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Une usine de fusées russes explose : l’Ukraine s’en prend au programme spatial de Poutine

Le site industriel situé dans la région de Samara, en Russie, a été touché par des missiles de croisière ukrainiens lancés depuis le sol. Un bâtiment responsable de la production électronique aurait été touché.

Les fusées Soyouz traversent une période difficile en Russie. Après un pas de tir endommagé qui a bloqué le programme spatial de la fin du mois de novembre l’année dernière au mois de mars cette année (au Kazakhstan), l’Ukraine s’en est pris à la production du matériel spatial de Vladimir Poutine. Samedi 15 août, Volodymyr Zelensky a déclaré que son pays avait frappé le centre spatial Progress Rocket.

Situé à 900 kilomètres de la frontière, dans la région de Samara, « l’une des entreprises clés de Roscosmos, le Centre Progress, impliqué notamment dans la production électronique, a été touchée » a déclaré le président ukrainien sur X. Il précisait alors que « des missiles Flamingo ont été utilisés », en référence aux FP-5, un missile de croisière produit par l’entreprise Fire Point et révélé au mois d’août 2025.

Lancés depuis le sol, ces missiles ont donc touché le site de production russe, où est assemblé le Soyouz-2. Cette fusée est la seule à faire le pont entre Moscou et l’orbite basse, et notamment la Station spatiale internationale (ISS). La plus récente Soyouz-5 y est aussi produite, tout comme des satellites militaires, capables d’être mis en orbite par le biais de la Soyouz-2, d’une capacité d’emport d’environ 8 tonnes (à des fins civiles et militaires).

On ignore à ce jour si le programme civil russe sera impacté par ces récents bombardements. Comme le rappelait Eric Berger, journaliste spécialiste en aéronautique chez Ars Technica, Russian Space Web avait rapporté précédemment que la demande pour les fusées Soyouz avait dépassé les capacités de production, et que ce dépassement se mesurerait de 30 à 50 % sur la période de 2027 à 2030.

En frappant un site spatial comme celui de Samara, l’Ukraine cherche à limiter la capacité de la Russie à surveiller le champ de bataille et à maintenir ses réseaux de communications militaires. Une autre cible stratégique concerne les sites de produciton du propergol solide, un carburant pour fusée utilisé aussi dans les missiles et systèmes de lance-roquettes. La Russie abrite un centre de ce calibre à Kamensky, dans la région de Rostov, relativement proche de l’Ukraine.

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