S’il y a bien un scandale récent de l’industrie automobile qui a fait coulé de l’encre, c’est celui du dieselgate. L’affaire avait éclaboussé plusieurs constructeurs qui avaient délibérément trafiqué leurs résultats d’émissions polluantes. Une fraude gigantesque, qui a coûté très cher aux coupables. Aujourd’hui, c’est Mercedes qui se retrouve sous les feux des projecteurs pour des allégations semblables. De quoi parler d’un nouveau dieselgate ?
Des dispositifs suspicieux à l’origine des doutes
Les soupçons concernant le constructeur de Stuttgart ne datent pas d’hier. À l’époque, c’est un expert en automobile, Félix Domke, qui avait pointé du doigt le constructeur pour son utilisation de logiciels frauduleux dans l’espoir de passer outre les normes antipollution.
Un nouveau rapport émis par l’Autorité Fédérale des Transports allemands (KBA) et mis en lumière par une association environnementale (Deutsche Umwelthilfe) vient intensifier les soupçons qui pesaient déjà sur Mercedes.
Le document révèle ainsi que le constructeur aurait usé de dispositifs d’arrêt dans certains véhicules. Ces dispositifs auraient ainsi la capacité de jouer sur les systèmes d’antipollution selon les températures extérieures. Résultat : les véhicules en questions émettraient bien plus de substances polluantes que les seuils tolérés par la norme Euro 6.
Des tests d’émissions trompeurs ?
La voiture testée à l’époque était une Classe E 320 BlueTec 4Matic, dans sa version break de 2016. Lors des tests exécutés en indépendants, les écarts entre les résultats étaient alors (trop) significatifs.
L’enquête avait alors mis en exergue l’existence de huit logiciels qui pouvaient masquer les émissions de NOx (dioxyde d’azote), un gaz à l’impact environnemental délétère.
A la suite de ces graves allégations, le KBA avait alors lancé ses propres tests en interne. C’est grâce à un lanceur d’alerte anonyme qui a dévoilé les résultats des tests les plus récents du KBA en adressant une lettre à la Deutsche Umwelthilfe que le problème refait surface aujourd’hui.
Le groupe Mercedes vient d’être mis face à un ultimatum par le KBA. Soit les moteurs concernés sont rectifiés en production, et leurs ventes pourront continuer. Soit les véhicules équipés de cette motorisation sont purement et simplement retirés de la circulation. Si l’on en croit le média Reuters, le constructeur est déjà en train d’opérer à des mises à jour de ses logiciels pour reprendre le contrôle de la situation. On peut s’étonner tout de même de l’absence de sanctions, ou même de la légèreté des menaces du KBA à l’encontre du constructeur.
- Mercedes est au centre d’une controverse concernant la modification frauduleuse de certains moteurs pour valider la norme Euro 6.
- L’entreprise était déjà soupçonnée d’une manœuvre à peu près similaire depuis 2021.
- Suite à des enquêtes menées par le KBA, Mercedes est dans l’obligation de régulariser les moteurs concernés par le problème.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
C’est Red Bull et Ferrari qui se frottent les mains !
Ah mince c’est pas de la F1 dont il s’agit…
Une fois de plus, ces moteurs diesel sont une aberration… tous ces dieselgate en est là preuve criante. Les constructeurs trichent pour essayer de faire croire qu’ils ne sont pas polluants… mort de rire…. ça pue, ce ne peut pas être bon !!!!
vivement leur extinction définitive…
Bon débarras….