La NASA annonce qu’un nouvel astéroïde relativement imposant va passer plutôt près de la Terre dans le courant de la journée de vendredi 12 août 2022. Lorsqu’il “frôlera” notre planète à quelques 4,3 millions de kilomètres, sa vitesse devrait atteindre plus de 33 000 km/h – soit 27 fois celle du son.
Sa taille comprise entre 13 et 28 mètres, correspond à celle d’une baleine bleue. Bien sûr la distance qui nous séparera de cet objet sera suffisamment grande pour qu’il n’y ait pas le moindre risque sur Terre. 4,3 millions de kilomètres représente environ 8 fois la distance Terre-Lune.
La Terre évite de peu un impact d’astéroïde aujourd’hui
Néanmoins, la NASA surveille de près tout ce qui passe à moins de 120 millions de kilomètres de notre planète, dans la mesure de ce que l’agence parvient à détecter. Un astéroïde géocroiseur de cette taille pourrait en effet provoquer de gros dégâts au sol.
En 2013 la chute du Superbolide de Tcheliabinsk d’un diamètre compris entre 15 et 17 mètres pour une masse de 12 000 tonnes avait libéré une énergie estimée à 440 kilotonnes de TNT, soit trente fois la bombe de Hiroshima.
Le souffle des ondes de chocs a provoqué d’importants dégâts dans la zone de Tcheliabinsk en Russie. Plus de 1000 personnes dont 258 enfants ont été blessées et 3 000 bâtiments ont été endommagés. Or parmi les 28 000 objets suivis de près par la Nasa, nombre d’entre eux sont plus gros que 2015 FF.
Il est donc crucial de les suivre, mais aussi de développer des technologies permettant de dévier, si nécessaire, ces objets dangereux. L’agence va ainsi tester expérimentalement un impacteur dans le cadre de sa mission DART cette année.
Le but est d’analyser précisément l’effet d’un impact puissant sur de tels objets, afin de déterminer s’il est possible de protéger la Terre contre ces menaces avec un tel protocole. La Chine cherche également à développer une technologie semblable.
En attendant, néanmoins, nous serions bien démunis dans le cas où un gros objet géocroiseur serait détecté – même à plusieurs semaines de l’impact. Presque aucune option n’est sur la table pour l’heure, si ce n’est protéger au maximum les populations au sol et espérer que l’énergie de l’impact ne suffise pas à déclencher un cataclysme.
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