Webmaster, webdesigner et autres métiers du web : 7 pistes pour faire d’une passion un métier

On me pose fréquemment des questions sur différents aspects de mon activité professionnelle de webmaster/webdesigner indépendant (à ne pas confondre avec freelance car mon statut est différent puisque je suis en société – SARL), et je reçois régulièrement des demandes de conseils auxquelles j’essaie de répondre tant bien que mal quand j’en ai le temps.

Ces sollicitations m’incitent également à me poser certaines questions, et c’est ce qui me conduit à me décider à vous proposer aujourd’hui quelques pistes issues de mon expérience personnelle, en espérant que celles-ci puissent un peu éclairer la lanterne de ceux qui envisagent de se mettre à leur compte prochainement.

Bien sûr ce que je vais énoncer ci-après n’a aucunement valeur de vérité universelle (je ne suis pas un gourou de l’entreprenariat ;-)) et concerne ma propre expérience, par conséquent n’en tirez pas de conclusions hâtives, chaque cas ayant ses propres spécificités.

On me pose fréquemment des questions sur différents aspects de mon activité professionnelle de webmaster/webdesigner indépendant (à ne pas confondre avec freelance car mon statut est différent puisque je suis en société – SARL), et je reçois régulièrement des demandes de conseils auxquelles j’essaie de répondre tant bien que mal quand j’en ai le temps.

Ces sollicitations m’incitent également à me poser certaines questions, et c’est ce qui me conduit à me décider à vous proposer aujourd’hui quelques pistes issues de mon expérience personnelle, en espérant que celles-ci puissent un peu éclairer la lanterne de ceux qui envisagent de se mettre à leur compte prochainement.

Bien sûr ce que je vais énoncer ci-après n’a aucunement valeur de vérité universelle (je ne suis pas un gourou de l’entreprenariat ;-)) et concerne ma propre expérience, par conséquent n’en tirez pas de conclusions hâtives, chaque cas ayant ses propres spécificités.

Au sommaire (parce-que c’est un peu long quand même) :

    1 – Attention, webdesigner indépendant, choisis bien ta voie : embouteillages en vue…

    En premier lieu, je crois qu’il est nécessaire de rappeler que le métier de créateur web est un secteur très fortement concurrentiel, et ce pour plusieurs raisons :

    • peu de barrières à l’entrée. Il suffit d’un ordinateur, d’une poignée de bouquins et de quelques bonnes notions d’informatique pour à minima sinon débuter une activité professionnelle, du moins comprendre les notions de base de la conception web et du HTML. Quand on sait que les métiers à forte valeur ajoutée sont ceux qui sont les plus difficiles d’accès…
    • une passion, un hobby avant d’être une profession. Combien sommes-nous à avoir commencé à bidouiller du code et à jouer avec Photoshop, à publier nos premières pages perso sur un espace Free (ah les joies du ftpperso.free.fr, toute une époque), juste pour le plaisir, juste pour le frisson de savoir son oeuvre visible aux yeux du vaste monde ?
    • une demande importante et effectivement exponentielle. Demande qui crée l’illusion qu’il y aura du travail pour tout le monde et que chacun pourra participer au festin, alors que pas si sûr finalement…
    •  une concurrence "déloyale" qui tire les prix vers le bas, voire vers zéro, dégommant au passage une crédibilité que vous avez mis des mois à bâtir : nous avons tous été un jour où l’autre confrontés au cas du dossier qui vous échappe au profit du fils du cousin du client qui est en première année d’école d’arts graphiques, et qui va vous faire un site web vachement bien pour pas un radis et deux paquets de M&M’s que même après il le mettra dans son portfolio qui lui servira de référence pour vous piquer d’autres clients…

    En résumé, il est conseillé de disposer d’un bon matelas financier de départ et de quelques solides relations qui peuvent vous apporter vos premières affaires avant même de débuter.

    2 – Vous avez bien réfléchi, vous êtes décidé à franchir le pas et à créer votre activité.

    Ok, bien joué, belle abnégation (comme on dit au foot).
    La première question qui va se poser alors est le choix du statut que vous allez adopter : travailleur indépendant ? Portage salarial ? Création de société ?
    Comme je l’ai indiqué précédemment je ne suis pas spécialiste ni juriste en la matière, et je vais par conséquent vous dire ce que j’ai fait moi.
    J’ai d’abord opté pour le portage salarial, qui me paraît être une solution absolument idéale, notamment si vous venez de quitter un job salarié et que vous bénéficiez d’indemnités ASSEDIC. Pourquoi ? Parce-que vous profitez du meilleur des deux situations : le "confort" (notez les guillemets) des quelques mois à venir pendant lesquels vous touchez vos mensualités ASSEDIC, ce qui vous assure un revenu régulier, jumelé avec la possibilité de produire vos premières prestations en temps qu’indépendant.

    J’ai travaillé avec ce statut durant deux petites années et j’en garde un très bon souvenir, car je crois que j’ai eu la chance de le faire avec une société de portage plutôt sérieuse et efficace.

    Concrètement, comment ça se passe ?
    C’est simple, vous montez un dossier avec l’aide de la société de portage, et vous devenez… son salarié.
    Ensuite vous n’avez plus qu’à trouver vos premiers clients, et la société de portage s’occupe de tout, à savoir :

    • Facturation : vous complétez chaque mois un formulaire de demande de facturation en fonction des prestations que vous avez effectuées, et la sociéte de portage se charge d’éditer les factures et de les adresser aux clients. Elle peut même apposer votre logo et votre adresse sur l’en-tête de la facture, déplaçant ses propres mentions légales en pied de page, ce qui pour le client et pour votre image est particulièrement professionnel (détail intéressant : si la société de portage dispose d’un capital social de plusieurs dizaines de milliers d’Euros indiqués en pied de page, le client n’y verra que du feu et pensera qu’il sa’git de votre société, idem si celui-ci exige une certaine ancienneté de ses fournisseurs. Tout cela étant bien sûr parfaitement légal et transparent).
    • Relances en cas de retards de paiement, voire gestion du contentieux
    • Rémunération : la société de portage encaisse le montant des factures de vos prestations, et vous reverse votre dû mensuellement sous forme de salaire avec fiche de paie, déduction faite des charges et de sa commission (qui était de 10% sur le CA brut HT réalisé). Exemple : vous facturez 5000,00 Euros HT courant mai, votre portage encaisse la somme en juin, et fin juin vous touchez votre salaire de 5000 – 10% – les charges sociales = environ 2500,00 euros nets (de mémoire, vous ne m’en voudrez pas si les choses ont un peu bougé depuis une dizaine d’années).
    • Avantages : tous ceux du salariat (retraite, couverture sociale…) combinés à ceux de l’indépendance (vous êtes le chef, plus vous bossez plus vous gagnez…), auxquels il faut en ajouter un autre, énorme (merci au législateur qui a rendu cela enfin possible il y a quelques années), celui du report de vos mensualités ASSEDIC. Exemple : vous percevez 1500,00 Euros mensuels d’indemnités ASSEDIC, si vous encaissez 1000,00 Euros de salaire en portage, vous ne percevrez que 500,00 Euros d’ASSEDIC mais les 1000,00 Euros restants ne seront pas perdus et allongeront d’autant votre période d’indemnisation ! Plutôt encourageant, non ?

    3 – C’est bien joli tout ça, mais il y a certainement quelques inconvénients au portage salarial, non ?

    Bien sûr le système de portage connait ses limites, que je vous souhaite d’atteindre rapidement : à partir d’un certain montant de CA, il devient plus rentable de passer sous un autre statut, j’ai pour ma part directement fait le saut de la création de société (EURL, qui est exactement la même chose qu’une SARL, à la seule différence près qu’il n’y a pas nécessité d’avoir au moins deux associés au capital).
    En effet, si vous atteignez un montant annuel facturé supérieur à 25000 Euros, vous avez plutôt intérêt à opter pour un autre statut car les 10% que vous versez à une société de portage, soit 2500 Euros, vous permettraient de vous offrir les services (quasiment obligatoires dans le cas d’une SARL) d’un expert-comptable à l’année, et tout le CA généré au-delà irait dans votre poche et non plus en commission pour la société de portage.

    4 – Et l’expert-comptable justement dans tout ça ?

    Là aussi j’ai la chance d’avoir tiré le bon numéro, à savoir un cabinet d’experts-comptables spécialisé dans les petites structures (PME, TPE et micro-entreprises), qui en connait parfaitement les spécificités et les problématiques, ainsi que le mode de fonctionnement. J’ai opté pour une formule "tout compris" qui offre l’avantage de me libérer intégralement de la moindre tâche administrative, incluant une aide juridique, le tout pour un forfait annuel de 2500,00 Euros HT.
    Et quand je dis "tout compris", ce n’est pas façon de parler, puisque la prestation inclut même la fourniture des classeurs par secteur (achats, ventes, banque, etc), le calcul mensuel de la TVA et des autres charges, et la transmission mensuelle des documents aller-retour par coursier spécial.
    La seule chose qui me reste à faire étant de mettre une fois par mois les bons documents dans les bons classeurs (éviter de mettre une facture de vente dans Achats par exemple, avouez qu’il y a plus compliqué), de rédiger ma note de frais et la liste de chèques émis sur un document Excel pré-formaté et… c’est tout.

    Ce qui ne dispense pas bien évidemment de jeter un oeil sur ses comptes de temps en temps pour vérifier que tout est conforme et qu’il n’y a pas d’erreur, car n’oubliez pas que même si vous confiez votre gestion à un prestataire spécialisé, c’est vous qui êtes de toute façon responsable in fine.

    5 – Bon c’est pas tout ça, vous avez franchi toutes ces étapes, reste à décider… où vous allez bosser !

    J’ai l’impression, quand je lis les blogs et que je regarde autour de moi, que la plupart des indépendants qui travaillent seuls travaillent chez eux.
    Je ne l’ai personnellement jamais fait : avant même de démarrer mon activité, même au début de ma période de portage, j’ai dès le premier jour opté pour une installation dans des locaux professionnels.

    Pourquoi ce choix ?

    Pour plusieurs raisons :

    • premièrement, une raison d’opportunité : un ami partageait en co-location avec d’autres sociétés des bureaux dans un grand appartement aménagé dans le centre de Lyon, et m’a proposé de les rejoindre en m’hébergeant gracieusement pendant la première année, en contrepartie que quelques coups de main sur leur informatique. Le genre de proposition qui ne se refuse pas quand on connait le montant des loyers commerciaux dans la Presqu’île lyonnaise. Voilà comment je me retrouvai du jour au lendemain, avant d’avoir émis la moindre facture, dans un sympathique bureau de 20 m2 donnant sur une jolie place, sans bourse délier. Je vous le dis, avoir des relations, des amis et un réseau, ça aide.
      Regardez bien autour de vous, il se peut que vous trouviez le même genre d’opportunité, il faut chercher un peu, prendre des contacts, il y a beaucoup de PME qui ont de la place en rab dans leurs locaux et qui seraient ravies d’attribuer cet espace à quelqu’un qui leur filerait de temps en temps un coup de main sur leur info ou leur web.
    • ensuite, même si il peut être très agréable de bosser chez soi (ça m’arrive aussi, notamment il y a quelques mois quand ma nouvelle Freebox professionnelle se faisait attendre), j’ai toujours souhaité garder un rythme "social", à savoir me lever tôt, partir au boulot comme tout le monde, voir la ville respirer, les gens, aller boire un café avec mes voisins, bref sortir de chez moi, garder une vie socio-professionnelle.
    • enfin, il y a de nombreuses raisons pratiques à cela : la possibilité de s’aménager un véritable espace de travail personnalisé différent de son lieu de vie, donc marquer une rupture (c’est valable pour le matin mais également le soir au moment de quitter son bureau), mais aussi et surtout avoir une vraie adresse professionnelle, pouvoir recevoir des clients et partenaires dans un vrai bureau et non pas dans son salon (qu’on aura rangé et nettoyé à la va-vite avant un rendez-vous, en planquant le chat parce-que le client est allergique…)

    L’idéal étant dans ce cas de figure (enfin en ce qui me concerne en tout cas) d’élire domicile dans une pépinière d’entreprises afin de bénéficier des avantages de l’indépendance sans pour autant s’isoler, et profitant aussi des bienfaits d’un voisinage dynamisant.

    Car attention, l’activité qui nous concerne peut être très aliénante et faire de vous très rapidement si vous n’y prenez garde une espèce de Robinson Crusoé social, qui passe ses jours et ses nuits entre son écran et son écran.
    Quand ce n’est pas son écran.
    Installer ses bureaux en co-location est à mon avis une solution de démarrage idéale : vous avez les collègues de bureau sans les collègues de boulot.
    Vous voyez le truc ?

    6 – Ok d’accord mon gars, mais comment on gagne sa vie maintenant, hein ?

    J’y viens, patience !
    Bon, là je ne vais pas non plus tout vous apprendre, c’est à vous de vous débrouiller pour développer et pérenniser votre business, d’autant que je suis un piètre commercial et que je n’ai jamais pour ma part fait une seule seconde de prospection (et qu’il m’étonnerait fort que j’en fasse un jour, non pas que cela ne soit pas nécessaire, mais tout simplement parce-que j’en suis incapable).
    Je vais simplement encore ici rappeler quelques pistes, certainement évidentes pour certains, mais vous dire surtout comment j’ai procédé et comment je procède encore concrètement.

    En fait nous sommes dans un métier regroupant de multiples disciplines (ou compétences si on est vraiment sûr des siennes), et chacune d’entre elles peut être exploitée et valorisée comme autant de pistes pour développer son affaire, sans trop faire la fine bouche au début.

    Voici celles que j’ai suivies (parfois fortuitement) et qui m’ont permis de traiter mes premiers contrats :

    • commencez par le début : créez votre propre site web, avec votre nom de domaine, qui correspondra si possible au nom de votre société que vous aurez de préférénce enregistré à l’INPI (je dis ça mais je ne l’ai jamais fait…). Ce site web doit être une vitrine de votre savoir-faire, mais surtout une démonstration permanente à destination de votre cible. Pas la peine de faire un super site en Flash hyper-chiadé avec des effets qui feraient pâlir Steven Spielberg si vous visez le marché des intranets dans l’industrie du décolletage. Votre site doit être votre cible, le site est le message. S’il ne fait pas kiffer vos copains graphistes mais qu’il vous rapporte deux nouveaux clients sérieux par mois à 4000 euros chacun, le choix est à mon avis vite fait…
    • fabriquez-vous votre propre kit de communication : papier à en-tête, cartes de visites, flyer de présentation, et n’oubliez pas de mettre en exergue votre activité partout où vous le pouvez, à commencer par votre signature d’email (ça paraît basique et bête mais je vois encore fréquemment des créateurs qui oublient ce genre de b-a.ba…)
    • un truc idiot qui fait un peu has-been mais qui ne l’est pas du tout : vous n’imaginez pas le nombre de professionnels (donc des PME locales, normalement votre permière cible) qui consultent non pas Google mais… les Pages Jaunes pour trouver un prestataire, y compris pour leur site web. Prenez un encart dans les Pages Jaunes, si possible avec l’option logo et lien vers votre site. Ce n’est pas donné mais l’investissement peut être vite rentabilisé. J’ai pour ma part pris toutes les options possibles et cela me revient en gros à 800,00 Euros par an. Sachant qu’un contact bien négocié rapporte au minimum 1500,00 Euros (c’est mon montant plancher de facturation pour la réalisation d’un site web quelques soient les fonctionnalités demandées), et que via les Pages Jaunes vous en obtiendrez au moins deux ou trois par an, la calcul est là encore assez vite fait.
    • le réseau, le réseau et le réseau : j’aime la théorie de la chaîne qu’on remonte maillon par maillon. Vous ne rentrerez peut-être pas en contact immédiatement avec le PDG de Cisco qui justement veut refaire tous les sites de sa compagnie, mais vous connaissez peut-être quelqu’un qui bosse dans une agence de com qui est elle-même sous-traitante pour une web-agency plus importante qui elle-même… Faites savoir au premier maillon de votre chaîne que vous cherchez du taff, montrez ce que vous savez faire, refilez une carte de visite.
    • notion directement dépendante de la précédente : les partenariats. Essayez de vous faire remarquer par un prestataire plus important que vous, y compris un potentiel concurrent, quitte à proposer un prix d’attaque en-dessous de vos tarifs habituels, afin de devenir l’un de ses sous-traitants réguliers, et que celui-ci vous assure un fond de roulement pour des petits travaux connexes. Voire même des prestations plus importantes. Je travaille pour ma part en sous-traitant pour deux agences de communication qui ont un peu raté le virage du web et qui sous-traitent en externe toute cette partie pour laquelle la demande est croissante (l’une d’elle me fait régulièrement du pied pour racheter ou intégrer mon activité d’une façon ou d’une autre, mais je résiste ;-))
    • Sinon, avez-vous pensé à la formation ? Dispenser quelques cours par-ci par-là peut contribuer à démarrer votra activité, pour peu que vous ayez une bonne expertise dans un domaine (Dreamweaver, Photoshop, PHP et Javascript sont les plus demandées) et un minimum de sens pédagogique. Fabriquez-vous donc une fiche de présentation accompagnée des fiches pédagogiques avec tarifs (ou pas) et envoyez ça à tous les centres de formation et écoles autour de chez vous. Avec un peu de chance on vous contactera pour assurer une mission ou un remplacement au pied levé. A vous de bien vous vendre.
    • Et bien sûr l’incontournable blog, qui présentera de façon informelle vos compétences et sur lequel vous renverrez tous vos contacts pour continuer la discussion (d’ailleurs le blog résume à lui seul tout ce qui a été énoncé précédemment…).

    7 – Un dernier mot et à vous de jouer : comment structurer son activité… et son chiffre d’affaire ?

    Comme c’est souvent le cas dans une activité où la part créative est importante, le démarrage et les premiers mois, voire les premières années, sont souvent constitués de one-shots : vous trouvez des clients, vous réalisez une prestation pour eux, et bye bye.

    Se pose alors le problème de la pérennité de votre affaire : comment faire en sorte de fidéliser les clients, de leur proposer des prestations complémentaires une fois que vous avez réalisé leur site ? A fortiori si vous avez mis en place un système de gestion de contenu leur permettant de faire les mises à jour de leur site de façon autonome sans avoir recours à vos services ?

    Je n’ai pas de réponse toute faite car j’ai moi-même mis du temps à instaurer des procédures (et les tarifs correspondants) permettant d’assurer un fond de roulement récurrent sans lequel une société pourra difficilement être valorisée.

    Mais là aussi il y a quelques filons à exploiter, et si je peux me permettre de vous donner un conseil, c’est bien celui de ne pas négliger l’impact de tous les petits "coups de pouce" connexes sympathiques et gratuits que vous offrez à vos clients alors que vous devriez les facturer au prix fort (comprendre : à leur juste prix) : création, suppression ou modification d’adresse email, dépôt de nom de domaine, déclaration CNIL, paramétrages de leur logiciel de messagerie (même par téléphone, c’est du support, c’est du service et c’est chronophage), pointage d’un nom de domaine, inscription dans Google, sauvegarde de leur site, hébergement (j’y renviendrai dans un futur billet) etc etc…
    Toutes ces petites prestations que j’ai mis du temps à me résoudre à facturer, et qui finissent par prendre 20% de votre temps mensuel. Et qui par conséquent, mises bout à bout, pourraient vous rapporter quelques centaines d’Euros supplémentaires chaque mois, tout en représentant l’avantage de clarifier votre situation vis-àvis du client, renforçant votre image de professionalisme.

    Le référencement : même si comme moi vous n’êtes pas un expert du SEO (mais j’apprends, et je ne désespère pas de le devenir car c’est un domaine passionnant), vous pouvez proposer des prestations générant là aussi du renouvellement automatique : tableau de bord trimestriel du positionnement des sites de vos clients, relance régulière de l’indexation, etc…

    Pour résumer cette septième et dernière partie, je pense que l’idéal est d’arriver à une structure de chiffre d’affaire constituée de 30% de récurrent et 70% de nouveaux clients (bien sûr on peut espérer miieux mais cela ma paraît difficile dans ce type d’activité, sans compter qu’il peut être dangereux de dépendre entièrement de clients acquis).

    Une petite conclusion pour faire comme les pros peut-être ?

    Je vous ai livré ici brutes de fonderie les notions qui me sont venues à l’esprit comme les plus évidentes sans la prétention d’être exhaustif, et j’en ai certainement oublié beaucoup, que vous pourrez compléter dans les commentaires en fonction de votre propre expérience.
    Sachez en conclusion que bosser pour son compte est une expérience géniale mais qui demande quand même une certaine discipline, et pas mal d’organisation.
    Ayez aussi à l’esprit que vous gagnerez une certaine liberté (ou l’idée que vous vous en ferez ;-)) en échange d’une pression psychologique de tous les instants liée à la courbe de votre chiffre d’affaire.
    Cela posé, si ça marche, c’est jackpot sur les deux plans : financier ET qualité de vie.

    Allez, un café et l’addition, faut que j’aille bosser maintenant.

     


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    51 commentaires

    1. Super article.
      Très intéressant.

      Merci beaucoup !

      Je suis justement en Guyane, en licence professionnelle management des pmie pmie option creation d’entreprise. je vais lancer mon activité en septembre.

      A luche alors..

      😉

    2. Merci pour cet article ! Il est très intéressant !!

      En plus j’ai rendez-vous cette semaine pour m’inscrire dans une boite de portage salarial !

      Par curiosité, dans quelle boite étais-tu ?

    3. Merci pour ce joli billet, dans lequel je me suis bien reconnu (même si je n’ai pas 1 CA aussi important, études oblige…)
      Sans m’en rendre compte, je mettais déjà en place beaucoup de tes indications, et ce billet vient à point nommé pour en refaire le point. Une sorte de validation des acquis si on veut.
      Bref, merci pour ce joli billet, et j’attends celui sur l’hébergement !

    4. Trés intéressant la partie sur l’expert comptable, pourrait tu nous en dire plus (adresse,coordonnée) pour ce "kit miracle" ? 🙂

    5. En pleine insomnie dimanche soir j’ai justement révisé un peu certaines de ces notions sachant que je vais devoir faire appel à un comptable et passer à un autre régime que celui de la micro-entreprise (ce qui n’est pas si cher payé vu mon rythme de boulot non stop…)

      Pour ceux qui souhaitent se lancer en douceur, autre possibilité : commencer en portage ou avec sa structure (attention cependant aux forfaits de cotisations minimum) tout en gardant son job salarié. C’est ce que j’ai fait pendant un an… sur la fin mon employeur en avait marre que je ne me réveille plus le matin (pas bien), et m’a donc licencié.

      J’ai ensuite bénéficié des assedic, qu’il est possible de cumuler avec les revenus de son activité jusqu’à un certain montant. Attention cependant, certaines antennes assedic ne veulent pas en entendre parler. Il vaut mieux ne pas compter à 100% dessus !

      Au niveau de ma structure j’ai choisi l’entreprise individuelle, qui permet de bénéficier du régime de micro entreprise : pas d’obligations comptables jusqu’à 27 000 de CA pour de la prestation de services. Les charges sont déduites du CA par forfait afin de déterminer les bénéfices, on ne se préoccupe pas des notes de frais ou autres, ce qui dans le cas d’un webdesigner avec très peu de frais est avantageux (un peu moins pour Eric et ses frais de bouche :p)

      Pour le bureau hors de chez soi je confirme, la souplesse des horaires et le fait de voir toujours les mêmes 4 murs n’est pas forcément idéal ni pour la productivité ni pour le moral. Mais je n’ai pas encore trouvé de bon plan coloc’, donc en attendant c’est un mini bureau à la maison (et mes chats en sont très contents).

    6. Très belle article 🙂
      Ça m’en apprend plus… je pense que je vais rester sur ma voie, je vais éviter de me lancer dans le travail sur le net… pourquoi ? C’est facile de se lancer dedans, mais, personnellement, très difficile d’en ressortir.
      Pour ma part, ce sera le commerce, plus précisément en vins et spiritueux, exportation aux Amérique, en Asie ainsi qu’un peu partout dans l’Europe 🙂

    7. A ce que je vois, nos deux "structures" fonctionnent pareil. 😉

      Juste une petite précision tout de même, si l’on est pas commercial, et je ne le suis pas non plus, il faut par contre être "social" et "pro" et savoir créer un tissus relationnel fort tant avec ses clients qu’avec ses "partenaires".

    8. Le bureau, c’est vrai, c’est mieux… mais au bout de 7 ans, je me réinstalle chez moi parce que c’est quand même plus pratique sur quelques points.

    9. Lesquels, Fred ? Tu peux développer, ça m’intéresserait de savoir, il y a peut-être des avantages auxquels je n’ai pas pensé ?

    10. Superbe initiative cet article !

      Bon je l’ai parcourut un peu en diagonale par faute de temps, mais ça aide c’est certain.

      A savoir qu’en Belgique le portage salarial est illégal ( pas cool ) mais qu’il existe des sociétés qui font tout comme en contournant la loi ( par exemple comme la smart ASBL).

      Perso, rien qu’a voir mon site web basé sur free.fr (houu comme je me sens visé ahaha, c’est à cause de leur offre de 10go ! Mais depuis ils m’ont réduit la bande passante et que je me mange une méchante pub… oui on va réfléchir à un nom de domaine).

      Mais Eric ? T’es sûr que ce n’est pas plus compliqué que cela ?
      Moi c’est toujours l’administration, la partie comptable et puis les risques (en somme tout le négatif ^^) qui m’ont rebuté…

    11. citron mecanic on

      il y a d’autres façons de vivre du web comme par exemple créer un site pour soi sur un sujet précis, le faire vivre et en tirer des bénéfices par divers procédés, pubs, espaces abonnés etc… et élaborer un système de partenariat/affiliation si possible. Mais il faut être compétent sur un sujet et proposer un fort contenu car il n’y a pas un domaine sur le net qui ne soit pas soumis à forte concurence, c’est du far west dans le meilleur (tout est possible, on peut y nourrir tous les espoirs) comme dans le pire (il faut jouer des coudes sinon on passe par dessus bord, sans aucune pitié)

    12. Eric, tu n’as pas parlé de l’édition de site web… Je pense que l’idéal pour une telle structure est de s’approcher d’un CA constitué à 70% de prestations, à 30% d’éditions. J’entends par prestation, le fait de vendre un service à un client et par édition celui d’avoir son propre site en ligne fondé sur un "petit" business plan. Cela permet de passer des périodes creuses sans difficultés..

    13. Superbe article !
      Je suis dans une problématique de création d’activité, pas dans l’édition de sites, mais certainement pas loin… Comme d’autres, imprimé, gardé sous le coude, et marqué dans mon lecteur RSS au cas où.
      Merci.

    14. Pour ma part, j’ai réussi à lier les 2 (entre maison et local commercial) : un appartement plus grand avec pièce uniquement dédié au travail et à la reception de client. Coup de chance, cette pièce est la premiere de l’appartement !

    15. Jacques, c’est une solution à laquelle je pense, et qui présente également des avantages financiers et fiscaux indéniables. Ca supposerait quelques travaux chez moi mais de toute façon on est en plein dedans donc ça serait peut-être l’occasion d’en profiter (j’ai déjà deux entrées dans mon appart).

    16. Entièrement d’accord avec vous, Otto et Citron mécanic, je n’en n’ai pas parlé car c’est le sujet d’un prochain article que je prépare.

    17. Très bon article Éric.
      Une petite correction : chiffre d’affaire, c’est avec un S et même si l’on a qu’un seul client.
      Les affaires étant rapportées aux contrats et à la facturation.
      Salutations. 😉

    18. Il y a aussi le truc de se faire embaucher dans une webagency, et de toucher son salaire chaque début de mois en vivant de sa passion, sans se préoccuper de rien d’autre que son boulot !

    19. Bravo pour cet article. Rares sont les professionnels qui acceptent de parler de leur situation sans tabous.
      Pour ma part, je suis installée en indépendante à Mayotte, mais il s’agit pour moi et pour l’instant, que d’une activité d’appoint.

      A+

    20. Hello,

      Je me suis permis de faire un lien vers ton article, car il peut également concerner les indépendants au-delà du web uniquement.
      Je voulais faire un trackback, mais ils sont fermés. Tant pirrr 😉

    21. Bon, ben je me joint à tout le monde pour applaudir des deux mains. Chapeau l’article. C’est toujours intéressant d’avoir des conseils tirés du vécus, tellement plus réalistes et pratiques que ce qu’on peut apprendre pendant ses études.

      merci, donc.

    22. "Essayez de vous faire remarquer par un prestataire plus important que vous"

      EEEEEERRIICCC !!! je suis là ! tu me vois ?! 😀 T’as du taff ? j’suis preneur 😉 Bon allez j’rappel la pépinière d’entreprises avant de devenir obèse à force de grignoter …

    23. Il faut préciser, pour ceux que la création intéresse, que les charges sociales (retraite-sécu-URSSAF) en entreprise individuelle, représentent environ 40% du bénéfice. C’est à dire que pour se verser 2000 € de salaire net (avant impôt) mensuel, il faut faire au minimum 3400 € HT de bénéfice par mois.

    24. Excellent article, étant moi même en entreprise individuelle depuis quelques mois je m’y suis reconnu 🙂

      Juste une précision concernant les Assedic : depuis le 1er janvier il est possible de profiter d’une aide en capital. J’explique 🙂

      Imaginons, vous devez toucher 100 / mois de la part des Assedics sur 24 mois (soit 2400 au total).

      Avant le 1er janvier, vous n’aviez pas le choix : si vous gagniez 50 sur un mois, les Assedic ne vous filait que 50.

      Depuis le 1er janvier, vous pouvez demander l’aide en capital. C’est très simple : les assedic vous file un quart de 2400 au moment de la création de votre boite et un autre quart six mois après.
      Donc sur un an vous avez touché la moitié de votre "capital Assedic"

      Ce qui est top, c’est que si vous gagnez 200000 avec votre activité, cela ne concerne pas les assedic : c’est un "don".

      Que se passe-t-il ensuite ? Soit votre boite marche, et tant mieux pour les Assedic : ils ont économisé 1200.

      Soit votre boite ne marche pas (vous avez trois ans depuis sa date de création) : il vous reste alors 1200 à toucher "normalement", c’est à dire 100 par mois.

      Bon, j’espère avoir été clair, mais c’est pour donner une idée aux chomeurs qui se posent la question. D’ailleurs les boites de portage salarial que j’ai rencontrées étaient un peu "dégoutées" de cette nouveauté, puisqu’elle permet vraiment de se lancer 🙂

    25. Splendide cet article Éric ! Très intéresant aussi les différences administratives entre l’europe et l’amérique. Le portage salarial m’intrigue et je vais faire quelques recherches pour en connaitre les rouages. Je me demande quel serait l’équivalent (si nous en avons un !!!) au québec ?? Il manque un autre tabou selon moi. Le salaire !!! Quel montant le travailleur du net peut il espérer ?? Je parle d’un moyenne évidement. Est-ce qu’un salaire moyen de 40 000 euros pourrait satisfaire un jeune entrepreneur européen sans femme ni enfants en 2007 ??? C’est vraiment un chiffre au hasard. Au québec, un montant de 40 000$ CAN me semble un bon départ.

    26. Pour répondre à Eric :

      Ca fait plus de 7 ans que je bosse dans des conditions similaires à la tienne. Ca m’a convenu parfaitement jusqu’a présent où je me rend compte que j’ai besoin de plus de temps… pour bosser mais pour être aussi auprès des miens.

      Alors quand j’ai besoin de faire plus de 12 heures dans la journée, je dois revenir au bureau le soir jusqu’à… tard dans la nuit. Ensuite, il faut ressortir dans la nuit, le froid, rouler un peu (en moto)… alors qu’en étant à la maison, j’aurai plus de facilité pour adapter mes horaires tout en voyant tout le monde vivre.

      Mon travail a pas mal évolué au fil du temps. Ce sont mes clients qui m’ont fait évoluer. De plus, je me suis équipé très (et même ultra) mobile (informatiquement parlant). Du coup, je trouve de moins en moins d’intéret de rester coincé dans un bureau, avec tout ce que ça implique (loyer, assurance, EDF, etc…).
      C’est vrai que je n’ai pas la chance d’avoir de collègues (même faux!) autours de moi, c’est quelque chose de très important. Alors du coup, un bureau pour quoi faire ?

      Mes clients sont éparpillés à travers le monde, c’est plus souvent moi qui vait les voir qu’eux qui viennent…

      Au départ, j’ai déjà travaillé, presque 6 mois chez moi. J’avais très mal vécu cette période qui ne me convenait pas du tout. Maintenant, tout est différent et j’ai l’impression que je travaillerai mieux de chez moi.

      Il est certain que ça implique une hygiene de vie stricte, sinon on ne sort plus de chez soi et c’est très mauvais.

      Peut être qu’au final, je vais me rendre compte que je me suis trompé… bah c’est pas grave, je louerai quelque chose d’autre.

      J’avais vu un billet là dessus chez Lifehack.org. C’était très intéressant (sur le travail de chez soi, je précise).

    27. Je pense que le marché du web reste très ouvert, car malgré le buzz actuel, on voit encore énormément d’indépendants ou petits boites qui se sont improvisés "créateurs" de sites webs et qui sortent des sites atroces. Avec une bonne formation web, on peut tirer son épingle du jeu!!

    28. Eric, l’homme qui tombe à pic. Je suis justement en train de chercher quel serait le meilleur statut pour me mettre "à mon compte" et ce n’est pas évident 😉 Que pensez-vous du régime micro-entreprise ? (j’aimerais payer le moins possible de taxe sur de l’argent que je n’ai pas encore gagné ^_^ )

    29. Nous on travaille à la maison (1 salarié en télé-travail et 1 freelance) et pour rien au monde il ne nous viendrait à l’idée de prendre des bureaux pour une simple et bonne raison, le p’tit gars !
      Alors, oui, bien sur, parfois, il fait du bruit quand on est au téléphone, mais c’est rarement les 2 en même temps, donc ça reste gérable et globalement les gens apprécient et nous envient.
      Par contre, c’est clair que ça demande d’avoir un séjour toujours rangé, pas de linge qui sèche dans le bureau etc etc par contre, on s’oblige à faire une balade tous les soirs ….

    30. Salut ! Moi,ma partie actuelle, c’est le commercial, mais un peu en overdose. D’où des démarches pour exploiter mon hobby perso,la création de sites web (2 pour l’heure à mon actif) : obtenir un congé formation et me lancer. Alors merci pour cet article, qui donne bien des pistes 😉
      Veebee

    31. J’ai découvert ton site aujourd’hui, je le trouve très intéressant.
      Ton article est vraiment très intéressant, j’ai appris pas mal de choses.
      J’aimerais devenir "webmaster" mais en voyant cet article j’ai l’impression que ça doit être vraiment très difficile…
      En tout cas merci pour cet article.

    32. Bonjour Eric,
      Je pars du tout début, reconversion de Resp Ciale avec cible webmaster à mon compte (marre des intrigues de bureau, entre autres…).
      Histoire d’etayer le truc je suis en cours de bilan de compétences dans le but d’obtenir un congé formation.
      Pourrais-tu m’indiquer quels sont les logiciels/langages sur lesquels axer en priorité la formation.
      J’ai trouvé une boite sur nimes qui propose : photoshop, dreamweaver, xhtml, css, javascript, flash animation, flash action script, php, bdd. Quelque chose pourrait manquer à ton avis?
      Merci – VeeBee

    33. @veebee : Ajax peut-être ? Sinon Flash c’est très ciblé et spécifique, tu n’as pas forcément besoin de savoir en faire si tu veux faire de la conception de site au départ. Ca devient de plus en plus un truc de spécialistes qui ne font que ça.

    34. Sinon j’ajouterais aussi au moins les bases du SEO (optimisation pour le référencement dans les moteurs de recherche)

    35. Eh ben voila, complet, clair et précis …

      Que demande le peuple sinon la certitude d’avoir des clients !

      Perso la question du bureau ne se pose pas puisque mon lit fait très bien l’affaire (vive le portable et le wifi).

      La seule peur qui me reste chevillée au corps et qui m’empêche de faire le grand saut reste l’incompétence (la peur de ne pas savoir faire, ou de ne pas être à la hauteur de ce que demande le client).

      Je pense qu’il me faudrait encore me perfectionner un peu avant le grand jour.

      Mais comme disait citron mecanic avoir un projet perso et des clients en plus peut avoir de grand s avantages.

    36. Salut,

      Très bon article, je rajouterai les coopératives d’entrepreneurs, qui peuvent, quand on commence, bien dépanner.

      Et puis c’est une façon de bosser particulière.
      A méditer !

      Thomas.

    37. J’ajoute à ce super tutoriel UN retour d’expériences :Je partage en trois mon temps de travail en développement freelance.1 tiers la production, 2eme tiers, la prospection de nouveaux clients, et le dernier tiers la veille technologique et la formation continue.Souvent j’ai l’impression d’avoir les client que je mérite.

    38. bonjour, j’ai beaucoup aimé votre article pour son fond et sa forme!
      je suis architecte d’intérieur rhone alpes, je souhaite créer un site web, seriez vous interressé pour me faire un devis?
      cordialament

    39. Merci pour ce très bon article, je suis globalement d’accord avec les pdv exprimés ici. J’ajouterai cependant qu’il ne faut pas oublier les coopératives d’entrepreneurs qui peuvent être d’un grand secours quand on débute…

    40. Pingback: Webmaster/webdesigner, de la passion au métier | ECLECTIC.coop V2

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