Sur les applications de rencontre, il y a des utilisateurs qui se lassent du ghosting ou de l’absence de discussions. Mais il en est d’autres qui sont totalement accros et scrollent en permanence leur écran. Aux États-Unis, une action collective a d’ailleurs été engagée pour demander à Match Group (Tinder, Hinge, The League) de rendre des comptes sur la conception potentiellement addictive de leurs services.
Et justement, Anastasia Hronis, chercheuse à l’Université de Technologie de Sydney, s’est intéressée à ce phénomène dans un article publié sur le site The Conversation. La psychologue ne tourne pas autour du pot et affirme que les applications de rencontre sont, comme de nombreuses autres plateformes conçues pour être le plus utilisées possible et pour vendre certaines fonctionnalités.
Elle ajoute : “Bien que les applications de rencontre soient conçues pour faciliter les contacts, certaines personnes peuvent développer une relation malsaine avec l’application, en balayant constamment de gauche à droite”.
Comment sortir de la dépendance ?
Pour nous donner envie de les consulter, certains services agiraient donc sur nos système de récompense via la dopamine. Ce neurotransmetteur est ainsi capable d’influencer le moment et la manière dont nous ressentons le plaisir et la récompense, souligne la spécialiste.
Dans le même temps, nous avons tendance à rechercher ces moments agréables pour retrouver ces sensations. Et c’est justement ce qui se produit lorsque l’on ouvre une application de rencontre. L’incertitude et l’attente du match sont essentielles. Et l’auteure de préciser que si nous découvrions tous les profils d’un coup au lieu de les passer un par un, l’excitation et l’anticipation de la récompense ne seraient plus là.
Dès lors, il existe chez certaines personnes des risques de dépendance aux applications de rencontre qu’il faut apprendre à déceler. C’est notamment le cas si l’utilisation du service se met à dominer vos pensées, ou que vous y passez de plus en plus de temps. Il en va de même si vous vous sentez mal lorsque vous ne pouvez plus les utiliser. Enfin, si une pause ne modifie pas votre consommation excessive de ces plateformes, c’est le signe que quelque chose ne va pas.
Anastasia Hronis suggère donc de stopper la fréquentation des applications de rencontre pendant un laps de temps qui dépend de votre degré d’accoutumance. Il faut par ailleurs se demander ce qui déclenche ce besoin irrépressible de scroller et par quoi vous pourriez remplacer ces moments. Comme cela n’est pas toujours facile, et si vous peinez à résoudre ce problème, vous pouvez envisager de consulter un psychologue qui peut vous venir en aide.
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