Dans la vallée de Chamonix, à quelques centaines de mètres des Houches, le flux quotidien de voitures et de camions sera plus calme jusqu’à décembre. Depuis le 1er septembre, le tunnel du Mont-Blanc est fermé. Ce long passage souterrain de plus de 11 kilomètres à travers le plus haut massif des Alpes relie la France à l’Italie par les vallées de Chamonix et d’Aoste. Pour des travaux au niveau de la voûte de l’ouvrage vieux de 60 ans, plus de trois mois de fermeture seront nécessaires jusqu’au 12 décembre à 17 heures.
Sur un laps de temps similaire, le tunnel du Mont-Blanc avait également fermé l’année dernière. Cette nouvelle période de travaux, aussi longue soit-elle, se focalisera sur la rénovation de deux portions de voûte pour une longueur totale de 254 mètres. Dans un communiqué de presse, Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc (ATMB) écrivait que ce projet constitue « le premier parmi les grands tunnels européens à engager des travaux de rénovation profonds sur sa structure ».
Constituant un axe majeur transalpin, pour relier des villes comme Lyon, Genève, Chambéry à des villes comme Milan et Turin, sa fréquentation moyenne quotidienne est de 5 000 véhicules. Sur les trois dernières années, le trafic a légèrement baissé, mais il reste très important au cours de l’été. Pour chaque passage, c’est le prix fort au péage. Un véhicule léger paiera 54,80 euros pour un passage, quand les caravanes et les camping-cars devront régler 72,60 euros. Les autocars et les poids lourds sont ceux qui factureront le plus, à 199,10 euros l’aller simple.
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Ouvrir avant Noël, un objectif important
En regardant de plus près les chiffres de fréquentation, on notera que les principales baisses depuis 2019 sont en grande partie liée aux arrêts multiples de la circulation dans le tunnel, en plus du recul du tourisme. Mais en fermant trois mois, sur une période moins populaire pour les touristes (et avant la saison de ski), ce seront les entreprises de la région qui devront en assumer les conséquences. Aux Échos, le conseiller départemental délégué à l’économie de la Haute-Savoie et chef d’entreprise François Excoffier rappelait que les coûts de transport augmenteront fortement.
Avec moins d’offres du côté des entreprises de transport, et des trajets rallongés en passant par le tunnel de Fréjus en Savoie, le conseiller estimait que l’augmentation devrait être de l’ordre de 20 %. Chez Galy transports à Ambérieu-en-Bugey, qui témoignait aussi pour Les Échos, le surcoût devrait être de 200 euros par trajet. Une situation qu’Olivier Fettet, secrétaire général de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) nuançait en défendant la bonne gestion de la société ATMB qui a promis une réouverture du passage sous-terrain avant Noël et la hausse des besoins en transport qui en découlent.
Quelques jours avant la fermeture du tunnel du Mont-Blanc, la vallée de Chamonix en Haute-Savoie connaissait des ralentissements sur son principal réseau routier suite à un tragique éboulement, qui aura coûté la vie à un homme et une femme d’une vingtaine d’années, assis à l’arrière d’une voiture. À l’avant, les deux quinquagénaires ont pu s’en sortir et ont été hospitalisés à Annecy et à Sallanches. Ils revenaient des Houches, en direction du département de la Somme où ils résidaient.
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