient, bien malgré lui, l’acolyte du Pingouin.

Nous découvrons aussi l’inquiétante Sofia Falcone (Cristin Milioti), fille de Carmine, qui sort tout juste de l’asile de Gotham et entend bien jouer les premiers rôles. Enfin, le clan Maroni, dont une partie des dirigeants est en prison, veut aussi sauter sur l’occasion pour se refaire la cerise.

Les luttes entre ces différents groupes s’annoncent particulièrement captivantes tout au long de cette saison, et on peut imaginer qu’Oswald Cobblepot tentera d’en profiter, même si ses adversaires parviennent aussi à lire dans son jeu.

La série de HBO est à l’image de son époque. Le rêve américain, qui vend des promesses d’ascension, a du plomb dans l’aile dans un pays où la reproduction sociale n’a jamais été aussi forte. Pas dupes, les protagonistes de The Penguin édictent leurs propres règles (ultra-violentes) pour gravir les échelons. « Le monde n’est pas fait pour des gars comme nous, c’est pour ça que ce qu’on veut, on doit aller le chercher », résume le gangster.

Une série Batman sans Batman

S’il était prometteur dans The Batman, le personnage incarné par Colin Farrell, monte ici clairement en puissance. Personne ne le prend vraiment au sérieux avec sa voiture de luxe que l’on repère à des kilomètres, et sa démarche claudicante, mais c’est une erreur.

L’autre grande force de cette série est sans doute de s’affranchir de Chevalier noir, même si sa figure est bien sûr évoquée. L’univers et les méchants présentés dans les comics sont d’ailleurs assez riches, et le succès du film Joker est aussi là pour en attester.

Bien sûr, on attendra de visionner les épisodes suivants pour se forger un avis définitif. Mais, le moins que l’on puisse dire, c’est que The Penguin part sur les chapeaux de roue et qu’on a hâte de voir la suite.

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