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Yahoo a proposé d’acquérir Facebook en 2006 pour 1 milliard de dollars, Zuckerberg a refusé avec classe

Peter Thiel est l’une des premières personnes à être monté dans le board de Facebook. Il raconte aujourd’hui des événements de 2006 où Yahoo était prêt à acquérir Facebook pour 1 milliard de dollars et où Mark Zuckerberg n’était juste pas prêt à vendre.

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Peter Thiel est l’un des co-fondateurs de Paypal. Il a investi très tôt de l’argent dans Facebook et s’est retrouvé parmi les 3 premiers membres du board aux côtés de Jim Breyer (investisseur) et Mark Zuckerberg.

En juillet 2006, Zuckerberg a convoqué son conseil d’administration pour parler d’une offre d’1 milliard de dollars que venait de faire Yahoo.
A l’époque, Facebook n’avait que deux ans, comptait 8 millions d’utilisateurs (juste 992 millions de moins qu’aujourd’hui) et n’était pas profitable. Thiel et Breyer étaient convaincus qu’il fallait vendre.

Mais Zuckerberg est entré dans la salle de meeting en disant : « Cela ne sera qu’une formalité, juste une courte réunion qui ne prendra pas plus de 10 minutes. Il me semble évident que nous n’allons pas vendre maintenant. »

Ce jour-là, Zuckerberg n’avait que 22 ans.

Thiel lui répondit qu’ils devaient tout de même en discuter : 1 milliard de dollars représente beaucoup d’argent. Il lança au jeune CEO de Facebook : « Tu en possèdes 25%. Il y a tant de choses que tu pourrais faire avec cet argent ».

Mark Zuckerberg répondit : « Je ne sais pas ce que je ferais avec cet argent. Je commencerais probablement un autre réseau social. Et je dois avouer aimer celui que j’ai déjà ».

La confiance en Zuckerberg & en sa vision

Finalement Thiel et Breyer acceptèrent de faire confiance à Zuckerberg lorsqu’il donna l’argument suivant : « Yahoo n’a pas une idée précise de ce que sera le futur. Ils n’arrivent pas à évaluer correctement la valeur de ce qui n’existe pas encore et sous-estiment la valeur de Facebook ».

Ce qui arriva à convaincre les deux hommes, c’était le sentiment que Mark Zuckerberg avait une vision, une idée du futur qui allait bien plus loin que le « petit » réseau social de l’époque.

Ils refusèrent l’offre de Yahoo pour recevoir un nombre phénoménal de critiques : « comment avaient-ils pu laisser cet homme de 22 ans décider de refuser un chèque aussi énorme ? ».
L’avenir aura donné raison à Zuckerberg qui dirige aujourd’hui un service à la valeur 100 fois supérieur (Facebook est entré en bourse sur une valorisation de 104 milliards de dollars).

Ce jour-là, Yahoo recevait le 3ème refus de son histoire lors d’une offre de rachat d’1 milliard de dollars. En effet, ebay avait également refusé une proposition d’un milliard de dollars, tout comme Google.
Les plus grands innovateurs/entrepreneurs semblent donc être ceux qui ont une vision et une confiance suffisante en l’avenir pour refuser un milliard de dollars.

(source)

Facebook
Par : Facebook, Inc.
3.7 / 5
103,7 M avis
20 Commentaires

20 Commentaires

  1. Valentin

    13 mars 2013 at 13 h 22 min

    J’aurais vendu pour réaliser un projet peut-être similaire mais avec 1 milliard de plus au départ 😉

  2. Oum

    13 mars 2013 at 13 h 39 min

    « Les plus grands innovateurs/entrepreneurs semblent donc être ceux qui ont une vision et une confiance suffisante en l’avenir pour refuser un milliard de dollars. »
    Ou encore « Touts les gagnants du loto on joué au moins une fois dans leur vie ».

    Il y en a aussi beaucoup qui ont vendu à temps avant qu’une certaine bulle explose.
    Quand à Facebook, qui sait combien il rapportera dans seulement 5 ans ?

  3. charles

    13 mars 2013 at 14 h 03 min

    J’imagine que dans des ventes comme celle-ci il y a des clauses de non concurrence…

  4. isolation

    13 mars 2013 at 14 h 35 min

    On n’a beau le critiquer sur certains point mais cet homme a confiance (ou a eu plutôt) en son projet et à une réelle vision sur l’avenir.

  5. Jp

    13 mars 2013 at 15 h 31 min

    Il faut quand même avoir :
    – une certaine dose d’inconscience,
    – une confiance absolue en soi,
    – une sacrée paire de c…

    Ou les 3 à la fois 🙂

  6. Elodie

    13 mars 2013 at 16 h 14 min

    Wow, ça me fait plus que sourire ce billet. Bravo à lui même si il y a d’autres réseaux sociaux ou start-up qui ont refusé d’être rachetées et qui maintenant ne valent plus un dollar. Donc respect tout de même à ce jeune homme de 22 ans !

  7. AILS

    13 mars 2013 at 16 h 33 min

    Cela montre surtout qu’à 22 ans, Mark Zuckerberg était déjà un grand businessman.

  8. AILS

    13 mars 2013 at 16 h 35 min

    A 22 ans, il était déjà un très grand businessman !

  9. Agence de référencement

    13 mars 2013 at 16 h 42 min

    C’est un choix qui a sans doute changé le reste de sa vie. On ne peut pas dire à l’avance si c’est bien de vendre ou pas. Certaines start-up font bien de vendre rapidement, d’autres ne vendent pas et finissent par avoir quelque chose qui ne vaut rien sur les bras.
    Zuckerberg avait confiance en son projet, c’est une raison suffisante pour ne pas vendre à mes yeux!

  10. ampoule led

    13 mars 2013 at 16 h 48 min

    Quel visionnaire ce Mark ! J’avoue qu’il fallait être vraiment confiant pour refuser 1 milliard de dollars car c’est quand même un beau pactole (je trouve, non ?). Il a cru au potentiel de son réseau et il a eu bien raison.

  11. Maxime

    13 mars 2013 at 16 h 51 min

    Intéressant, cela prouve qu’il croyais en son bébé et qu’il n’a pas hésité à le faire passer avant des considérations bassement pécuniaires

    Yahooc’était bien caché de communiquer sur ce refus en tout cas !.

  12. Emballages alimentaires

    13 mars 2013 at 18 h 04 min

    Zuckerberg a eu raison de ne pas vendre en 2006 mais ce choix n’est pas non plus la preuve d’un grand businessman. A cette date, Facebook connaissait déjà une croissance fulgurante du nombre d’inscrits sur son réseau et étant le seul à proposer ce concept web, il avait toutes les raisons de ne pas vendre trop rapidement.

    A mon avis, la proposition de Yahoo est arrivée trop tard. Rappelons que Facebook a été crée en février 2004 pour une ouverture mondiale en septembre 2006 qui laissait déjà augurer du meilleur. Zuckerberg ne s’y est pas trompé mais il n’y avait pas besoin d’avoir fait Harvard pour s’en rendre compte 😀

  13. Damien

    13 mars 2013 at 18 h 12 min

    Peut on réellement parler de « vision » ? En tout cas je ne peux éprouver que du respect pour cette décision, qu’elle en a été la réelle motivation? Le pouvoir? Encore plus d’argent? Mais être assis sur une telle capitalisation à un si jeune age, c’est à des années lumières du commun des mortels 😉

  14. simon

    13 mars 2013 at 18 h 34 min

    ça en fait des sous… pour suivre votre actu jetez un coup d’oeil à
    […]

  15. simon

    13 mars 2013 at 18 h 36 min

    ça en fait des sous, pour suivre votre actualité vous pouvez jeter un coup d’oeil à :

    http://mediasandco.overblog.com/

    merci à vous

  16. offre d'emploi

    13 mars 2013 at 23 h 06 min

    Quand on parle de la valeur actuelle de facebook, ca reste bien spéculatif. Comme l’a dit Oum, on verra dans 5 ans. J’ai lu que la nouvelles générations trouvait facebook ringard Si Si !!

  17. bagues en argent

    14 mars 2013 at 3 h 41 min

    C’est une belle anecdote. Visionnaire ou pas, je retiens surtout la passion pour sa boîte plus forte que l’attrait pour l’argent de la part de Mark Z. C’est déjà une belle preuve de caractere.

  18. TacTac

    14 mars 2013 at 8 h 45 min

    Certes Zuckerberg a raison, FB vaut aujourd’hui 64 milliards de dollars (à comparer aux 270 de Google et 125 d’Amazon). Facebook est devenu le 4eme site le plus chère, juste derrière eBay. Evidemment qu’il a bien fait. Quand on a une idée, qu’on sent qu’on peut la maintenir, l’évoluer, il ne faut pas vendre.

    Surtout Zuck aurait recrée un réseau social, mais dans l’ombre de FB, aucun intérêt pour lui hormis tout l’argent bien entendu.

  19. vcs2600

    14 mars 2013 at 14 h 00 min

    Il a eu raison de ne pas vendre à l’époque (l’avenir lui a donné raison), mais la tendance actuelle va plutôt dans l’autre sens : Facebook est devenu compliqué, pourri de publicité et d’utilisation abusive des données privées des utilisateurs, les services payants apparaissent, les ados commencent à trouver le service ringard (leurs parents sont dessus) et se tournent vers de nouveaux réseaux, bref, ils peuvent très bien vivre ce que Myspace a connu il y a quelques années : un immense succès planétaire qui se transforme en deux ans en gigantesque fiasco.

  20. boutechebak

    13 avril 2013 at 22 h 24 min

    salout

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