N’y allons pas par quatre chemins : le système universitaire américain est un véritable panier de crabes, et les frais de scolarité de certaines institutions (Université d’Harvard, par exemple) sont tellement élevés que nombre d’étudiants se retrouvent dans des situations financières extrêmement fragiles. Prêts fédéraux ou privés aux intérêts démentiels, jobs ingrats sur le campus ou en dehors, ceux qui n’ont pas la chance d’être nés dans une famille aux revenus importants doivent se démener pour réussir à s’inscrire dans l’enseignement supérieur. Au pays de l’Oncle Sam, rien n’est gratuit : santé ou éducation, il faut mettre la main au portefeuille pour s’assurer un avenir correct et vivre sans avoir peur de la faillite pour un simple passage à l’hôpital.
Dans cette Amérique profondément malade, rongée par les dettes étudiantes, un donateur inconnu a décidé d’offrir à l’Université de Washington (Seattle) un cadeau qui vaut son pesant d’or. Sorti de nulle part, il a offert plus de 50 millions de dollars pour couvrir les frais de scolarité des futurs étudiants en sciences de laboratoire médical (Medical Laboratory Science). Une filière essentielle n’intéressant normalement pas les philantrophes, mais qui pourra compter sur ce joli chèque, car il assurera sa bonne marche pendant un demi-siècle.
Étudier sans se ruiner : merci M. X !
C’est Tim Dellit, doyen de la faculté de médecine, qui a annoncé la bonne nouvelle, devant un parterre d’une trentaine d’étudiants médusés. Parmi eux, Jasmine Wertz, les yeux remplis de larmes, a simplement lâché : « Je suis vraiment sous le choc… bouleversée. Immensément reconnaissante ».
Nous avons la chance, en France, que nos plus prestigieuses universités publiques restent tout de même accessibles en échange de plusieurs centaines d’euros par année. L’Université de Washington, même si elle est loin d’être la plus onéreuse, une année coûte entre 8 000 et 10 000 dollars par étudiant.
Le don étant à destination des étudiants qui travailleront plus tard à diagnostiquer et à prévenir l’émergence des maladies, il permettra, indirectement, d’investir dans le potentiel du pays à prévoir d’éventuelles crises sanitaires. Dellit en a d’ailleurs profité pour féliciter et rassurer ses étudiants sur l’importance de leur future profession, en leur déclarant qu’ils étaient « le ciment qui maintient tout notre système de santé en place » et des « héros méconnus » qui œuvrent dans l’ombre pour permettre à ce secteur de ne pas couler.
Grâce au don, le programme pourra également accueillir plus d’étudiants, qui passera de 70 à 100 étudiants sur la prochaine décennie. Le donateur, qui n’a évidemment pas donné son identité, a laissé néanmoins sous-entendre qu’il « avait un lien avec ce programme ». Peut-être un ancien étudiant qui a fait fortune ? Un ex-professeur qui a hérité ? Nous ne le saurons jamais ; le seul indice qu’il a laissé étant qu’il adore la chaîne de fast-food Dick’s, emblématique de la région de Seattle. Pour célébrer l’annonce, les plateaux étaient d’ailleurs remplis de burgers préparés par ces restaurants. Si un jour une statue lui est dédiée, peut-être tiendra-t-elle un cheeseburger dans la main droite ?
- Aux États-Unis, un donateur anonyme a financé cinquante ans de frais de scolarité pour les étudiants en laboratoire médical de l’Université de Washington.
- Ce soutien va soulager des promotions entières et renforcer une filière essentielle à la détection et à la gestion des maladies.
- Le programme va pouvoir former davantage d’étudiants sur les dix prochaines années grâce à ce don, dépassant les 50 millions de dollars.
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