- L’Allemagne a arrêté ses derniers réacteurs nucléaires
- Des risques existent encore en France
- Les organismes officiels ont édité des conseils en cas d’accident
C’est fait : l’Allemagne vient enfin de déconnecter ses trois derniers réacteurs nucléaires encore actifs, hier, dimanche 16 avril 2023. Un stop historique qui fait suite à des années de pourparlers entre les autorités locales et les associations, malgré une première décision ferme datant, pour sa part, de 1990. L’accident de Tchernobyl en 1986 avait précipité les interrogations à l’échelle de l’Europe, le sujet continuant d’ailleurs encore d’alimenter les débats en France. Rien n’a pour l’instant été voté au sein de nos frontières, néanmoins la population s’avère majoritairement hostile à l’énergie atomique.
Il faut dire que les incidents ne sont pas rares, loin de là. Rien que durant les années 2000, le nombre de cas graves s’est ainsi porté à cinq (sans prendre en compte la contamination de la Garonne à Golfech en février dernier), dont une fuite radioactive au Royaume-Uni et deux autres événements critiques à la centrale hongroise de Paks. Celle-ci fournirait pas moins de 40% de l’électricité consommée par l’ensemble du pays, ce qui pourrait expliquer pourquoi ses dirigeants ne semblent pas encore prêt à s’en séparer pour le moment.
Des risques encore bien présents dans l’Hexagone
En France, cinquante-huit réacteurs sont actuellement en fonctionnement et un est en construction. Plus de deux tiers des habitants seraient pourtant pour la sortie du nucléaire, avec comme autre argument celui des déchets. Chaque année, les centrales demandent en effet de gérer des quantités considérables de combustibles et d’eaux contaminées, ayant notamment motivé la création du site d’enfouissement de Bure dans la Meuse.
Celui-ci devrait, à terme, offrir un sanctuaire pour 85 000 mètres cubes de déchets radioactifs. Au-delà du piratage, un autre problème se pose alors : comment signifier aux générations futures, dont le langage, l’histoire et la technologie pourraient être à des années-lumière des nôtres, qu’un danger vit encore cinq cents mètres sous leurs pieds ? Pour certains, la solution passe par des disques de saphir, sorte d’alternative aux mémoires intégrées à nos ordinateurs aujourd’hui mais capables de subsister plusieurs centaines de milliers d’années.
Que faire en cas d’accident ?
Dans le cas où un accident nucléaire survient proche de chez vous, EDF et l’ASN (Agence de sûreté du nucléaire) offrent plusieurs recommandations clés. La première consiste à se mettre à l’abri dans un bâtiment et à faire ses valises, afin de préparer une éventuelle évacuation ordonnée par les autorités. La seconde consiste, bien sûr, à se tenir informé via le web ou la radio, et à ingérer de l’iode dès que l’instruction en est donnée.
D’après les conseils officiels, il est aussi question de ne pas saturer le réseau téléphonique, pour éviter de ralentir les secours.
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Puisque vous n’êtes pas avare de chiffres, faites donc ceci :
Combien de morts d’accidents nucléaire survenu en Allemagne ces 60 dernières années ? Et combien de morts du fait de la pollution atmosphérique et du réchauffement climatique en Allemagne ces 10 dernières années ? A mon avis, la différence va être plus que significative.
A vous de voir (littéralement, je veux dire, débandez vos yeux enfin…)!
Vive l’électricité verte… au charbon !
Quoiqu’on en dise, il n’y a aujourd’hui guère d’alternative viable, et ce ne sont pas les action du gouvernement français pour développer la filière énergétique “propre” qui vont changer la donne…
A ce rythme, pas besoin de se préoccuper de laisser des signaux de danger viables plusieurs centaines de milliers d’années !
PS : l’énergie solaire, c’est de la fusion nucléaire 😉
Le réacteur étant situé à 150 millions de kilomètres on n’a pas a s’en faire pour les déchets nucléaires (hélium)qui sont produit.
NON l’électricité verte n’implique pas du charbon! L’Allemagne a compensé LA TOTALITE de la production nucléaire par des énergies renouvelables… sans aucun charbon. Le charbon représentait 45% de leur production d’électricité, en chute libre (20% en 2020)… jusqu’à ZERO en 2035.