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Promouvoir « l’IA démocratique » : OpenAI recrute l’ancien secrétaire à l’Armée des États-Unis

OpenAI recrute Dan Driscoll, haut responsable au Pentagone jusqu’au mois de septembre. Mais pourquoi donc ?

OpenAI passe à la vitesse supérieure. L’entreprise derrière ChatGPT vient en effet d’annoncer la nomination de Dan Driscoll au poste de conseiller senior pour la modernisation de la sécurité nationale, une fonction créée spécialement pour l’occasion. Sa mission : conseiller la direction de la société et faire la jonction entre les équipes de développeurs et les institutions militaires ou gouvernementales.

L’idée sera de l’aider à mieux comprendre les besoins sur le terrain, tout en accompagnant les États-Unis et leurs alliés dans l’adoption d’outils d’IA appliqués à la défense, à la cybersécurité et à la gestion de données complexes. OpenAI entend notamment s’appuyer sur son expertise pour réduire les lourdeurs administratives des services de renseignement et accélérer le traitement de l’information en temps de crise. Dans un communiqué, Sam Altman, le PDG, se félicite de ce recrutement :

« L’IA devrait donner aux gens davantage de contrôle sur leur vie, et ceux-ci devraient avoir leur mot à dire sur la manière dont elle est développée. Les États-Unis ont une occasion extraordinaire de collaborer avec d’autres pays pour favoriser l’adoption d’une IA démocratique, et je suis ravi d’accueillir Dan Driscoll au sein d’OpenAI afin de renforcer le leadership américain et de nous aider à atteindre cet objectif ».

Ancien membre de l’administration Trump

Ce choix n’est pas anodin. Ancien officier et vétéran de la guerre d’Irak, Driscoll a occupé jusqu’en septembre dernier le poste de 26e secrétaire de l’Armée de terre américaine. À la tête de près d’1 million de soldats et de 265 000 civils, il y a fait de la transformation numérique son cheval de bataille. Il a, par exemple, accéléré l’intégration de nouvelles technologies comme les drones et les systèmes anti-drones au sein des forces armées.

Proche de l’administration Trump et ancien camarade de promotion du vice-président JD Vance, il s’est notamment vu confier par le président américain des missions sensibles à l’international. Fin 2025, il s’est par exemple rendu à Kiev pour négocier directement avec le président ukrainien. Mais il a quitté ses fonctions en septembre dernier, après plusieurs mois de tensions ouvertes avec le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth. En cause, notamment, un désaccord sur la stratégie à adopter pour le limogeage de plusieurs hauts responsables militaires.

Openai Recrute
© Photo Agency / Shutterstock.com

OpenAI se positionne

L’ambition est claire du côté d’OpenAI : la startup entend bien devenir un partenaire incontournable du Pentagone, des agences de renseignement et des armées alliées. Le moment est opportun, alors que la compétition technologique mondiale s’intensifie et surtout, que la défense est au premier plan.

En parallèle, l’entreprise cherche à peser directement sur l’élaboration des régulations et des standards éthiques qui encadreront l’usage de l’IA sur les champs de bataille. D’ailleurs, le terme d’« IA démocratique » ne laisse pas l’ombre d’un doute : Sam Altman veut imposer ses modèles face à ceux des nations rivales, et plus particulièrement la Chine.

  • OpenAI a recruté Dan Driscoll, ancien secrétaire à l’Armée de terre américaine, comme conseiller senior pour piloter sa stratégie d’intégration de l’IA dans la défense et la cybersécurité.
  • Vétéran d’Irak, proche de JD Vance et acteur de négociations diplomatiques en Ukraine, Dan Driscoll a quitté le Pentagone en septembre.
  • Avec ce recrutement, l’entreprise ambitionne de décrocher des contrats publics et d’imposer ses technologies face aux puissances rivales.

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