Qu’il s’agisse de Google pour les sites et les blogs ou de profils sur les réseaux sociaux, sur quels mots ou expressions doit-on être visibles ? Et quelle approche avec Linkedin ? Explications.

linkedin semantique Pour être visible sur LinkedIn, ayez une approche Presse People

Le web est sémantique. Qu’on cherche à se rendre visible via son site (SEO ou SEM) ou sur des réseaux sociaux, les résultats qu’on obtiendra seront fortement liés  à notre approche sémantique. Qu’il s’agisse de Google pour les sites et les blogs ou de profils sur les réseaux sociaux, on ne peut être visible que sur des mots ou des expressions que l’on a ciblés et mis dans son contenu.

LinkedIn (et c’est pareil pour Viadeo) fonctionne en grande partie sur cette approche. Et ces outils sont très précis : un Directeur Marketing Telecom n’est pas un Directeur Marketing Telecoms. Une lettre (« s ») sur une expression de trois mots fait toute la différence (faites le test). Il en est de même pour la féminisation des titres de postes. Si une femme se présente comme Directrice, elle sera visible comme Directrice et non comme Directeur. Ce n’est ni bien, ni mal, il n’y a pas de bonne ou de mauvais approche. C’est un fait et il faut faire avec.

Pour simplifier, les réseaux sociaux professionnels fonctionnent comme Google. Une personne qui recherche des compétences particulières va saisir les mots-clés qui lui paraissent importants, en utilisant la recherche boléenne (« OR », « AND »…) le cas échéant. Ces mots sont analysés et une sélection de profils est proposée en résultats. Selon les recherches effectuées, on obtient de quelques dizaines à plusieurs milliers de profils, triés par défaut par pertinence.

Qu’est-ce que la pertinence?

Chaque outil a ses propres critères, qui évoluent dans le temps et dont il n’existe pas de liste. Ce qu’on remarque néanmoins aujourd’hui sur LinkedIn, c’est que :

-          Les résultats proposés contiennent les mots recherchés dans leur orthographe précise (si on recherche « telecom » on n’aura pas de profil « telecoms » dans les résultats).

-          généralement les mots recherchés sont présents dans les titres de postes (actuels et précédents).

-          Sur LinkedIn, les profils que l’on voit dans les résultats sont en priorité des contacts directs ou de niveau 2 ou des membres de nos groupes. Les contacts de rang 3 sont nettement moins visibles voire invisibles (du moins sans abonnement payant).

On peut donc en déduire :

1)             que les termes que l’on utilise dans son profil ont un impact non sur notre visibilité mais sur la possibilité d’apparaître dans les résultats de recherche.

2)             que l’ordre de présentation des profils dans les résultats sont personnalisés : quelqu’un qui est contact de niveau 3 (contact de contact de contact) pour moi sera contact de niveau 1 (contact direct) pour un autre profil. Son profil n’apparaîtra donc pas en même position lors de nos recherches respectives.

Quand un recruteur, un chasseur, un acheteur… un décideur quel qu’il soit fait une recherche, les profils pertinents sont présentés par série de 10 sur différentes pages. Comme tous ces profils ressortent sur la même recherche, il est assez probable qu’ils aient un certain nombre de points communs.

Dans les pages de résultats de LinkedIn, on a accès aux informations suivantes :

-          photo

-          nom

-          degré de relation (1/2/3)

-          headline (le texte sous le nom en haut du profil)

-          localisation

-          secteur d’activité

-          nombre de contacts communs

-          profils similaires

-          nombre de contacts du profil quand il n’a pas fermé l’accès à son réseau.

On ne voit plus le poste actuel, ni aucun autre poste d’ailleurs. Si les termes utilisés dans les titres de poste ont un impact sur la possibilité d’apparaître dans les résultats, on ne les voit plus quand les résultats sont affichés. J’en ai discuté avec plusieurs chasseurs dont Jorg Stegemann, chasseur-blogueur très connecté qui publie de très bons articles sur son métier sur Forbes.com. Ce qui va leur donner envie de cliquer sur un profil plutôt que sur un autre c’est tout simplement le headline qui aura été choisi.

Votre headline, c’est VOUS, ce n’est pas votre poste

D’où l’importance d’avoir une approche « presse people ». Tous ces magazines attirent le regard et donnent envie de les acheter par des titres accrocheurs. Sur LinkedIn, c’est la même chose. Si vous avez un headline impersonnel, interchangeable, générique, « boring » dirait un anglophone, vous aurez moins de chance de faire cliquer que si vous êtes spécifique, différent, original ou si vous expliquez la valeur que vous apportez. Votre headline, c’est VOUS, ce n’est pas votre poste. Entre un commercial qui se présente comme « Commerciale chez X » et un commercial qui se présente par « J’aide mes clients à optimiser la gestion de leur service client », la seconde accroche obtiendra beaucoup plus de clics.