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VivaTech : GRTgaz met à l’honneur les startups qui transforment les déchets en énergie

Méthanisation, pyrogazéification….derrière ces termes se cachent des technologies d’avenir et les startups de la French Gas Tech qui entendent bien contribuer à la transition énergétique.

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Unigy GRTgaz à VivaTech
© Hélène Quaniaux

La French Gas Tech regroupe les acteurs innovants de la filière du gaz. Parmi elles Unigy, une startup un peu particulière puisqu’elle est… fictive ! C’est le moyen choisi par GRTgaz pour interpeller les visiteurs du salon avec ce concept de startup qui transforme les déchets en énergie. Il s’agit du symbole de toute une filière : startups, PME, collectivités, acteurs du traitement des déchets, pôles de compétitivité, centres de recherche, qui innovent pour développer le gaz renouvelable.

Sur son stand à Viva Technology, GRTgaz propose de vivre une expérience immersive : de petits groupes se succèdent pour entrer dans une salle recouverte d’écrans, telle une attraction du Futuroscope.  Au milieu d’un champ, un jeune homme s’adresse à eux pour expliquer le devenir des déchets agricoles. Ils sont transformés en méthane qui peut servir à chauffer les logements, alimenter des usines ou faire rouler certains véhicules, dans une logique vertueuse d’économie circulaire.

Certes, les innovations dans le gaz peuvent paraître moins sexy que celles des drones, voitures autonomes ou autres taxis volants qui sont présentés à VivaTech. Mais lorsque l’on s’y intéresse de plus près, le potentiel saute rapidement aux yeux. A l’horizon 2050, une étude de l’ADEME nous dit que 70 % de nos besoins pourraient être couverts grâce à des gaz renouvelables ou bas carbone issus de la méthanisation et de la pyrogazéification. Rien que ça ! Du chemin reste à parcourir mais le cap est bel et bien mis vers la transition écologique et davantage de souveraineté énergétique.

Les ambitions de la French Gas Tech

Deux techniques de production de gaz à partir de déchets permettent de valoriser ceux qui sont habituellement enfouis ou incinérés parce qu’ils sont difficiles ou très chers à recycler : la méthanisation et la pyrogazéification.

La méthanisation consiste à produire du gaz renouvelable et local à partir de déchets organiques (déchets verts, boues, résidus agricoles…). 90 sites de méthanisation agricole sont déjà implantés en France.

Une seconde technique à fort potentiel est la pyrogazéification, qui concentre une bonne partie des ambitions. Elle utilise de très hautes températures (800 à 1500 °) dans un milieu privé d’oxygène pour générer du gaz à partir de déchets solides (plastiques, bois usé…). Ce gaz peut ensuite être injecté dans le réseau de gaz naturel.

Des projets sont en cours mais un cadre réglementaire et la fixation d’un prix d’achat de ce gaz renouvelable se font toutefois attendre. Des appels à projets devraient permettre d’accélérer le déploiement des technologies, pour passer de phases pilotes à des phases industrielles. Les entreprises françaises qui innovent pourraient ainsi ne pas prendre trop de retard par rapport à d’autres pays pionniers comme les Pays-Bas, la Suède ou l’Autriche.

4 startups pleines d’avenir

Sur l’espace GRTgaz à Viva Technology, quatre jeunes entreprises sont particulièrement mises en avant. Elles illustrent la diversité des innovations dans le domaine du gaz et le potentiel de la French Gas Tech.

Waga Energy s’intéresse aux déchets des français qui finissent en décharge. En se décomposant, ils produisent du gaz qui contient du méthane, généralement brûlé pour limiter son effet de serre. Ce méthane est pourtant une source d’énergie. La difficulté est de le séparer de l’air avec lequel il est mélangé. Waga Energy y parvient avec une « filtration par membrane et une distillation cryogénique ». Peu d’entre vous seront capables de comprendre précisément ce en quoi ce procédé consiste. Retenons simplement qu’il permet de transformer de la pollution (la décomposition des déchets stockés) en gaz renouvelable.

Terrawatt produit du méthane à partir de matières organiques. La société commence d’abord par transformer les déchets en gaz de synthèse via la pyrogazéification. Ce gaz est ensuite converti en méthane grâce à des bactéries.

Enosis développe un procédé de méthanation similaire et prévoit de passer à l’échelle industrielle d’ici 2021.

Enfin, ETIA est une entreprise française en pleine ascension, qui se développe essentiellement à l’international en attendant que l’hexagone soit prêt à accueillir les nouvelles technologies du gaz renouvelable.

Autre projet qui mérite d’être mentionné, Plainénergie, dans l’Ain. Il s’agit du premier projet en Europe qui va transformer des déchets non valorisés en gaz renouvelable. Il va coupler la pyrogazéification et la méthanation biologique, et le gaz sera injectable à terme dans le réseau existant.

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