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Un “datacenter flottant” va faire escale à Nantes

Denv-R, une startup française, souhaite prouver l’efficacité de son datacenter flottant.

  • La startup Denv-R va installer d’ici la rentrée 2023 son prototype de datacenter flottant quai Wilson à Nantes
  • Intégré dans un conteneur, sa puissance pourra atteindre jusqu’à 200 kilowatts
  • De nombreuses initiatives sont prises depuis quelques années pour rendre les datacenters plus verts

« Être proche de l’eau, ça marche ». C’est ainsi que Vincent Le Breton, co-fondateur de la startup Denv-R, présentait son projet à Ouest-France l’an dernier. Rejoint par Maxime Rozier, cet ingénieur a décidé de lancer cette société en 2021 afin de développer un datacenter flottant.

Le principe est en apparence très simple, comme l’explique Vincent Le Breton à L’Usine Digitale : « Sur notre datacenter, c’est le froid naturel de l’eau, apporté par le mouvement du fleuve, qui sert à refroidir les serveurs. Il n’y a donc pas de système de climatisation, avec les consommations en ressources, tant en eau et en énergie, qu’un système de ce type induit ».

Verdir les datacenters

Et l’entrepreneur d’égrener les avantages de ce concept qui sera véritablement lancé d’ici la rentrée 2023 sur les quais de la Loire à Nantes. Ce dernier n’a aucun impact sur le foncier, il est alimenté en partie par des énergies renouvelables, et dispose d’une puissance qui pourra aller jusqu’à 200 kilowatts. L’idée est donc de démontrer la viabilité de cette solution.

Afin de mener à bien son projet, Denv-R s’est associé à l’entreprise GEPS Techno qui a développé un flotteur sur lequel le datacenter va être intégré. Quant au budget total de cette démonstration, il est de 900 000 euros.

On suivra avec intérêt la suite de cette opération. Quoi qu’il en soit, l’enjeu des datacenters est de taille dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. On sait d’ailleurs que ces infrastructures pèsent pour 2 % des émissions de gaz à effet de serre, et que ce total devrait encore s’accentuer à l’avenir, notamment suite aux récents progrès réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle.

D’autres projets visant à verdir les centre de données essaiment un peu partout dans le monde. Récemment, nous vous parlions notamment de cette piscine municipale publique du comté de Devon en Angleterre qui utilise la chaleur d’un datacenter local pour chauffer son eau. Un moyen efficace de réduire sa facture énergétique en cette période d’inflation.

Les britanniques ne sont pas les premiers à sauter le pas, puisqu’en 2017 la piscine de la Butte-aux-Cailles à Paris avait décidé de se doter d’une chaudière numérique. Elle accueille des serveurs dans son sous-sol.

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