Aujourd’hui, TikTok est en grande difficulté. Le réseau social de ByteDance est constamment pointé du doigt et accusé de tous les maux. Sa présence aux États-Unis est particulièrement menacée. À quelques semaines de l’élection présidentielle américaine, TikTok a validé des publicités contenant des affirmations mensongères et erronées à ce sujet. Précisons que Facebook est dans la même situation.
Malheureusement pour TikTok, ce n’est pas tout. Plusieurs États américains ont déposé une plainte collective contre la maison-mère ByteDance. Ils l’accusent d’avoir sciemment créé une application addictive au détriment de la santé mentale des plus jeunes utilisateurs. Pour couronner le tout, le Congrès américain a voté une loi qui oblige l’entreprise à céder TikTok à une entité américaine avant le 19 janvier 2025. Sans cela, TikTok sera tout simplement bannie sur le territoire américain. TikTok a contre-attaqué et la question devrait être résolue devant la Cour Suprême très prochainement.
C’est justement dans cette course contre-la-montre pour sa survie aux États-Unis que TikTok a réalisé une erreur. Et elle pourrait lui coûter (très) cher. Des documents montrent que la plateforme envisageait d’utiliser du contenu pour influencer les législateurs et les persuader de ses bienfaits.
TikTok, prêt à tout pour ne pas être banni aux États-Unis
Il semblerait que ByteDance ne recule devant rien pour assurer sa survie sur le territoire américain. C’est, du moins, ce que laissent entendre plusieurs documents internes.
L’un des documents qui ont fuité révèle que TikTok envisageait d’utiliser du contenu de ses utilisateurs pour influencer les législateurs et faire pencher la balance en sa faveur. Il semblerait que TikTok ait développé une stratégie interne en identifiant plusieurs comptes TikTok qui pourraient persuader les politiques, et leurs équipes, des bienfaits de la plateforme. Par exemple, la publication de vidéos par les comptes d’entreprises locales, comme un restaurant de hot-dogs, un magasin de disques et un magasin d’appâts, pour influencer le sénateur Mitch McConnell que TikTok peut être une plateforme positive pour l’État du Kentucky.
Ainsi, TikTok s’efforce de prouver qu’à l’échelle nationale, 7 millions de petites entreprises utilisent le réseau social pour toucher de nouveaux clients, se développer et créer des emplois. Rien ne démontre que le procédé de TikTok ait bien été utilisé, ni qu’il soit réellement illégal. Néanmoins, cela met en exergue les efforts de TikTok pour convaincre les législateurs de son bien-fondé.
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Plusieurs États américains accusent TikTok d’avoir “sciemment créé une application addictive au détriment de la santé mentale des plus jeunes utilisateurs.”
– Que TiKTok ? Il est de notoriété publique que les algorithmes destinés à induire une addiction aux réseaux sociaux sont factuels : pointer l’un d’entre eux relève d’un opportunisme cynique.
– Pour ce qui est d’une tentative présumée visant à influencer le législateur (U.S.), en effet et comme l’indique l’article, rien n’indique qu’elle soit réellement illégale. à priori le lobbying est, lui aussi, factuel. Soudoyer est une chose, influencer sans contrepartie en est une autre.
– Enfin, “Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.” comme on dit. Il est tout de même consternant que les beaux principes ne sont rappelés que lorsqu’il s’agit de dégager un intrus qui déranger ses compétiteurs.
– Pour ma part, je ne minore pas les responsabilités d’un TikTok, je pense simplement qu’elles sont partagées par d’autres, par l’ensemble notamment des réseaux sociaux, et qu’il serait bon de ne pas l’oublier, en particulier lorsqu’on est législateur.
– Dernière problématique, et non des moindres (“last but not least”), le fait de savoir s’il est avéré ou non qu’une entreprise numérique attente à la sécurité nationale d’un pays. Parce que dans ce registre l’Amérique n’est pas en reste.