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Mobilités Urbaines

Transports alternatifs et services numériques : à qui profite la grève du 5 décembre ?

Mouvements sociaux et services numériques font-ils bon ménage ? Revue de détail entre opportunistes et vrais facilitateurs.

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Lime trottinettes
© Lime

Le calendrier Maya s’était trompé de quelques années : la fin du monde aura finalement lieu le 5 décembre 2019.

Car on l’a bien compris, même à l’époque d’internet, du digital, de la dématérialisation et des réseaux sociaux, les grandes grèves – et les syndicats abonnés à ce mode d’action – conservent un privilège qui ne semble pas trop s’être érodé avec le temps : un pouvoir de nuisance presque intact.

Cela étant, il existe quand même quelques alternatives pour rendre la vie un peu plus supportable à toutes celles et ceux qui seront bloqués dans le chaos ambiant à partir du 5 décembre. Et si les moyens de déplacement sont concernés au premier chef, ils ne sont pas les seuls. Revue de détail des services qui pourront vous faciliter la vie lors des prochains jours de grève générale, et dont certains proposent déjà mis des offres spécifiques.

Transports

En première ligne lors des mouvements sociaux, les nouveaux services œuvrant dans les déplacements individuels se mettent en quatre pour aider leurs clients à se déplacer les jours de blocage. C’est le cas de la société de location de trottinettes en libre service Lime qui va offrir un déblocage gratuit pour 25 000 usagers le 5 décembre avec le code RATPLIME, ainsi qu’une réduction de 10% sur chaque trajet sur une période plus étendue allant jusqu’au 5 février 2020. Voi offrira 5 euros de crédit à tous les utilisateurs, alors que Circ (qui a récemment fermé son service à Lyon) propose des courses à demi-tarif. Cityscoot quant à lui offre 45 minutes gratuites pour toute nouvelle inscription. Il est à noter que nombre de ces offres font suite à un appel d’offre et des partenariats à l’initiative de la RATP.

Côté VTC, l’on sait que les Uber and co ne sont pas trop regardants sur l’éthique et qu’ils en profitent généralement pour doubler, voire tripler leurs tarifs dans les périodes tendues, au nom de prétextes parfois très discutables (régulation de la charge, courses difficiles pour les chauffeurs…). Kapten cependant a trouvé lui aussi un deal avec la RATP et va proposer deux courses à moitié prix pour les nouveaux clients. Il sera également possible de bénéficier d’une remise de 20% sur les courses si on réserve à l’avance, ce qui garantit aussi théoriquement de ne pas subir les surfacturations de crise.

Concernant le co-voiturage, regardez du côté de Karos, Blablalines, Blablacar ou Klaxit, qui proposent tous des tarifs ou services spéciaux pendant la grève.

Les taxis-motos ne sont pas en reste, avec notamment Felix, qui offre 20% de réduction les trajets avec le code RATPFELIX à saisir au moment de votre réservation.

Enfin, si vous devez (ou pouvez) prendre votre voiture, il va falloir la garer. La startup Zenpark, qui propose une offre de parkings partagés, offre 15 % de remise dans tous les parkings d’Île-de-France (maximum de 3 utilisations) avec le code RATPZENPARK.

Entraide, garde des enfants

Autre problème posé par les grèves : la fermeture des écoles et des crèches, et la garde des enfants. Il existe de nombreuses plateformes, applications et startups spécialisées dans ce domaine, dont certaines enregistrent une forte affluence depuis quelques jours. C’est le cas de Yoopies par exemple, qui offre une heure de garde d’enfants pour la grève du 5 décembre. Il y a également Nextdoor, réseau social de quartier, présent dans 2800 villes. Regardez aussi du côté de Ma Share École, un service qui met en relation les parents d’élèves d’une même école afin qu’ils puissent faire connaissance à distance et s’entraider. Il y a enfin d’autres services comme Un jeu d’enfant, pour la garde d’enfants, ou PopMoms, qui permet aux parents d’un même quartier d’organiser entre eux différents services comme le baby-sitting ou le covoiturage.

Télétravail, coworking

Nos confrères de ZeVillage, évangélistes de longue date du télétravail, ont relevé de nombreuses solutions pour les journées de grève (ou de pic d’ozone), rappelant que pratiquement « tous les espaces de coworking proposent leur aide et accueillent (souvent gratuitement) les naufragés de la grève comme le réseau d’espaces Multiburo ou le tout nouveau Tank Media. Neo-Nomade va même plus loin grâce à un partenariat avec la RATP. Une journée gratuite dans plus de 300 coworking d’Ile-de-France ou, pour les entreprises, la mise en place d’une solution de coworking pour tous les collaborateurs. » De son côté, Now Coworking, présent à Lyon, Rouen et Lille (et prochainement Marseille), propose un tarif spécial pour le 5 décembre de 10 euros HT pour la journée (9h-18h) à toute personne qui se présentera sur l’un de ses sites, même sans réservation ni être déjà cliente (information au lecteur : Presse-citron a ses bureaux chez Now Coworking Lyon).

Le télétravail, c’est aussi la fluidité de la transmission des documents. Le spécialiste de la signature de contrats à distance Docusign rappelle qu’en prévision du mouvement social reconductible de la RATP et de la SNCF qui commence le 5 décembre, de nombreuses entreprises incitent leurs collaborateurs à limiter leurs déplacements en les encouragent vivement à travailler à distance. Il faut néanmoins disposer des bons outils pour demeurer tout aussi performant et efficace à la maison qu’au bureau, surtout si la grève s’inscrit dans la durée. Avec ce type de service, parmi lesquels on peu également citer Yousign, il est possible d’envoyer, signer et suivre tout type de document, à partir de n’importe quel appareil, peu importe où l’on se trouve.

Télémédecine, téléconsultation

Rien de tel qu’une bonne grève pour mettre en lumière de nouveaux services et d’accélérer leur adoption à marche forcée. La télémédecine compte certainement parmi ceux-là. Ce jeudi noir sera aussi une journée difficile pour le secteur de la santé. « La téléconsultation représente la seule réponse efficace et possible face à l’immobilisation des transports à cause de la grève » explique Nathaniel Bern, cofondateur de Medadom. La startup parisienne a créé une application mobile et web qui permet de mettre le patient directement en relation avec un médecin depuis son domicile ou depuis une pharmacie. D’autres startups évoluent dans ce domaine très convoité, comme Hellocare, Medvu ou encore Medaviz, parmi de nombreuses autres.

C’est bon, vous êtes prêts pour l’apocalypse ?

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