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Voici pourquoi il est désormais inutile d’apprendre à coder

L’IA est en train de complètement chambouler le développement d’applications. Le responsable cloud d’Amazon partage ce qu’il pense de l’avenir de ce métier.

Est-il encore nécessaire d’apprendre un ou plusieurs langages de programmation lorsque l’on est attiré par le développement ? L’arrivée fracassante de l’IA générative et ses capacités parfois assez convaincantes en code est en train de complètement changer le secteur.

De quoi faire frémir les développeurs en poste qui risquent de voir arriver des profils formés très différemment. Matt Garman, président de Amazon Web Services, la branche cloud du géant du commerce en ligne, couche, au détour d’un entretien avec nos confrères de Business Insider, sa vision pour ces métiers très prisés.

Les développeurs se concentreront de moins en moins sur l’étape de codage

Selon lui, l’acte de coder va quasiment disparaître à moyen-terme. Ce qui ne signifie pas, selon lui, que le métier lui-même va bientôt faire partie de l’Histoire. Il affirme ainsi que les développeurs de demain devront développer d’autres compétences – à savoir se concentrer sur la conception elle-même et non sur le codage lui-même.

“Le code est juste en quelque sorte le langage par lequel nous parlons aux ordinateurs. Ce n’est pas nécessairement la compétence qui résume le métier”, explique-t-il. Et de poursuivre : “la vraie compétence au coeur de ce métier est plutôt de l’ordre : comment j’innove ? Comment je vais coder quelque chose qui sera intéressant pour mes utilisateurs au quotidien ?”.

De façon plus concrète, il imagine que “il faudra être plus au diapason avec les besoins des clients et ce qu’est vraiment ce que l’on va essayer de développer”. L’étape de codage devient ainsi une formalité assurée par l’IA. De quoi, selon le responsable “accomplir davantage que les développeurs ne peuvent le faire aujourd’hui”.

Demain, tous développeurs ?

Impensables il y a encore quelques années, les IA génératives continuent de modifier profondément de nombreux métiers. Quand elles ne provoquent pas des réductions massives d’effectifs. De ce que l’on comprend des propos de Matt Garman, toute personne ayant accès à ChatGPT, Gemini, Mistral AI ou tout autre LLM performant pour développer du code à partir de prompts pourra prochainement s’improviser développeur.

Le concept lui-même, son fonctionnement ou le design souhaité restant réservés aux opérateurs humains. Pour l’heure, il est déjà possible de faire effectivement beaucoup de choses en la matière avec peu voire pas de connaissance en code proprement dit. Reste que de l’avis de nombreux professionnels, maîtriser un ou plusieurs langages est toujours un gage d’efficacité supérieure.

L’arrivée de futures itérations d’IA génératives devrait toutefois rapidement déboucher sur des codes générés avec moins d’erreur, et plus élégants dans leur ordonnancement. Reste à savoir ce qu’en penseront alors les développeurs en poste.

  • L’IA est-elle une fatalité pour le métier de développeur ? Ce n’est pas ce que pense le responsable de Amazon Web Services.
  • Selon ce dernier, l’acte de coder risque par contre de céder le pas à de nouvelles compétences.
  • Les codeurs de demain pourraient ainsi accomplir plus de choses.

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6 commentaires
6 commentaires
  1. Je suis le seul à me dire qu’une IA générative qui code en C++ (par exemple), langage qui a été conçu pour être “human readable”, c’est un peu comme si on utilisait le français pour faire communiquer deux machines ?
    Quand une IA générera du code asm optimisé, on aura du souci à se faire.

    1. C’est effectivement ce que j’attends de voir.
      Car le jour où elles programmerons en assembleur, les performances de nos logiciels et jeux ferons un immense bon en avant.
      Par contre bon courage pour faire du debuggage en cas de problème car ce jour-là, pratiquement personne ne sera encore en mesure de comprendre ce qu’ils ont devant les yeux.

      Déjà qu’à l’heure actuelle, les personnes capables de faire des logiciels entier de la sorte ne doivent pas ce compter en milliers à travers le monde…

  2. Quand je lis : « Matt Garman […] couche […] sa vision pour ces métiers très prisés », je me dis que l’IA autrice de ce texte a peut-être dû encaisser une hausse subite de tension électrique dommageable à sa capacité à écrire en français !

  3. Pour rénover ma maison, j’ai pu m’improviser carreleur ou plaquiste, pourtant c’est on est bien loin d’un travail de pro… Et de là à vendre ca à un client je n’en parle même pas 😆
    Le seul intérêt des gros dirigeants avec dès déclarations de ce genre c’est de mettre la pression sur le marché de l’emploi coté dévs. Les rémunérations sont surcotés et les équipes très mal managés ce qui les poussent à prendre des décisions stupides comme liquider des effectifs entiers ou déclarer qu’on puisse remplacer des dévs par des LLM dont le code est très loin d’être organisé selon les bonnes pratiques en vigueur.

  4. Les managers sont souvent déconnectés du champs opérationnel, un développeur ne fait pas que coder, mais conçoit et prend en compte les impacts de sa conception sur l’ensemble de son périmètre SI, autre point, est ce que l’IA est capable d’analyser des problèmes complexes sur une archi mixant des composants legacy et des technos cutting edge, la réponse est non, donc l’IA est actuellement un assistant de codage

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