Un héros de mon enfance

Attendre toute la semaine le mardi matin.Rentrer de l’école à 11h30, jeter son cartable à peine la porte de l’appartement franchie, se précipiter dans sa chambre, ausculter parmi le bordel ambiant et enfin, enfin, saisir d’une main fébrile le dernier Spirou acheté par ma mère, numéro sorti tout frais des presses et qui sentait bon

Gaston LagaffeAttendre toute la semaine le mardi matin.
Rentrer de l’école à 11h30, jeter son cartable à peine la porte de l’appartement franchie, se précipiter dans sa chambre, ausculter parmi le bordel ambiant et enfin, enfin, saisir d’une main fébrile le dernier Spirou acheté par ma mère, numéro sorti tout frais des presses et qui sentait bon le papier, cette odeur que je n’ai jamais retrouvée.
Jeter un oeil rapide sur la couverture et aller tout de suite à la page 3.
Gaston, Melle Jeanne, Jules-de-chez-Smith-en-face, le chat con, la mouette rieuse, Monsieur DeMesmaker (caricature hyper réaliste et effrayante du grand patron salaud de capitaliste à cigare comme il en existait certainement beaucoup à l’époque).
Et le Gaffophone !
Le tout à la sauce un peu belge.

Il ne fait pas ses 50 ans hein ?


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