Voici un implant neuronal qui pourrait faciliter la vie de personnes atteintes d’épilepsie grave ou bien encore de la maladie de Parkinson. Il ramène à l’équilibre l’activité électrique en cas de problème.
Un implant neuronal sans fil pour la neuro-modulation
Certaines maladies neurologiques, comme par exemple les crises d’épilepsie ou bien encore la maladie de Parkinson, sont liées à des activités électriques anormales des cellules nerveuses du cortex cérébral. En stimulant électriquement certaines zones, de façon ciblée, il est possible de corriger ces problèmes. Différents dispositifs de neuro-modulation existent déjà et ont montré leur efficacité. Ces dispositifs destinés à ramener l’équilibre de l’activité électrique du cerveau souffrent cependant de certains défauts gênants. Les choses pourraient cependant évoluer avec ce prototype.
Appelé dispositif de neuro-modulation sans artéfact par les scientifiques de l’Université de Berkeley qui l’ont mis au point, ce prototype représente une avancée majeure dans le domaine de la neuro-modulation. En effet, selon une étude publiée dans la revue « Nature Biomedical Engineering » en début de semaine, ce dispositif résout beaucoup de problèmes dont souffrent les modèles précédents. Parmi ceux-ci, les limitations de taille, mais aussi la collecte bruyante de données.
Il s’agit vraisemblablement d’une des voies à suivre afin de mieux lutter contre certaines des affections neurologiques les plus répandues dans le monde. Pour le moment, l’implant sans fil a été testé avec succès sur des primates mais pas sur des humains. La grande différence de ce dispositif avec ses prédécesseurs est qu’il fonctionne en boucle fermée.
Le futur implant utilisera l’intelligence artificielle ?
Cet implant utilise un réseau d’électrodes qui peut, premièrement, interpréter l’activité électrique du cerveau et, ensuite, émettre des chocs électriques thérapeutiques adaptés. Les autres implants ne pouvant remplir que l’une de ces deux fonctions mais pas les deux.
Les chercheurs de l’Université de Berkeley souhaitent perfectionner encore leur implant en lui ajoutant un système d’intelligence artificielle afin que l’implant interprète encore mieux les signaux du cerveau. Cependant, avant de passer à cette étape, les scientifiques devront tester leur implant sur des volontaires. Il faudra sans doute patienter encore quelques années avant qu’un tel dispositif ne soit disponible.
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