La néobanque britannique Revolut est en train de préparer un virage important dans la cryptographie. Et cela ne concerne pas uniquement son application et les modalités de transferts des jetons. Cette semaine, deux sources proches de l’établissement ont dit que Revolut songeait à lancer sa propre cryptomonnaie.
Une cryptomonnaie Revolut
À la manière de la plateforme d’échange Binance en Chine, avec le Binance Coin (BNB), Revolut voudrait son propre jeton. Le BNB est classé en cinquième position des plus importantes cryptomonnaies de la Terre et sa capitalisation frôle les 50 milliards de dollars. L’une des deux sources interrogées par CoinDesk a confirmé que Revolut ne travaillait pas sur un stablecoin adossé à une monnaie fiduciaire.
Selon les sources, aucune date de lancement ne pourra être précisée ces prochains jours. Revolut est tributaire des autorités locales, autrement dit de la Financial Conduct Authority (FCA) au Royaume-Uni. Contactée, la néobanque a refusé tout commentaire sur cette rumeur. Pour l’heure, aucune autre banque et néobanque n’a évoqué son intention de se lancer dans la cryptographie.
Mais Revolut se distingue aussi par son acceptation des cryptomonnaies. Depuis quelques mois, les 16 millions d’utilisateurs de la néobanque peuvent accéder à plus de 50 jetons différents, les détenir sur l’application et bientôt les transférer vers d’autres portefeuilles. À Dallas, aux États-Unis, Revolut paie également l’abonnement de ses salariés aux locaux de WeWork en Bitcoin.
Comme le rappelle CoinDesk, Revolut tire aujourd’hui ses revenus d’une part conséquente de son activité en tant que plateforme d’échange de cryptomonnaie. La part dans ses revenus serait de l’ordre de 20 % selon les dernières données communiquées au mois de juin. À l’avenir, Revolut pourrait aussi bien devenir rentable grâce à son activité en tant que vendeur de billets d’avion, de réservation de voiture de location, ou encore d’hôtel. L’application cherche à devenir une « super-app » capable de répondre à tous les besoins de paiement de ses clients.
« De plus en plus d’entreprises entrant dans un modèle commercial où elles vendent beaucoup de produits plutôt qu’un produit à ligne unique ». Nikolay Storonsky (PDG de Revolut)
À ne pas oublier également, Revolut commence à converger ses plans vers une introduction en bourse. Il s’agit de son prochain défi, à la manière de N26 son concurrent. Dans une interview à Bloomberg, Nikolay Storonsky (PDG de Revolut) l’évoquait. « Pour réussir une introduction en bourse, nous devons avoir un chiffre d’affaires d’au moins quelques milliards de dollars par an », annonçait-il.
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