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Une taxe de 8 % sur les tickets-resto ? Voici ce que cela va vraiment changer pour vous

Le gouvernement entend s’attaquer aux titres-restaurant pour lutter contre le déficit budgétaire.

Au quotidien, les titres-restaurant font le bonheur de 5,5 millions de Français. Véritable avantage, ils permettent de régler l’addition au restaurant ou de payer une partie des courses dans les supermarchés.

Alors que la possibilité d’acheter des produits alimentaires non-consommables directement était ébranlée en ce début d’année, une nouvelle menace plane au-dessus des titres-restaurant dès 2026. Face au déficit budgétaire, les tickets-resto, les chèques vacances et autres chèques-cadeaux ou avantages sociaux financés par le CES pourraient bien être taxés à hauteur de 8%.

Les titres-restaurant, dans le viseur du gouvernement

Ce mercredi 15 octobre 2025, le ministre de l’Économie Roland Lescure a affirmé la volonté du gouvernement d’instaurer une contribution patronale de 8% sur les titres-restaurant ainsi que les chèques vacances. Ainsi, les patrons devront participer à la lutte contre le déficit budgétaire.

Avec cette mesure inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, le gouvernement compte bien chercher l’argent là où il y en a. À l’heure où le gouvernement a pour objectif de ramener le déficit public à 4,7% du PIB l’année prochaine, contre 5,4% aujourd’hui, le gouvernement y voit une solution efficace. Effectivement, selon ses estimations, cette contribution patronale sur tous les titres-restaurant, les chèques cadeaux et autres avantages sociaux financés par le CSE rapporterait près 1 milliard d’euros.

Au cours des dernières années, la valeur des titres-restaurant a progressé “à un rythme très supérieur” à celui des salaires. On note une augmentation moyenne de 7,8% par an entre 2018 et 2023, contre une hausse de seulement 4,1% pour les salaires d’après la Cour des comptes, qui recommandait déjà d’instaurer un prélèvement social sur ces dispositifs l’année dernière.

Afin de faire avaler la pilule aux entreprises, le gouvernement souligne que ces compléments de salaire “bénéficient aujourd’hui de régimes sociaux très avantageux pouvant aller jusqu’à l’exonération totale de prélèvements”. Avec la mise en place de cette contribution patronale de 8%, il espère “renforcer l’équité contributive entre les salariés, le traitement favorable des compléments de salaire bénéficiant aujourd’hui davantage aux salariés à hauts revenus”.

Malgré ces justifications, cette taxe sur les chèques vacances ou encore les titres-restaurant pourrait bien refroidir des entreprises, notamment des PME, d’accorder ces dispositifs à leurs salariés. Certaines risqueraient même de ne plus mettre en place ces offres, car elles seraient plus coûteuses.

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