Vous reprendrez bien un peu de jus de fruit pour votre baladeur ?

Bientôt, baladeurs et téléphones mobiles utiliseront des boissons sucrées, de la sueur ou du sang humain pour se recharger. C’est en tout cas ce que laissent présager les derniers inventions des laboratoires en matière de batterie électriques. Le japonais Sony a annoncé hier avoir mis au point un prototype de batterie "bio" qui se nourrit

SonyBientôt, baladeurs et téléphones mobiles utiliseront des boissons sucrées, de la sueur ou du sang humain pour se recharger. C’est en tout cas ce que laissent présager les derniers inventions des laboratoires en matière de batterie électriques.

Le japonais Sony a annoncé hier avoir mis au point un prototype de batterie "bio" qui se nourrit de glucose pour fournir de l’énergie aux appareils nomades à mémoire Flash, tels que des lecteurs multimédias ou des appareils photos numériques.

Le mécanisme utilisé consiste à décomposer une solution sucrée par des enzymes afin d’en extraire les atomes d’hydrogène et de le séparer en protons et en électrons. Ces derniers parcourent alors un circuit créant un courant pour alimenter l’appareil. A la sortie du circuit, les électrons sont réunis avec les protons pour reformer les atomes d’hydrogène qui réagiront avec l’oxygène pour former de la vapeur d’eau. Résultat, cette batterie bio génère une puissance électrique de 50 milliwatts et ne rejette aucune particule polluante.

"Le sucre est une source d’énergie naturelle produite par les plantes par photosynthèse", explique Sony sur son site Internet. "Par conséquent il se régénère et on en trouve quasiment partout dans le monde, soulignant le potentiel qu’ont ces batteries à base de sucre à devenir l’appareil écologique du futur" ajoute le fabricant japonais.

Avant de commercialiser sa batterie bio, Sony devra toutefois en réduire la taille puisque le prototype réalisé mesure 3,9 cm de côté, soit autant que certains appareils électroniques de poche.

Beaucoup plus petite mais tout aussi respectueuse de l’environnement, la pile développée par les chercheurs du Rensselaer Polytechnic Institute (Etats-Unis). Composée à 90% de cellulose et à 10% de nanotubes de carbone agissant comme des électrodes, ce prototype présenté il y a quelques jours utilise des électrolytes naturels contenus dans la sueur, l’urine ou le sang humain pour produire de l’électricité.

Bon appétit mes amis !


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