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USA : l’état de l’Illinois régule l’usage de l’IA lors des entretiens d’embauche

Le dispositif constitue un premier pas pour mieux encadrer cette pratique mais il ne sera pas encore très efficace.

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© www_slon_pics (via Pixabay)

Fin 2018, Amazon a dû mettre fin à une expérimentation pourtant très prometteuse. L’entreprise utilisait une intelligence artificielle pour trier parmi les candidatures reçues. Problème : cette dernière se comportait de manière totalement sexiste et éliminait tous les CV contenant le mot « femme ».

Cet épisode illustre bien les problèmes rencontrés par ces dispositifs qui se comportent souvent de manière lapidaire en exécutant les consignes programmées dans leur algorithme. Il est également reproché de ne ne fournir aucun moyen de savoir les points positifs et négatifs de l’entretien.

Mieux protéger les candidats en cas de refus

Face à ces problèmes, l’état de l’Illinois a décidé de réagir. Depuis le 1er janvier dernier, l’Illinois Artificial Intelligence Video Interview Act est entré en vigueur. Cette loi est une première aux États-Unis. Elle oblige les entreprises à informer les candidats lorsqu’une IA est utilisée dans le processus de recrutement. Les sociétés sont également tenues d’expliquer comment fonctionne la technologie et comment cette dernière va s’y prendre pour les évaluer.

Une fois toutes ces démarches effectuées, elles doivent obtenir le consentement de la personne examinée. Des mesures sont également prévues pour empêcher le partage des vidéos avec des individus n’intervenant pas dans la sélection des candidatures. Enfin, le candidat peut demander la destruction des images dans les trente jours suivant l’entretien.

Ces mesures sont donc un grand pas en avant en matière de régulation du recours à l’intelligence artificielle. Elles risquent cependant de montrer assez rapidement leurs limites à en croire certains spécialistes des ressources humaines. Interrogée par le Chicago Tribune, Anita Jenke, directrice de la Career Transitions Center de Chicago explique : «Les candidats peuvent refuser d’avoir un entretien vidéo, mais la loi n’exige pas que les employeurs proposent une alternative. » Dès lors, les aspirants peuvent toujours refuser de se livrer à l’examen de l’IA mais ils risquent fort de voir leur candidature écartée sans aucune possibilité de recours.

Les concepteurs du texte ont bien conscience de ses failles. Ils précisent déjà travailler sur la suite. Un autre projet de loi pourrait en effet rapidement voir le jour. Il mettrait en place une protection pour les candidats qui refusent de consentir à un entretien d’embauche géré par une IA. L’élimination automatique serait ainsi rendue illégale.

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