“Drone wall” ou mur antidrones, c’est le nom du projet initié par plusieurs pays de l’Union européenne en vue de sécuriser la frontière orientale qui a vu ces dernières semaines l’incursion de drones russes, notamment en Pologne. Les ministres de la défense de plusieurs États membres principalement situés à l’Est, se réunissent justement ce vendredi 26 septembre pour en discuter. Mais de quoi s’agit-il exactement, et comment cela pourrait-il fonctionner ?
Selon Les Échos, l’Europe pourrait mettre en commun ses systèmes de détection, de brouillage et d’interception afin d’assurer un maillage tout au long de ses frontières. Ce dispositif s’étendrait donc des pays baltes jusqu’en Roumanie. Outre ces technologies d’interceptions, le commissaire à la défense de l’UE, Andrius Kubilius, aimerait ajouter l’interconnexion des données.
L’UE muscle sa protection antidrones
Précisons que ce projet réunira sept États membres de l’UE : l’Estonie, la Lettonie, la Finlande, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie, ainsi que l’Ukraine. Pour déployer ce mur antidrones, le Vieux Continent a beaucoup à apprendre de l’Ukraine. Alors que les commandes publiques mettent parfois plusieurs années à se procurer des drones, tout peut se concrétiser en à peine plusieurs semaines dans ce pays. L’UE pourrait donc acheter des drones ukrainiens et en produire.
Parmi les besoins criants de nos pays : l’absence ou le faible nombre de drones intercepteurs qui font justement la fierté de cette nation dirigée par Volodymyr Zelensky. Ces derniers sont bien moins chers que des missiles sol-air et ils ont prouvé leur efficacité pour abattre les shahed utilisés par la Russie. Le Royaume-Uni, qui reste un allié militaire de l’UE et un membre éminent de l’OTAN, vient justement d’accélérer sur ce dossier.
Reste une question de taille, quid des moyens que souhaite allouer l’Europe à ce mur antidrones ? Comme le précise le journal économique, l’UE finance déjà 62 projets liés à cette initiative à hauteur de 910 millions d’euros via son fonds européen de défense. Une autre initiative conjointe avec l’Ukraine a été lancée en juillet dernier, BraveTech EU. Cette dernière associe les savoir-faire des deux parties en vue d’industrialiser des technologies déjà utilisées sur le front.
Signalons pour finir que l’OTAN, par l’intermédiaire de son secrétaire général, Mark Rutte, tient à afficher sa fermeté sur ce dossier : « Nous ne voulons pas que la Russie poursuive cette dangereuse stratégie, intentionnelle ou non, mais nous sommes prêts et disposés à continuer de défendre chaque centimètre carré du territoire allié ».
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