Cofondateur de l’un des groupes les plus prospères du monde, Bill Gates est aujourd’hui un homme engagé qui gère notamment une fondation visant à améliorer les soins de santé et à réduire l’extrême pauvreté. L’entrepreneur est souvent questionné sur sa vision du monde, et c’est de nouveau ce qui s’est passé lors d’une récente interview qu’il a accordée à Patrick Collison, le PDG de Stripe.
4 défis majeurs pour la jeunesse
Le milliardaire s’est notamment souvenu de ce qui l’effrayait le plus lorsqu’il était jeune : « Il y a, vous savez, environ quatre ou cinq choses qui sont très effrayantes, et la seule que je comprenais vraiment et qui m’inquiétait beaucoup quand j’étais jeune était la guerre nucléaire. »
Et le dirigeant d’ajouter : « Aujourd’hui, je pense que nous ajouterions le changement climatique, le bioterrorisme/la pandémie et le maintien du contrôle de l’IA sous une forme ou une autre.Donc, vous savez, nous avons maintenant quatre notes de bas de page ». À cette liste déjà longue, Bill Gates ajoute la polarisation sociale : « La jeune génération doit avoir très peur de ces choses. »
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le chef d’entreprise cite ces thématiques. Comme le rappelle Business Insider, il les avait déjà abordées dans une note de blog publiée en 2023 : « Avoir un petit-enfant vous fait réfléchir à la façon dont nous pouvons nous assurer que l’avenir sera meilleur – politique, santé, climat, etc. »
Loin de paniquer face à l’ampleur de ces défis, il reste optimiste, notamment sur l’IA qui pourrait permettre de résoudre la pénurie de personnels en matière de santé ou d’éducation :
Nous n’avons pas autant d’experts médicaux, vous savez, ou de personnes qui peuvent donner des cours particuliers de mathématiques dans les centres-villes (…) L’IA, au fil du temps – et les gens peuvent discuter des délais – rendra l’accès au savoir essentiellement gratuit .
Bill Gates critique les réseaux sociaux
Pour rappel, l’entrepreneur a pris l’habitude de prendre position sur les grands problèmes de notre époque. En début de mois, il avait notamment pointé l’impact négatif des grandes plateformes sur les enfants :
J’ai empêché mes enfants d’aller trop sur les réseaux sociaux avant qu’ils n’aient 14 ans ou 15 ans et j’essayais de suivre ce qu’ils faisaient. Et, je pense qu’il faut en faire plus dans ce domaine. On a été un peu naïfs sur l’impact de ces outils.
Il regrettait aussi la fin des initiatives de vérification des faits chez Meta :
Je crains que ce soit un problème que la jeune génération devra résoudre. Bien sûr, la liberté d’expression, c’est quelque chose qui a l’air très bien, mais, en laissant ces fake news et tous ces mensonges qui tournent sur les réseaux sociaux (…) je pense que c’est un problème qui est irrésolu pour l’instant.
N’hésitez pas à aller relire notre précédent article à ce sujet ici.
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