« Le solaire et l’éolien ne sont plus des technologies marginales ; ils sont le moteur du système énergétique mondial ». Cette déclaration de Sonia Dunlop, PDG du Global Solar Council, en dit long sur les évolutions intervenues au niveau énergétique dans le monde au cours de ces dernières années. Le groupe de réflexion Ember vient justement de dévoiler un rapport à ce sujet pour le premier semestre 2026. Il révèle un vrai basculement.
Pour la première fois en effet, l’offre d’énergie solaire et éolienne devance la demande mondiale. Citée dans cette analyse, Małgorzata Wiatros-Motyka, analyste senior en électricité chez Ember, n’y va ainsi pas par quatre chemins :
Nous observons les premiers signes d’un tournant décisif. L’énergie solaire et éolienne connaît désormais une croissance suffisamment rapide pour répondre à la demande mondiale croissante en électricité. Cela marque le début d’un changement où l’énergie propre suit le rythme de la croissance de la demande.
Les États-Unis et l’Union européenne à la traîne
Dans le détail, la demande mondiale d’électricité a crû de 2,6 % au cours des six premiers mois de l’année, soit 369 térawattheures (TWh). De son côté la production d’énergie solaire s’est envolée à 306 TWh (+31 % sur un an), tandis que l’éolien a progressé lui aussi et permis de produire 97 TWh.
Au même moment, la production de charbon a diminué de 0,6 % (-31 TWh), celle de gaz de 0,2 % (-6 TWh) et la production fossile globale de 0,3 % (-27 TWh). En conséquence, la part des énergies renouvelables dans la production mondiale d’électricité est passée de 32,7 % à 34,3 %, tandis que celle du charbon a reculé de 34,2 % à 33,1 %.
Ces évolutions cachent de vraies disparités au niveau mondial. Ainsi, la production d’énergie fossile a diminué en Chine et en Inde, alors que ces deux pays sont pourtant très friands de cette source pour l’électricité. Mais ce n’est pas le cas pour les États-Unis où la production d’énergies fossiles a augmenté et l’arrivée au pouvoir de Donald Trump pourrait bien accélérer cette tendance.
Mauvais signal pour l’Union européenne également. D’après Ember, « le charbon et le gaz ont légèrement augmenté pour compenser la baisse de la production d’énergie éolienne, hydraulique et bioénergétique ».
Cela n’altère pas pour autant l’optimisme de Małgorzata Wiatros-Motyka qui conclut : « Alors que les coûts des technologies continuent de baisser, le moment est idéal pour profiter des avantages économiques, sociaux et sanitaires liés à l’utilisation accrue de l’énergie solaire, éolienne et des batteries. » Pour approfondir le sujet des énergies renouvelables, n’hésitez pas à consulter notre dossier très complet ici.
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