- Un nouveau traitement vient d’entrer en essai clinique après 18 ans de recherche
- Il est nommé AOH1996, en mémoire d’une jeune fille de 9 ans, morte d’un cancer
- Un autre médicament, produit à Lyon, pourrait aider à la guérison
Elle pourrait bien sauver des milliers de vies. La nouvelle molécule l’AOH1996 vient de recevoir l’accord de la FDA pour passer des essais cliniques. Le traitement s’est déjà montré très efficace en laboratoire. De quoi alimenter de grands espoirs dans la lutte contre le cancer.
Comme le rapporte le New York Post, tout commence il y a 18 ans. La scientifique Linda Malkas fait alors la rencontre d’Anna Olivia Healey, âgée de seulement 9 ans. Anna est atteinte d’un neuroblastome, un cancer infantile touche près de 150 enfants par an en France.
Quelques semaines après leur rencontre, la jeune fille décède. Son père Steve fait alors un chèque de 25 000 dollars à Linda Malkas et son centre de recherche pour « trouver un traitement » afin de combattre cette terrible maladie. Après 18 ans de travail acharné, Linda Malkas vient de publier les résultats de sa molécule AOH1996, nommée ainsi en hommage à son ancienne patiente.
Un traitement révolutionnaire ?
Lors des tests effectués en laboratoire, le traitement a réagi de façon exceptionnelle. Il a en effet été capable de cibler uniquement les cellules cancéreuses afin de les affaiblir et voir et de les détruire. Combiné à une chimiothérapie classique, ce nouveau traitement pourrait être d’une grande aide pour lutter contre les neuroblastomes et tous les autres types de cancer.
Pour la chercheuse le début des essais cliniques marque une nouvelle aventure prometteuse. Si ces derniers sont concluants, l’AOH1996 pourrait se retrouver dans nos hôpitaux autour de l’an 2030. « Il était trop tard pour Anna, mais à présent nous avons la possibilité d’aider d’autres personnes comme elle. »
D’autres traitements en cours de test
En plus de la molécule AOH1996, d’autres traitements sont aujourd’hui en phase d’essais cliniques plus ou moins avancés dans la lutte contre le cancer. En France le chercheur du CNRS Patrick Mehlen vient de mettre en lumière l’effet d’un anticorps qui permet de stabiliser et voir et de réduire la taille des métastases.
Ces travaux viennent d’être publiés dans la prestigieuse revue scientifique Nature au travers de deux articles complémentaires. Le premier explique comment la protéine Netrin 1, produite par les cellules cancéreuses, résiste aux chimiothérapies et immunothérapies.
Le second article revient lui sur le rôle de l’anticorps NP137 dans le blocage de cette protéine. Il a été mis au point par le laboratoire Netris Pharma à Lyon. Pour Cédric Blanpain, co-auteur de ces études, il s’agit là de « l’aboutissement de deux ans de recherche. »
Cette découverte pourrait complètement changer la façon dont nous luttons contre le cancer. En effet 90 % des décès liés à cette maladie sont causés par des métastases. S’il est possible de les arrêter, les chances de guérison des patients pourront remonter en flèche.
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Ca fait juste 60 ans qu’on a des articles comme ca tout les mois, résultat, les cancers sont toujours la
un peu de fact checking
selon le très serieux site Science Based Medicine ; expert reaction to study on use of small molecule ligand AOH1996 for inhibiting tumour growth in animals
A study published in Cell Chemical Biology looks at the use of a small molecule for selective chemotherapy.
“Le soutien à l’affirmation dans l’article selon laquelle leur principal agent anti-PCNA AOH1996 “tue les cellules cancéreuses” semble quelque peu limité, ce qui est décevant. Les données sur la destruction des cellules, ou bien la perte de formation de colonies (capacité à se diviser), ne sont fournies que pour 3 lignées de neuroblastomes humains, et montrent seulement que certaines cellules par culture ont été tuées, pas toutes.”
etc.