Tout ne s’est pas passé comme prévu, alors que les passagers hollandais du navire de croisière MV Hondius ont été accueillis au centre hospitalier universitaire Radboud, à Nimègue, dans l’est des Pays-Bas.
Ainsi, alors qu’ils traitaient un patient positif à l’hantavirus, douze membres du personnel ont été placés en quarantaine, car ils n’ont pas correctement suivi les procédures, rapporte France Info. Ces bévues ont été commises lors d’un prélèvement sanguin et de l’élimination de l’urine de la personne infectée.
L’établissement précise à cet égard que ces derniers seront confinés « pendant six semaines à titre de précaution, même si le risque d’infection est faible ». Lors du prélèvement de sang du patient, la procédure standard a été utilisée, sauf qu’en raison de la nature dangereuse du virus, il aurait dû être traité de manière plus stricte, explique l’hôpital. Il en va de même lors l’élimination de l’urine.
Cité par le média public, la présidente du conseil d’administration de l’hôpital, Bertine Lahuis, commente ainsi la situation : « Nous regrettons que cela se soit produit dans notre centre médical universitaire. Nous allons examiner attentivement le déroulement des événements pour en tirer des enseignements et empêcher que cela ne se reproduise à l’avenir ».
Hantavirus : un premier cas en France
Pour rappel, les événements se précipitent dans ce dossier depuis quelques heures. Alors que les passagers du MV Hondius ont pu rentrer dans leurs pays respectifs, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé, ce lundi 11 mai, sur France Inter que les tests sur une passagère Française qui présentait des symptômes lors de son retour dans l’Hexagone se sont révélés positif.
Elle précise ainsi : « Dans les cinq Français, une des personnes pendant le voyage a eu des symptômes » et son état s’est « dégradé cette nuit », puis « les tests sont revenus positifs à l’hantavirus ».
Cette dernière se trouve actuellement dans un hôpital spécialisé dans les maladies infectieuses. « Quand on se dégrade avec ce virus, on peut avoir un pronostic vital engagé, c’est peut-être le cas de cette personne », ajoute la ministre.
Toujours selon elle, on compte actuellement 22 cas contact « plus ou moins proches » en France. Parmi elles, cinq personnes se trouvaient sur la croisière, dont la patiente contaminée, tandis que d’autres avaient pris le premier avion de rapatriement et certaines ont embarqué dans un deuxième avion.
Pour gérer ce début d’épidémie, chaque pays semble appliquer ses propres règles et cela peut entraîner certains couacs comme nous venons de le voir dans cet hôpital hollandais.
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