Sur les réseaux sociaux, comme Twitter, le partage de liens est très fréquent, la taille limitée de chaque message fait que l’on doit utiliser les raccourcisseurs d’URL. On en dénombre des centaines et des centaines, ils sont donc très nombreux, n’importe qui peut en créer un avec un minimum de connaissances en programmation Web. La

Sur les réseaux sociaux, comme Twitter, le partage de liens est très fréquent, la taille limitée de chaque message fait que l’on doit utiliser les raccourcisseurs d’URL. On en dénombre des centaines et des centaines, ils sont donc très nombreux, n’importe qui peut en créer un avec un minimum de connaissances en programmation Web.

tr.im rip Le raccourcisseur dURL tr.im ferme ses portes

La problématique que tout développeur quand il conçoit un tel service, c’est de savoir comment innover dans un domaine aussi chargé, mais aussi, trouver un business model pour payer les frais liés au développement et à l’hébergement du service ? Le raccourcisseur d’URL tr.im vient d’en faire les frais : il ferme ses portes.

Dans le billet de fermeture, tr.im explique que de nombreuses URL étaient générées chaque jour et par conséquent consommaient pas mal de ressources serveur, ce qui coûte cher. On découvre aussi que le service avait des milliers et des milliers d’utilisateurs, qui généraient des dizaines de milliers d’URL chaque jour (!), Et pourtant, tr.im cherchait un repreneur, personne ne s’est proposé. L’équipe a même tenté de vendre le service à des personnes directement impliquées dans le développement de Twitter, là encore, ça n’a rien donné.

Quant aux données que tr.im génère, il y a aussi un problème : tout le monde y a accès. Ainsi le service était spammé par de nombreux bots chaque jour dans le but d’exploiter ces données sur des sites externes, comme tweetmeme.com. Ces sites externes peuvent monétiser leur service derrière alors que tr.im n’a aucun moyen de monétiser son service.

La délicate problématique du business model est aussi abordée, tr.im se demande pourquoi les utilisateurs devraient payer pour utiliser un tel service ? tr.im explique que le fait de Twitter utilise par défaut bit.ly influence beaucoup et le fait de ne pas avoir de relation interne avec Twitter joue (de façon négative) sur la pérennité du projet.

A l’heure actuelle, il n’est plus possible de générer des URL mais les redirections, elles, fonctionneront jusqu’à la fin de l’année. D’importants coûts d’hébergement, aucune monétisation possible, aucun soutien « officiel », beaucoup d’inconvénients pour peu d’avantages ?

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Camille Bouiller, 22 ans, passionné depuis quelques années de nouvelles technologies et particulièrement de tout ce qui concerne la création et la gestion de sites Web (HTML, CSS, PHP, SQL, Python). Il est actuellement développeur front-end. Le suivre sur Twitter ou Google Plus