Un drone comme caméra de surveillance

Une société japonaise met à profit le boom des drones personnels contrôlés à distance pour proposer ce qu’elle présente comme le premier drone personnel de télésurveillance.

Les caméras de surveillance privées c’est bien (ou mal, selon) mais c’est fixe, et par conséquent soit il en faut plusieurs pour une observation efficace du lieu à protéger, soit on doit faire avec les angles morts, même si on utilise un pied pivotant.

Une boîte japonaise a trouvé la parade. Mettant à profit le boom des drones personnels contrôlés à distance, Secom propose ce qu’elle présente comme le premier drone personnel de télésurveillance.

L’engin, qui est une version modifiée du drone de la firme allemande Ascending Technologies, à l’origine destiné à la prise de vue aérienne, est capable de détecter un mouvement anormal sur une aire définie et se mettre en mouvement pour shooter une petite vidéo-souvenir de ce qui est en train de se produire au sol dans une zone non couverte par une caméra fixe. Doté également d’un laser, ce quadricoptère espion est capable de suivre une personne en mouvement.

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Le dispositif, qui ne sera pas disponible avant avril 2014, sera fourni en location pour montant mensuel de 44 euros.

Après les smartphones, les smartdrones ?

Ces drones personnels, popularisés par le fameux AR.Drone de Parrot, démontrent chaque jour qu’ils ne sont pas de simples jouets, et que les applications dans le domaine professionnel vont être de plus en plus nombreuses. On pense évidemment en premier aux prises de vue aériennes : un documentaire diffusé hier soir sur France 3 précisait dans son générique que toutes les vues aériennes avaient été faites avec un hélicoptère radiocommandé. On pense aussi aux images de sport : toutes les vues aériennes de la course Audi à laquelle j’avais participé étaient faites avec un impressionnant drone à six rotors équipé d’un Canon 5D et d’une GoPro, que l’on peut voir en action sur cette photo que j’avais faite sur place. Mais il y a également le repérage, la recherche de personnes ou d’objets, l’intervention en zone dangereuse ou contaminée, et bien d’autres possibilités que nous n’imaginons peut-être pas encore.

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Les capacités de ces engins incroyables dépendront bien sûr de leur puissance, de leur taille et de leur autonomie, mais à l’heure où l’on parle de plus en plus de l’internet des objets, il semblerait que le vol en immersion (ou FPV – Firts Person View) ait de beaux jours devant lui. On attend les premières startups qui s’empareront du sujet.

C’est peut-être déjà fait d’ailleurs, puisque Chris Anderson, illustre rédacteur en chef de Wired, et précurseur du journalisme tech, a quitté récemment un poste confortable pour créer DYI Drones, un site et réseau social dédié au sujet, et qu’il caresserait d’importants projets dans ce domaine.

La décennie que nous venons de vivre fut celle des smartphones. La prochaine sera-t-elle celle des smartdrones ? Je serais Apple ou Samsung, je me pencherais sérieusement sur la question.

(source)


9 commentaires

  1. Comme le dit Étienne les problèmes viennent uniquement des batteries, la seule solution a court terme viendrait d un moteur thermique,plutot au électrique au prix d un encombrement bien plus important de nuisances sonores etc

  2. Les batteries vont faire comme le reste, comme sur les smartphones : leur autonomie va certainement beaucoup progresser dans les mois et années à venir. Ce ne sera plus un problème dans quelque temps, quand on atteindra 30mn à 1h d’autonomie en vol.

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