- Le marché des smartphones est en déclin depuis l’an dernier
- Apple s’en sort mieux que tous les autres
- Les licenciements s’enchaînent pour tenter de réduire l’impact de la crise sur les revenus des fabricants
– 14,6 % : c’est la décroissance phénoménale du secteur des smartphones entre le premier trimestre 2023 et la même période l’année précédente, selon une nouvelle étude du cabinet spécialisé IDC. Celui-ci n’en est pas à son coup d’essai et publie régulièrement ses analyses en la matière, étant suivi de près par de nombreux investisseurs des marques les plus vendues de la planète. Parmi celles-ci, Samsung, qui voit ses chiffres de vente baisser de 18,9 % sur la même période, contre – 2,3 % pour Apple : le meilleur score.
Des nombres qui se traduisent aussi avec les prix affichés désormais en magasin : de 909 euros pour un iPhone 13 avec 128 Go de stockage interne en 2022, le prix est par exemple passé à 1 019 euros pour son successeur. La fiche technique est pourtant presque la même, d’ailleurs c’est là l’apparat de la plupart des constructeurs depuis quelques années maintenant. L’innovation se fait de plus en plus rare, avec des mises à jour mineures au fil des générations, préparant peut-être inconsciemment le terrain pour de nouveaux modes de communication.

Comment limiter la casse ?
Pour tenter de lutter contre cette conséquence – ou facteur, qui sait – de l’inflation sur les revenus, les fabricants rivalisent d’ingéniosité. Du côté d’Apple, on met notamment le paquet sur les mobiles reconditionnés, bien plus abordables, mais avec une nouvelle batterie sous le capot ainsi qu’un écran sans rayures. La firme dispose même de son propre robot de recyclage, qui vient récupérer les matériaux usagés d’anciens mobiles pour les revaloriser par la suite.
Avec ceci, il est aussi question de main-d’œuvre : chez Xiaomi (- 23,5 %), par exemple, des centaines de salariés ont été remerciés du jour au lendemain juste avant les fêtes de fin d’année. De son côté, Google, qui commercialise les Pixel, est allé encore plus loin en mettant à la porte pas moins de douze mille employés. Certains enseignements sont peut-être aussi à tirer des éditeurs d’apps, comme Spotify qui, dans ses derniers résultats financiers, explique avoir réduit la voilure des investissements en marketing afin de réduire les pertes.
Oppo limite la casse
Alors que mis à part Apple la plupart des marques les plus populaires connaissent une dégringolade à deux chiffres, il existe toutefois un constructeur qui semble contenir les dégâts. Il s’agit d’Oppo (- 6,7 %), entreprise chinoise dont le Find F2 Flip pliable semble continuer de conquérir les foules malgré la récession. Et pour cause, ses caractéristiques techniques offrent un rapport qualité/prix qui a de quoi séduire : écran de 6,8 pouces déplié, appareil photo avec une définition de cinquante mégapixels, batterie de 4 300 mAh pour tenir facilement la journée… Facture : autour des mille euros, selon le vendeur.
Plus abordable, le A17 du même fabricant propose pour sa part une dalle de 6,56 pouces avec 5 000 mAh d’autonomie pour 4 Go de mémoire vive. Tarif : près de 180 euros, mais sans clapet et avec seulement 4 Go de mémoire vive contre le double pour le Find F2 Flip.
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