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Le vainqueur de Roland Garros 2026 a eu recours à une centaine d’injections avant de jouer

Alexander Zverev vient de soulever son premier trophée du Grand Chelem, mais son parcours était loin d’être simple. Entre d’importantes douleurs au dos et la gestion de son diabète, il révèle avoir eu recours à près d’une centaine d’injections avant de fouler les courts parisiens.

Le 7 juin dernier, Alexander Zverev a enfin fait taire les critiques qui doutaient de sa capacité à remporter un titre majeur. L’Allemand a soulevé son premier trophée du Grand Chelem sur la terre battue de Roland-Garros, au terme d’une finale disputée face à l’Italien Flavio Cobolli.

Et le tableau s’est dégagé en sa faveur dès les premiers tours. Carlos Alcaraz, triple tenant du titre, a dû déclarer forfait avant le tournoi pour blessure. Jannik Sinner et Novak Djokovic, eux, sont tombés respectivement au deuxième et au troisième tour. Zverev s’est ainsi retrouvé tête de série la mieux classée encore en lice, avec toute la pression que cela suppose.

Une pression qu’il a su gérer. De quoi mettre fin à une série noire en finale de Grand Chelem : c’était sa quatrième tentative au plus haut niveau, après trois échecs consécutifs. Mais le sportif a dû littéralement souffrir pour en arriver là.

Roland Garros
© Leonard Zhukovsky / Shutterstock.com

Entre mal de dos et diabète

Car dans une interview accordée au quotidien allemand BILD, Zverev a levé le voile sur l’ampleur du traitement qu’il a suivi avant son sacre. En cause, des douleurs récurrentes au dos, traitées par le docteur Hans-Wilhelm Müller-Wohlfahrt, médecin de l’équipe nationale allemande de football pendant 23 ans, et du Bayern Munich.

« En décembre, il m’a fait beaucoup d’injections. Peut-être pas 70, mais certainement autour de 60. Grâce à lui, j’ai pu jouer cette année sans douleur », confie le tennisman. Après le Masters de Rome, il est retourné le consulter et a reçu 40 injections supplémentaires dans le dos, juste avant Roland-Garros. « Il a clairement joué un rôle important dans ce titre et m’a énormément aidé », estime-t-il.

Mais ce n’est pas tout. En plein quatrième set de la finale contre Cobolli, Zverev s’est injecté de l’insuline sur le banc pour gérer son diabète de type 1. Une scène qui n’a rien d’anodin, puisqu’elle a longtemps été source de tensions avec les organisateurs du tournoi.

En 2023, l’Allemand racontait déjà avoir été contraint d’utiliser ses pauses toilettes pour s’injecter de l’insuline, faute d’autorisation claire pour le faire sur le court. « Je n’ai que deux pauses toilettes par match, mais en cinq sets, il m’arrive de devoir m’injecter quatre ou cinq fois », expliquait-il à l’époque à Eurosport Allemagne.

La situation a heureusement évolué depuis. Le joueur a obtenu une exemption thérapeutique de l’Agence internationale d’intégrité du tennis, qui l’autorise à utiliser l’insuline pour réguler son taux de glycémie. Et à Roland-Garros, il a fini par obtenir gain de cause : il peut désormais s’injecter sur le court, sans restriction, pendant les changements de côté.

  • Alexander Zverev a remporté son premier titre du Grand Chelem à Roland-Garros, après trois échecs en finale majeure.
  • Avant le tournoi, il a reçu près de 100 injections dans le dos pour soigner des douleurs chroniques, en plus de sa gestion quotidienne du diabète de type 1.
  • Il a aussi obtenu le droit de s’injecter de l’insuline directement sur le court, mettant fin à des années de restrictions jugées absurdes par le joueur.

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Par : Gouvernement français
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