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YouTube Shorts : comme un air de “Qui veut gagner des millions ?”

Vous êtes peut-être accro aux Shorts, ce format de vidéo très court, nouvel eldorado pour de nombreux créateurs de contenus.

Soyons honnêtes, nous sommes très nombreux à bloquer parfois devant notre téléphone, dans notre lit, aux toilettes, au petit déjeuner, à faire défiler des vidéos à l’intérêt parfois inexplicable… Et c’est “normal”, puisque c’est bien là l’objectif de ces nouveaux formats courts. On les appelle Shorts sur YouTube, Reels sur Instagram, ces vidéos de quelques secondes parfois sont à même de nous faire perdre de longues minutes de notre précieux temps…

Shorts, Reels, Stories… pourquoi on est tous accro ?

C’est une pratique instaurée par TikTok, la vidéo courte est aujourd’hui ultra populaire, mais aussi présente sur tous nos réseaux sociaux. Des vidéos à consommer rapidement, et de nombreux créateurs qui se sont spécialisés sur ce créneau de la vidéo virale, en mesure de cumuler des dizaines de millions de vues pour quelques secondes de contenu (et parfois de travail).

C’est le cas de certains créateurs français, la section Shorts ayant permis de faire émerger “une nouvelle génération de talents“. Selon le chef de projet YouTube : “Les chaînes YouTube qui publient des Shorts croissent plus rapidement. La demande du public pour du contenu court constitue une tendance à long terme.” Autant dire que l’offre a littéralement explosé, à tel point d’ailleurs que les Shorts de YouTube devenaient même un sérieux problème… pour YouTube.

En France, certains créateurs ne jurent plus que via les Shorts. C’est le cas de Tonyczh, qui cumule 5,6 millions d’abonnés et des millions de vues sur ses formats courts. En revanche, sur ses deux vidéos “classiques”, le créateur n’affiche que quelques milliers de vues seulement…

Idem pour Loic Suberville, qui frôle les 3 millions d’abonnés, et dont les Shorts explosent les compteurs de vues. C’est un peu moins le cas pour les vidéos “classiques”, avec entre 30 et 80 000 vues “seulement” pour les contenus des trois derniers mois.

Des formats courts ultra-populaires… mais qui ne fidélisent pas forcément ?

Comme le révèle Le Figaro, le fait de créer des contenus muets avec les Shorts est une aubaine, avec la possibilité de s’adresser alors à un public mondiale. Le Youtuber Tibo InShape propose lui aussi de nombreuses vidéos muettes, dédiées uniquement à se propager sur les réseaux sociaux, et ce, dans le monde entier. Le seul bémol de ces formats courts ? Le fait que celui-ci ne parviendrait pas à créer pas de véritable lien entre le créateur et ses abonnés.

Pas de quoi freiner la prolifération des Shorts pour autant, à tel point que certains (beaucoup ? trop ?) n’hésitent pas à mettre en scène leurs vidéos, afin de recréer les conditions d’une fausse dispute, d’une fausse rencontre, d’une fausse retrouvaille, d’une fausse caméra cachée… Cela bien sûr, sans compter les contenus grassement copiés sur les autres créateurs. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait des vues finalement.

Sans compter le fait que cette popularité peut rapporter gros, puisqu’au delà des revenus YouTube (qui s’élèveraient à 2 000€/mois environ dans le cas de Loïc Suberville), ce sont les contenus sponsorisés qui font exploser les Livrets A, avec des opérations commerciales à 10 000 voire 20 000€.

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Par : Google LLC
4.2 / 5
M174.6 avis
1 commentaire
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  1. Les plateformes mettent de la moula pour écraser la concurrence, ce format n’est pas si rentable (pour les plateformes).
    Les vues sont boostés par le principe de répétition et par la brièveté de la vidéo. Et oui, la rétention est quasi nulle, bref du contenu jetable, ça reste un segment exploitable mais comme chaque métier soumis a une audimat numérique il y a peine 5% des créateurs capable d’en vivre et encore…

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