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Des physalies venimeuses ferment de nombreuses plages françaises : attention, ce n’est pas une méduse, voici comment retirer le venin

La côte landaise fait face à une invasion massive de physalies, ces animaux fascinants aux allures de méduses. Plusieurs plages sont interdites à la baignade… Et on comprend pourquoi ! Attention à la piqûre, pour vous et pour votre chien.

Depuis plusieurs jours, le littoral des Landes subit une invasion inattendue et très dangereuse. De Tarnos à Biscarrosse, en passant par des stations balnéaires prisées comme Hossegor, Capbreton, Vieux-Boucau ou Mimizan, de nombreuses plages ont dû fermer temporairement par mesure de précaution. Les drapeaux rouges et violets, hissés bien haut au niveau des postes de secours, signalent aux vacanciers un danger invisible : la présence massive de physalies venimeuses.

De quoi perturber considérablement la saison estivale, d’autant que les conditions météorologiques sont propices à la baignade. En cause, notamment, la température de l’eau avoisinant les 25 degrés Celsius par endroits, une valeur anormalement élevée pour cette zone de l’Atlantique. Mais alors, pourquoi ne peut-on pas se baigner et pourquoi c’est si dangereux, pour vous mais aussi pour votre chien ?

Qu’est-ce qu’une physalie et pourquoi n’est-elle pas une méduse ?

Souvent confondue avec une méduse, la physalie (Physalia physalis), aussi surnommée galère portugaise ou vessie de mer, est une espèce de siphonophores marins. C’est-à-dire une colonie d’organismes marins génétiquement identiques, appelés zoïdes. Il ne s’agit pas d’un individu unique, mais d’un assemblage de plusieurs unités spécialisées qui fonctionnent ensemble comme un seul et même organisme.

Elle est reconnaissable à son pneumatophore, un flotteur violacé ou bleuté en forme de bulle translucide mesurant jusqu’à 30 centimètres, qui lui fait office de voile à la surface de l’eau. En dessous, l’animal dispose de longs tentacules perlés qui peuvent atteindre plusieurs mètres, et possèdent des millions de cellules venimeuses.

Comment reconnaître une brûlure de physalie ?

Si un être humain entre en contact avec les tentacules d’une physalie, il ne s’agit pas d’une simple brûlure thermique, mais d’une véritable envenimation. Les milliers de micro-cellules urticantes disséminées le long de ses tentacules agissent comme de minuscules harpons qui injectent un cocktail toxique dès qu’ils effleurent un baigneur.

La douleur est immédiate, fulgurante et intense, souvent comparée à une violente décharge électrique ou à un coup de fouet. Rapidement, des lésions caractéristiques apparaissent sous la forme de traînées rouges et de traces zébrées qui épousent fidèlement la forme du contact. De même, le venin provoque l’apparition de papules, de plaques inflammatoires et de vésicules ou de cloques comparables à celles observées lors d’une brûlure au second degré.

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Quel est cet étrange animal qui est apparu sur les plages françaises ? Non, ce n’est pas une méduse mais une physalie. Ses filaments provoquent de violentes brûlures. Il ne faut surtout pas mettre d’eau douce qui aggraverait la piqûre en libérant plus de venin. La solution : de la mousse à raser et un carton rigide pour retirer les tentacules puis se rincer à l’eau de mer. Les vacances d’été ne viennent malheureusement pas sans leur lot d’incidents ! « Enquête de santé : ces gestes qui sauvent votre été » est disponible sur france.tv. (📌 lien en bio) #physalie #danger #sensibilisation #plages #onregardequoi

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Que faire en cas de brûlure ? Ne surtout pas uriner ou utiliser de l’eau douce !

Les réflexes traditionnels face aux brûlures sont à proscrire : il ne faut surtout pas utiliser d’eau douce, de glaçons ou frotter la zone. Car toute agression mécanique ou thermique libérerait des toxines supplémentaires. La prise en charge doit ainsi suivre un protocole précis :

  • Retirer les tentacules en douceur : Ne touchez jamais les filaments à mains nues. Saupoudrez la zone de sable sec, puis utilisez un support rigide, comme une carte bancaire ou le dos d’une lame, pour éliminer délicatement les résidus et le sable en même temps.
  • Rincer à l’eau de mer : Nettoyez la zone uniquement avec de l’eau salée. L’eau douce est formellement interdite, car sa variation osmotique ferait éclater les cellules urticantes restantes.
  • Neutraliser et soulager : Si vous en avez, appliquez du vinaigre blanc pendant 30 secondes. Évitez absolument le jus de citron, l’alcool ou l’urine. Ensuite, plongez la zone touchée dans de l’eau très chaude durant une vingtaine de minutes pour détruire les protéines du venin et calmer la douleur.

Quand consulter en urgence ? Rendez-vous immédiatement au poste de secours ou appelez le 15 si la brûlure s’étend sur une large surface (particulièrement chez un enfant), ou en présence des symptômes systémiques : difficultés respiratoires, vertiges, nausées, sueurs froides ou malaises.

Dans les Landes, les services de secours surveillent la situation heure par heure pour rouvrir les zones dès que possible, mais la vigilance reste de mise sur l’ensemble du littoral.

  • La prolifération de physalies sur la côte landaise entraîne la fermeture temporaire de plusieurs plages par mesure de sécurité.
  • Leur venin provoque une douleur fulgurante et des lésions cutanées sévères.
  • En cas de contact, il faut retirer les tentacules avec du sable, rincer exclusivement à l’eau de mer et appliquer de l’eau chaude, en évitant absolument l’eau douce.

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Par : Gouvernement français
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