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AirTag : Apple peut vous dénoncer à la police si vous espionnez les gens

Les balises AirTag n’ont pas été conçues pour espionner des gens. Le produit étant associé à un identifiant, Apple peut fournir à la police l’identité du propriétaire d’un AirTag espion.

Depuis le lancement de la balise AirTag par Apple, nous lisons régulièrement dans la presse des histoires de personnes qui découvrent qu’elles ont été espionnées en utilisant ce produit. Pourtant, la firme de Cupertino a conçu celui-ci pour aider les utilisateurs à retrouver des objets égarés, en non pour pister d’autres personnes.

Des dispositifs ont été mis en place par Apple pour dissuader l’utilisation de la balise AirTag pour espionner quelqu’un. En effet, lorsqu’un utilisateur d’iPhone est suivi à l’aide de ce produit, celui-ci reçoit une alerte (il y a également une application Android à installer pour détecter les AirTag). De plus, le produit émet un son lorsqu’il n’est pas avec son propriétaire, ce qui doit alerter une personne si elle est espionnée avec un AirTag.

Et si tout cela ne vous a pas encore dissuadé, sachez également qu’il est possible pour la police de savoir qui est le propriétaire d’un AirTag utilisé comme un mouchard.

Accusé d’avoir espionné une femme en utilisant un AirTag, il est arrêté

Aux États-Unis, il y a une semaine, quelques médias ont relayé l’histoire d’une femme qui, après avoir reçu une alerte sur son iPhone, a découvert d’un AirTag était dissimulé dans le récepteur d’attelage de remorque de sa voiture. Cela a conduit à l’arrestation d’un homme âgé de 53 contre lequel la victime aurait déjà obtenu une sorte d’ordonnance restrictive.

Selon wpxi.com, qui évoque cette affaire, l’homme de 53 ans aurait néanmoins, nié toute implication et déclaré qu’il s’agit d’une erreur. Celui-ci aurait été libéré sous caution.

On ne sait pas précisément comment l’enquête s’est déroulée. Mais il est tout à fait possible que la police ait contacté Apple afin de connaitre l’identité du propriétaire de la balise AirTag qui a été découverte sur le véhicule de la victime.

Apple ne protège pas l’identité des personnes qui utilisent ses produits pour espionner

Apple a une politique très claire en ce qui concerne la collaboration avec les forces de l’ordre. « Chaque AirTag possède un numéro de série unique, et les AirTags jumelés sont associés à un identifiant Apple. Ainsi, Apple peut fournir les renseignements concernant le compte jumelé en cas d’assignation ou de requête valide émanant des forces de police. Et notre collaboration s’avère fructueuse, puisque les informations que nous avons fournies ont permis à plusieurs reprises de remonter jusqu’à l’auteur d’un délit, de l’arrêter et de l’inculper », explique la firme.

Celle-ci assure néanmoins qu’à sa connaissance, les cas d’utilisation abusive de sa balise AirTag sont rares. Mais quoi qu’il en soit, Apple va renforcer les mesures déjà en place pour dissuader les utilisateurs de se servir de son produit pour espionner d’autres personnes.

En matière de sensibilisation, Apple va renforcer les messages qui s’affichent lors du paramétrage d’un nouvel AirTag afin de rappeler que l’utilisation de ce produit pour pister une personne à son insu est un crime dans de nombreux pays et que le produit a été conçu de manière à ce qu’il puisse être détecté par les victimes.

Mais la firme étudie aussi des améliorations du produit. Par exemple, Apple veut proposer une localisation plus précise lorsqu’un AirTag espion est détecté. « L’iPhone 11, l’iPhone 12 et l’iPhone 13 indiqueront à quelle distance et dans quelle direction se trouve un AirTag inconnu à portée », explique Apple.

L’entreprise souhaite également modifier les alertes, de manière à ce que les AirTag espions puissent être plus facilement détectés par les victimes. Mais en tout cas, aux États-Unis, le problème est de plus en plus préoccupant. Il y a quelques jours, la procureure générale de New York a émis un avis à propos de ces AirTag espions.

« Dans tout le pays, les Apple AirTags sont utilisés à mauvais escient pour suivre les personnes et leurs biens afin de causer des dommages », a déclaré celle-ci dans un communiqué. « Traquer des personnes à leur insu ou sans leur consentement est un crime grave et ne sera pas toléré par mon bureau. J’exhorte tous les New-Yorkais à faire très attention à leurs affaires et à suivre les conseils fournis par mon bureau pour rester en sécurité. »

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