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Xiaomi assure que ses smartphones ne censurent pas internet

Xiaomi réagit à la suite de la publication d’un rapport lituanien indiquant que l’un de ses smartphones cache un logiciel de censure.

Mise à jour 17/01/2022 : l’Office fédérale de la sécurité des technologies de l’information (BSI) a rendu les conclusions de son enquête concernant cette affaire. Elle n’a détecté aucune trace de censure de la part de Xiaomi. Le constructeur chinois se félicite de cette décision :

Xiaomi se félicite des résultats de l’enquête menée par le l’Office fédéral de la sécurité des technologies de l’information (BSI), publiés hier. Sans surprise, ces derniers attestent que Xiaomi respecte les plus hauts standards de transparence. Ils confirment également la place centrale que porte Xiaomi à la confidentialité et la sécurité de ses consommateurs. Une fois de plus, il a été prouvé que nous opérons dans le respect de toutes les réglementations européennes et nationales relatives à la sécurité et de protection des données ainsi que les standards européens en vigueur. Dans le cadre de notre démarche d’amélioration et d’innovation continue, nous continuerons à travailler avec les utilisateurs, les autorités de régulation et l’ensemble des parties prenantes, telles que le BSI.


Xiaomi se dirige-t-il vers un scénario à la Huawei ? Depuis que les parts de marché de Huawei baissent à cause des sanctions américaines, Xiaomi a su combler le vide laissé par ce concurrent. Et aujourd’hui, en particulier en Europe, Xiaomi fait partie des principaux fabricants de smartphones.

Mais malheureusement, c’est peut-être le début des problèmes pour le constructeur. Comme le rapporte le site de la BBC, en Lituanie, le ministère de la Défense a récemment émis un avis conseillant aux citoyens d’éviter d’utiliser des smartphones chinois.

« Notre recommandation est de ne pas acheter de nouveaux téléphones chinois et de se débarrasser de ceux déjà achetés aussi vite que raisonnablement possible », a déclaré le vice ministre de la Défense Margiris Abukevicius.

Un logiciel de censure serait présent, mais inactivé !

En ce qui concerne les smartphones Xiaomi, les autorités lithuaniennes auraient analysé le logiciel du Mi 10T 5G et y auraient découvert un logiciel qui serait capable de censurer des termes comme « Tibet libre », « Vive l’indépendance de Taiwan » ou « mouvement pour la démocratie » (en substance, des sujets qui ne plaisent pas à Pékin ?).

Le rapport indique que cette fonctionnalité est désactivée en Europe, mais que celle-ci pourrait être activée à distance à tout moment. En tout, il y aurait 449 termes concernés qui pourraient être censurés par les applications système, dont le navigateur par défaut.

Bien entendu, la réaction du constructeur chinois ne s’est pas fait attendre. « Les appareils de Xiaomi ne censurent pas les communications vers ou en provenance de ses utilisateurs », a déclaré une porte-parole selon la BBC. « Xiaomi n’a jamais et ne limitera ni ne bloquera jamais les comportements personnels de nos utilisateurs de smartphones, tels que la recherche, les appels, la navigation sur le Web ou l’utilisation de logiciels de communication tiers. »

Par ailleurs, le représentant de Xiaomi aurait aussi rappelé qu’en Europe, Xiaomi est conforme à la réglementation en matière de protection des données, le RGPD.

Outre ce logiciel qui pourrait permettre une censure, la BBC indique que le rapport lithuanien évoque aussi des transferts « des données d’utilisation du téléphone cryptées vers un serveur à Singapour ».

Par ailleurs, Xiaomi n’est pas le seul constructeur épinglé par le rapport du ministère de la Défense de la Lituanie. En effet, le document évoque aussi une défaillance sur le P40 5G de Huawei qui présenterait un risque pour la sécurité des données des utilisateurs.

« La boutique d’applications officielle de Huawei, AppGallery, dirige les utilisateurs vers des boutiques en ligne tierces où certaines des applications ont été évaluées par des programmes antivirus comme malveillantes ou infectées par des virus », lit-on dans une déclaration conjointe du ministère lituanien de la Défense et de son centre national de cybersécurité.

« AppGallery ne collecte et ne traite que les données nécessaires pour permettre à ses clients de rechercher, d’installer et de gérer des applications tierces, de la même manière que les autres magasins d’applications », a déjà réagi Huawei.

Mais comme noté par la BBC, ce rapport est publié à un moment où les relations diplomatiques entre la Lituanie et la Chine sont de plus en plus tendues.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. 20 euros par mois dés que cela rentre en vigueur ciao ciao déjà je trouve ça chère quand en face il y a Amazon Prime pour 50 balle l’année ou Disney plus pour 9 euros..les 2 réunis sont moins chères que Netflix..
    De plus il y a de moins en moins de film et les films produit par Netflix sont des daubes, secondo dés.qu une série ne plaît pas à une tranche de personne hop on supprime on renouvelle pas…sans demander l’avis des autres ..
    Exemple : cowboy bebop..certe c’est moins bon que le manga mais j’aurai bien voulu voir si les producteurs était capable d améliorer la série au fur et à mesure en écoutant les critiques..de plus ce n’était pas une daube non plus.il y a bien pire en série.
    Moi regarder des séries dont je ne suis pas sur qu’il y aura une fin ..sans moi. Maintenant j attend que la série finisse pour la regarder.donc du coup Netflix hop bye bye

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