Pourquoi Frédéric Beigbeder est contre le livre numérique

Frédéric Beigbeder s’est fait remarquer ce matin sur Europe1 en donnant son avis sur cette tendance que sont que les livres numériques : selon lui, les liseuses numériques, c’est le mal.

Nous parlions hier des eBooks et de la possibilité de voir une offre émanant d’Amazon qui chamboulerait le marché. Aujourd’hui, c’est l’auteur de Windows on the World et de 99 francs, Frédéric Beigbeder, qui aborde le sujet pour exprimer sa forte opposition aux livres électroniques.

Mettons de côté les aprioris sur le personnage, son humour et ses livres, puisque que tout cela n’a pas sa place dans le débat, et concentrons nous sur ses propos. Pour défendre son point de vue sur l’émergence de la lecture numérique, l’auteur donne différents arguments, que voici :

“Non les écrans c’est pas merveilleux. C’est effrayant, et on l’a vu déjà pour l’industrie du disque : il n’y a plus de disquaire. Voilà ce qui va se passer, les gars : non seulement la disparition de cet objet qui avait 6 siècles et qui nous a donné le roman moderne, mais aussi la fermeture des librairies, des maisons d’édition, des suppléments littéraires dans les journaux et peut-être la fin de la critique littéraire…”

Livre et musique, même combat (d’arrière-garde ?)

Beigbeder compare l’industrie du livre à celle de la musique, et pense que la chute qu’a connue celle-ci ces dernières années se produira également pour tous les acteurs qui forment actuellement le marché du livre. C’est indéniable, il y aura forcément des conséquences sur les petits libraires. Peut-on pour autant parler de mort du marché littéraire ? On imagine très bien d’irréductibles producteurs et vendeurs de bouquins continuer leurs activités pour combler les consommateurs encore friands de papier, à qui les simples mots “lecture numérique” font hérisser le poil.

Outre l’aspect économique de la chose, l’auteur défend son point de vue hostile aux eReaders en avançant ces arguments :

“Le geste va disparaitre, ce geste qui consiste à tourner des pages physiques sur papiers […], le parfum de l’encre et du papier, c’était magnifique.”

Ainsi, ce qui gêne personnellement Frédéric Beigbeder dans les livres électroniques, c’est l’absence de papier et de parfum. Un moment de lecture devrait être “physique”, entendez par là que le lecteur achète et apprécie un livre pour son contenu, certes, mais aussi pour l’objet en lui même. Un argument souvent repris par les défenseurs du livre sur papier, qui, malgré les avantages qu’offrent les eBooks, sont bien nombreux et présents.


Beigbeder : "Je me bats pour la légèreté… par Europe1fr

Cette intervention de Frédéric Beigbeder a le mérite de relancer le débat. Une chose est sûre : lui est contre. Il a même fait en sorte que son nouveau livre ne sorte pas en version numérique.

(source)


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48 commentaires

  1. Quel article de fond!
    —-
    Quel argument de fou, aussi, une pratique qui a 6 siècles devrait perdurer parce qu’elle a 6 siècles. Hahaha (on se marre bien hein ?) il sait ce qu’est “prendre du recul” ?

  2. Comparer “le disque et son emballage” avec “le livre” est une grosse erreur; ce sont deux choses fondamentalement différentes.

    Le mp3 est pratique, le CD non. Le ebook est pratique, le livre AUSSI. C’est un support intéressant qui ne disparaîtra pas parce qu’il est utile. Le CD est inutile, c’est pour cette raison qu’il a disparu.

  3. L’attachement au livre physique est normal, c’est dans notre culture car nous avons tous grandit avec. Donc c’est aussi lié à de nombreux souvenirs. Je comprend son point de vue.

    Reste que cela n’est qu’une question de temps. La nouvelle génération n’aura pas cet attachement. Le livre physique disparaitra dans 90% des cas, c’est inévitable car cela sera mieux objectivement.

  4. Guillaume Carre on

    J’habite a San Francisco, il n’y a plus une seule grande librairie dans la ville, tous les Borders, Barnes & Noble et Virgin ont ferme…
    Ils s’y retrouvent certainement financierement avec la version online des magasins, mais c’est tres peu pratique pour choisir un bouquin…

  5. Possesseur d’un Kindle 3 wifi, je dirais même que le lecteur à encre électronique est globalement plus pratique qu’un livre.

    La comparaison avec le CD n’est pas si idiote que ça.
    Pour moi, le CD a amorcé sa mort quand le boîtier du disque n’a plus eu de valeur ajoutée en plus de la musique. La réduction progressive des livrets pour baisser les coûts et augmenter la rentabilité. Ne me parlez pas des coffrets collectors digipacks en carton qui se désagrège à une vitesse record. De la même manière, le dernier livre non poche que j’ai acheté avait un papier qui donnerait l’impression que le papier journal est de bonne qualité, pour 30 €. En France, les éditeurs ne savent pas faire de belles éditions, livres à images exclus, et même les éditions de prestige telles que la pléiade, sont désespérantes. On paie cher des éditions moches avec des couvertures sans originalité, en carton mou.
    Donnez-moi des éditions dignes des hardcovers britanniques ou américains, au même prix, et je n’aurais plus à avoir honte des éditeurs français.
    Franchement : vivement que ces livres deviennent électroniques, ça ne sera pas une perte.

  6. Je suis assez d’accord avec lui. Même si l’abandon du CD ne m’attriste pas de trop, la déchéance du livre m’emmerderait sacrement. C’est plus sympa de se balader avec un roman qu’avec une tablette impersonnelle entre les mains.

    De plus, n’est-il pas vachement cool de montrer à tout le monde qu’on est en train de lire un roman vachement épais, tout en mettant le titre bien en évidence ? Essayez avec un eReader, ça marche pas.

  7. J’aime le monde numérique, la dématérialisation d’énormément de chose me conviens très bien. Sauf celle du livre, qui pour moi doit se toucher, se corner, plier les coins de pages pour les marquer, surligner les passages qui nous plaisent, marquer les pages. Pouvoir ensuite les aligner fièrement dans son étagère (à l’abris des regard ou pas, on s’en fou, c’est pour soit). J’aime le livre car il est vivant, là ou un fichier est creux, morne, terne… La musique s’écoute, mais je comprend tout a fait ceux qui apprécie de déballer un vieux vinyle pour entendre le haut parleur cracher une musique quelque peu parasité par la poussière sur le 33 tours.

  8. Je ne pense que le livre disparaitra de sitôt. Le livre est plus pratique et ergonomique qu’un livre électronique trop rigide. De plus, quand on entend les arguments de pouvoir conserver des milliers d’ouvrage dans un livre électronique, c’est ridicule, a-t-on besoin de 50 livres quand on part en vacances ? Enfin, l’odeur du livre qui est resté des années dans une bibliothèque est inimitable…

  9. le confort de lecture est de toute manière différent. Mais ça soignerait beaucoup de dos de nos chères têtes blondes si elles pouvaient se trimballer seulement un lecteur électronique avec tous leurs manuels dessus au lieu des 5 kilos moyens dans le cartable que j’ai connu.

    maintenant on a le choix avec le numérique.
    J’ai beaucoup aimé son livre 99 francs à biegbeder, mais à l’instar des peintres qui se battaient contre le progrès de la photographie il ne voit pas que l’un ne fera pas disparaitre l’autre pour autant. 🙂

  10. Que de propos réducteurs de la part de beigbeder….le livre et l’industrie du disque sont deux choses différentes. De plus, comme si l’industrie coulait à cause du mp3. Je dirai plutôt que l’industrie du disque coule car ils ne savent pas se remettre en questions et ne veulent pas évoluer. Ils restent avec leur vision archaïque à court terme parce qu’ils veulent juste continuer à se faire un maximum de fric sur le dos du consommateur.
    D’ailleurs en vendant le ebook au même prix que les livres en librairie ils sont en train de faire la même erreur. A ce prix le livre ne va pas disparaitre du jour au lendemain.

  11. On peut aussi regretter la disparition des tailleurs de pierres et le bonheure de tourner les tables runiques.

    On peut regretter que tres peu de monde sache lire les vitraux dans les eglises et les bas reliefs d’un bon nombre de monument.

    Comme beaucoup le disent ici, le livre, malgre sa simplicite technologique, est pratique. On peut le juger par sa taille, sa mise en page, le parcourir aleatoirement, voir son age, le peser, sentire les pages …

    Finalement, d’un point de vu sensoriel le livre communique aussi bien avec la vue, le toucher, l’odorat. On pourrait aller jusqu’a l’ouie avec le bruit des pages.

    Le CD se contente generalement de l’ouie et si la pochette en vaut le coup, la vue. Les lecteurs MP3 ont reproduit tout cela.

  12. Ben oui, le livre matérialisé en papier va, non pas disparaître, mais baissé en popularité tout comme le vinyl puis le cd.
    C’est comme ça, c’est la tendance et on n’y peut rien.
    Ça fera du bien aux arbres.
    Le Beig râle pour la bonne bouche car il n’est pas idiot au point de ne pas sentir le monde.
    C’est un publicitaire, c’est son métier.
    Non, il est là en tant que porte-parole des éditeurs, voilà tout.
    Il y aura tjs des écrivains et tjs des critiques.
    Il n’est donc pas concerné : il n’est pas moine copiste.
    En 2020, Robinson emportera une tablette rechargeable à l’énergie solaire (et 2 de secours) et il aura ainsi une bibliothèque sous les doigts sans être obligé d’emmener un cargo avec lui : il gagnera du temps et de l’argent.

    C’est comme ça.

    Db

  13. oui enfin tout le monde n’habite pas un 100m2 les livres ça prend beaucoup de place toute une collection sur une tablette c’est bien pratique tout de même quand on habite dans un studio ou une chambre d’étudiant 😉

  14. Certains auteurs font publier leurs livres pour gagner de l’argent, d’autres pour être lu.
    Visiblement, M. Beigbeder fait parti de la première catégorie et défend sa petite “caste”.
    La grande majorité des autres voit arriver le livre numérique avec bénédiction.

  15. Frédéric Beigbeder peut se dire que ça y’est, il a passé le point de non retour, il est vieux, il ne comprend plus le monde dans lequel il vit. En effet, les libraires et éditeurs se retrouveront un jour listés sur http://www.vieuxmetiers.org

    Concernant les critiques littéraires, il confond tout. Le métier d’écrivain continuera d’exister, le métier de critique aussi. Il est même, au contraire, peut-être beaucoup plus simple et rapide d’éditer grace aux nouveaux circuits de distribution, donnant par la même occasion plus de “chance” aux artistes émergents.

    Me concernant, je n’ai jamais autant écouté de musique que depuis la fin des années 90, depuis l’apparition de la musique numérique. Je trouve les objets encombrants et ringards. Je m’attache au fond, au contenu, ce dont pourquoi l’ariste s’est défoncé, ce qu’il a voulu transmettre comme message. J’achète pas mal de musique sur iTunes ou Amazon MP3, je découvre de nouveaux groupes et artistes sur Soundcloud ou Youtube, via des amis qui me les recommandent. Mais en effet, peut-être pas ceux pour qui les gros labels dépensent un gros paquet d’euros à coup de plateaux télé en mode playback et de publicités stridentes. Les disquaires, ce sont eux, les nouveaux diffuseurs de contenus. Ok, je vois arriver les détracteurs me parlant de convivialité, de lieux de rencontre, où on fait “l’effort” de se déplacer. Mais c’est comme ça ! Pour ma part, je pense que le vrai le lieu de convivialité, c’est le concert, la dédicace, une vraie rencontre entre l’artiste et son public.

    Je n’ai jamais lu, mais à 35 ans, je me suis dit que je passais à côté de quelque chose…. Je me suis donc lancé ! J’ai voulu acheté deux livres… au format numérique. “L’histoire secrète du monde” de Jonathan Black (ISBN 978-2-290-02439-3) et “L’homme qui voulait sa vie” de Douglas Kennedy (ISBN 978-2-266-19460-0). Après une petite demie heure de recherche sur internet, je me suis rendu compte que ces livres n’existaient qu’au format papier. Hallucinant.

    Ce que j’ai fait ? Je me suis déplacé dans un Relay à la gare d’Austerlitz, et les ai numérisé… 669 pages pour “L’histoire secrète du monde et 496 pages pour “L’homme qui voulait vivre sa vie”.

    Vous allez me dire que je n’ai que ça à faire. Non, je suis vraiment hermétique au livre, à l’objet, sans doute un traumatisme d’enfance 😉

    La lecture numérique est formidable pour les livres comme “L’histoire secrète du monde”, manipulant de très nombreux concepts religieux et mythologiques, renvoyant aux pages précédentes. Et étant donné que j’ai appliqué une reconnaissance de caractères sur le livre, je peux faire des recherches dans le texte.

    Donc voilà, j’ai voulu acheter un bouquin, m’ouvrir à la lecture à ma façon. Mais les maisons d’édition archaïques décident que le livre numérique ce n’est juste qu’un marché émergeant de geek, ne laissent pas le choix aux “consommateurs”, tremblent à l’idée du piratage. Ce sont des flippettes.

    Mais c’est la loi de la sélection naturelle. Les éditeurs qui ne s’adaptent pas à leur environnement défini par les nouvelles générations sont voués à la mort.

    On voit bien qu’ils n’y comprennent pas grand chose. Ils parlent d’INDUSTRIE du disque, du cinéma, du livre et de parts de marché. Mais il s’agit de bien plus, il s’agit de culture, la nourriture de l’âme qui se répand tel un virus par n’importe quel canal. Bizarrement, ils ont tout à y gagner en mettant en place des plateformes de distribution numériques innovantes. Mais non, je le répète, ce sont des flippettes.

    Évidemment, comme pour toute révolution (plus profonde que celle de l’invention de l’imprimerie), il y a des chamboulements. Des pans entiers de ces “industries” vont disparaitre, mais de nouveaux métiers vont émerger. Et ça va dans le sens du “consommateur” comme dans celui des Artistes, les vrais. Moins d’intermédiaires, une notoriété méritée et pouvant être fulgurante (si on est vraiment bon), des diffusions instantanées (plus de circuit d’impression, de pressage, de “masterisage”…), un lien très intime avec le public… Que demande le peuple ?

  16. Qu’est ce qui faut pas faire pour faire le buzz, et vendre un bouquin sans grand intérêt.

  17. @Tykayn entièrement d’accord, là est le véritable intérêt du “livre” numérique. Toutes les éditions scolaires, scientifiques, et d’une manière générale qui portent de l’information plus que de la littérature.

    je ne pense pas de toute façon que le livre en tant que support disparaitra car lui est associé une sensation, une odeur et une affection que nous ne voulons pas voir disparaitre.

    Par contre l’édition numérique va, comme pour la musique, inverser les principes de l’offre et la demande.

    La logique qui se développe actuellement est l’édition papier “à la demande” par des imprimeurs spécialisées que l’on trouve déjà pour réaliser des albums photos par internet.

    un bon exemple: https://www.lulu.com

    JM

  18. Et pourquoi pas proposer un bon avec un code pour la version numérique inséré dans le livre version papier que l’on vient d’acheter ?

  19. Danfernbanck :
    Parce qu’on te vendait les cassettes audio avec un CD gratuit ? Le but avéré est de faire acheter le livre papier et le livre numérique.

  20. Frédéric qui ??
    A le zozo qui fait le clown à la TV !
    Ah bon, il y a même des gens qui lisent ce qu’il écrit ?
    Bon pour moi si il veut pas se numériser çà ne me rendra pas malade hein!

  21. En tant qu’écrivain, la fermeture des librairies et la fermeture des maisons d’édition, ça ne me dérange absolument pas !
    Pour moi, le seul souci, c’est de vendre des livres et un ebook est un livre…

  22. Le livre papier n’est pas prêt de mourir car:
    – le livre numérique (les romans en tout cas) est encore trop cher
    – le livre papier ne nécessite pas de chargeur.

    CQFD

  23. Le livre est un objet et comme pas mal d’objet il peut faire le fruit d’une élaboration plus ou moins sophistiquée qui peut s’apprécier ou pas seulement.

    Il ne faut pas oublier que le livre c’est surtout un contenu… Et pas mal de gens se sont hérissés à l’arrivé du livre de poche, ça n’a pas pour autant tué le livre, ni les libraires.

    Et si on voyait simplement le livre numérique comme une prolongation et pas comme une rupture ? pourquoi les libraires devraient-ils disparaître ? S’ils s’adaptaient au livre numérique en cherchant ce qui fait l’essence de leur métier (qui n’est pas que physique) afin de le porter vers les réseaux dématérialisés ?
    Mais non au lieu de ça ils vont continuer à défendre leur gateau stupidement en cultivant l’opposition, et pensant ce temps là un mastodonte industriel du secteur du web va leur passer devant et là ben tout les bobos qui les défendaient par conformisme vont leur dire adios…

  24. Il est important de préciser que ces propos furent tenus sur Europe 1, média de référence du groupe Lagardere aussi 1er éditeur en France. Comme les récents propos de M. Roberts des éditions Stock…

  25. Pingback: Frédéric Beigbeder s'en va-t-en guerre contre l'eBook | Veille ebook | Scoop.it

  26. La liseuse électronique a certe son coté pratique. Mais aux yeux des industriels c’est surtout un moyen de placer un nouveau mode de consommation dans un outils technologiquement plus avancé que ce que l’on veut bien nous faire croire. Mais bon, faisons comme tout le monde, achetons des produits high tech, puis jetons les aussitôt qu’un nouveau arrive. Le livre, lui ne rentre pas dans ce schéma de consommation, il n’a donc pas ça place dans notre société. Allez une petite vidéo pour vous en convaincre : http://www.youtube.com/watch?v=YhcPX1wVp38

  27. Comme cet article m’aide énormément (ses extraits des propos de monsieur Frédéric Beigbeder) pour mon prochain essai, je vous ajoute un élément essentiel pous sa compréhension : son livre « Premier bilan avant l’apocalypse » qu’il présentait sur Europe 1 (groupe Lagardère) est publié chez Grasset groupe Lagardère)

    (merci de supprimer le commentaire précédent où apparait en adresse de site… une adresse mail…)

  28. Bonjour tout le monde !

    Pourriez-vous me donner des exemples concrets objectifs ou subjectifs, peu importe, qui selon prouve que le livre électronique serait meilleur que sa version classique ?

  29. Un exemple ? Facile 😉
    Vous cherchez un livre obscur, du pur “back-catalog” plus tellement édité. En numérique, pas de risque pour l’éditeur en fabriquant des volumes qui seront pas vendus. Le lecteur est content car il a son livre.
    Les livres libres de droit, c’est le meilleur exemple. Vous voulez l’intégrale de Victor Hugo ? En librairie c’est payant, en numérique c’est gratuit. La plupart des textes libres de droit sont téléchargeables gratuitement et diffusables à vos amis.
    Cas d’école : les vacances. Je pars deux semaines en vacances en prenant l’avion (je pars mercredi). J’suis limité à 23 kg en soute et 12 kg en cabine. Etant un fou de photo, je peux vous dire que les fringues et le matos photo suffisent à atteindre ce poids. Je les mets où les livres ? Avec le numérique, pas de souci de place et je peux continuer à acheter des livres, avant et pendant le séjour. Même à l’aéroport j’ai une librairie sous la main, en 3g.
    Le métro : vous avez une main pour la barre, une main pour le livre. Vous tournez les pages comment ? Depuis que je lis surtout des livres numériques, j’ai pas besoin d’attendre la station suivante sur les lignes qui secouent ,ou aux freinages brusques

  30. @Julien : j’ai 3 semaines d’autonomie avec un Kindle. C’est pas comme si j’avais besoin d’une prise en permanence…

  31. Un lien intéressant sur la question : http://www.ebouquin.fr/2010/09.....de-belial/

    Ayerdhal, écrivain de science-fiction connu, y dit entre autre que les livres numériques devraient être vendus à un prix logique, c’est-à-dire qui leur permette de concurrencer les livres de poche d’occasion. Soit 2 euros environ. À ce tarif-là, les éditeurs en vendraient plus que maintenant. Avec des coûts réduits quasiment à néant (merci le numérique), il propose que les éditeurs reversent 1 euro sur chaque ebook vendu ; ça ferait plus que ce qu’ils touchent actuellement.

    Personnellement, j’ai beau posséder un Kindle DX et une tablette Android, je préfère généralement lire les livres sur papier. Habituellement, j’aime bien pouvoir faire des allers-retours entre les chapitres. Les doigts servant de marque-pages, il est facile de faire des comparaisons rapides, de passer d’une page à l’autre d’un coup d’œil. Cela revient presque à avoir 4 ou 6 pages (2 ou 3 doubles-pages) sous les yeux, là où un lecteur numérique ne permet de voir qu’une page à la fois. Bien sûr, cela concerne plus les livres “utiles” (informatique, entrepreneuriat, biographies, …) que les romans.

    Comme cela a déjà été dit dans les commentaires, l’idéal pour moi est de posséder le livre en version papier ET en version numérique (je fais l’effort financier sur quelques rares bouquins qui le valent). Le papier pour la lecture profonde, celle qui fait qu’on se plonge dans le livre, qu’on navigue dedans en relisant certains chapitres à la lumière de ce qu’on a découvert plus loin dans notre lecture. Et le numérique pour tous ses avantages intrinsèques : non seulement les liseuses et tablettes sont légères, quelque soit le nombre d’ebooks qu’on y charge, mais elles permettent de faire des recherches au sein des documents, ce qui peut s’avérer très pratique.

    À l’époque où le magazine PHP Architect offrait un abonnement physique+numérique, je le lisais dès que je le recevais dans ma “vraie” boîte aux lettres. Par la suite, j’étais content de pouvoir parcourir tous les PDF très rapidement sur mon ordinateur, et de pouvoir tous les emmener en vacances dans mon Kindle. Maintenant qu’ils sont passés à un abonnement purement numérique, je trouve ça moins pratique. Je ne vais pas télécharger les nouveaux PDF chaque mois ; et je n’emmène pas mon Kindle aux toilettes. C’est con, mais c’est le genre de petits détails qui importent.

  32. Il y a un point assez peu évoqué ici, c’est tout ce qui se passe avant l’achat et la lecture du livre.
    Pour de la musique, vous faites comment ? Bah vous achetez le truc que vous avez entendu à la radio, ou bien chez des amis ou à la télé éventuellement.
    Pour les livres le bouche-à-oreille ou les critiques literraires influent beaucoup moins. Beaucoup de gens entrent dans une librairie (ou un “espace culturel” de grande surface) sans forcement savoir quel livre ils vont acheter, ni meme s’ils vont acheter un livre ce jour-là. On furète, on cherche, on feuillette, on lit les 2/3 premieres pages pour voir si ca nous plait. En ligne, c’est impossible à faire ou du moins on n’a pas ce plaisir à chercher qui nous fera acheter tel ou tel livre.

  33. @Loko
    Pas mal de librairies virtuelles proposent de télécharger des extraits.
    Par contre, tu oublies un truc sur les vraies librairies : les libraires choisissent les livres et ne mettent généralement en avant que les livres qu’ils ont lus. Les librairies dématérialisées te proposent les livres qui correspondent à tes achats précédents ou ceux autour desquels ils ont des contrats, pas ceux qu’ils ont lus. Mais bon, c’est aussi la différence entre le petit commerçant et la grande surface…

    Ceci dit, tout ceci est compensé en partie par des sites communaires comme “goodreads”, hélas pas dispo en français mais génial pour les lecteurs avides d’anglais 😉

    L’autre changement majeur dont on a pas parlé ici, hélas, c’est la baisse de qualité des oeuvres. En effet, les livres scannés sont souvent parsemés de fautes. Erreurs de scan, mots tronqués, lettres manquantes, mise en page altérée. Autant, les livres écrits dès le début pour le numérique sont corrects, mais ceux scannés sont souvent de mauvaise facture.
    Le problème n’est pas la technologie, déjà très au point mais l’avarice des éditeurs qui refusent de payer des relecteurs/correcteurs pour baisser les prix.de revient. Même les éditeurs français le font, ne les mettez pas sur un piedestal qu’ils ne méritent pas plus que les autres.
    A noter que c’est plutôt comique, mais le projet Gutenberg, qui numérise des oeuvres libres de droit n’est pas affecté de ces tares orthographiques puisque les livres sont vérifiés par des bénévoles. Par contre ils ont parfois des soucis de mise en page, même si ça diminue maintenant qu’il passe progressivement à l’epub et de nouveaux formats ouverts et plus évolués.

    On ne parle pas non plus des auteurs “full numérique” qui ne publient qu’en numérique alors qu’ils ne pourraient pas le faire sur des livres papiers. Nous arrivons alors au même statut que la musique indépendante.
    Merveilleux, non ? 🙂

  34. en même temps, bcp de monde s’insurge à chaque rentrée littéraire sur le trop grand nombre de publications (comprendre : la quantité aux dépens de la qualité). Si on rend la publication accessible au premier auteur de blagues carambar venu, on accentuera ce travers, un peu comme la musique sur Internet d’ailleurs.
    Les libraires et maisons d’éditions ont aussi ce rôle de filtre qui fait passer à la trappe les mauvais écrivains.

  35. Pour le coup, je ne suis pas d’accord. Même si les maisons d’édition sont supposément un gage de qualité, c’est aussi et surtout un gage d’uniformisation, tout comme les maisons de disque. Qui va éditer un auteur qui a écrit dans un genre qui ne se vend pas ?

    J’ai souvenir d’une auteure, scientifique, dont j’ai hélas oublié le nom, qui avait essayé de faire publier son livre sans succès. Pourquoi ? Parce que son style était de mettre la science en histoire construite plutôt que de faire ces pavés informes insupportables que les scientifiques affectionnent tant. Elle a mis des années à trouver un éditeur à la publier, sans modifier la structure de son oeuvre, mais son succès a été fulgurant.
    Conclusion ? Les éditeurs sont une barrière à la liberté de publication. Le métier de correcteur/éditeur étant fortement compromis, de tout façon,ça n’est même plus garant de qualité orthographique, grammaticale et stylistique…

    Donnez-moi mille auteurs carambars que je ne lirai pas grâce aux extraits, si ça peut permettre d’avoir des auteurs exceptionnels et indépendants !

    Je ne vois pas trop la différence avec la musique, d’ailleurs. Les indés passent des contrats avec les gros distributeurs pour gagner en visibilité.

  36. et tu feras comment pour trouver l’unique perle rare au milieu d’un océan de médiocrité ?

  37. De la même manière que je trouve mes livres actuellement : bouche à oreille, sites communautaires, web social, prix littéraires (surtout pour la sf), blogs, et pifomètre.
    Vous vous fiez uniquement aux éditeurs pour choisir vos livres ? Je veux dire qu’un auteur qui s’auto-publie, ça vous gêne tant que ça ? Quand bien même il y a des milliers de livres, de qualité moyenne ou médiocre. Je peux bien en prendre un une fois de temps en temps et donner une chance à l’auteur.
    A mon goût, il y a bien autant de livres médiocres chez les grands éditeurs, ces mêmes livres qui se vendent pourtant si bien. Ces auteurs à succès dont le nom porte plus que l’écriture et dont la publicité est placardé partout.

    Pourquoi tant de confiance aveugle envers les éditeurs ? Tenez-vous tant à ne consommer que ce qu’ils daignent vous déposer dans la bouche ?

  38. Bonjour

    Une discussion enflammée.
    Tous n’est pas blanc et noir. Les libraires ont eux aussi leurs cartes à jouer dans le monde du numérique – avec notamment du livre à la demande en 1 exemplaire. Avec des machines comme l’expresso book machine.
    Il est clair que la mutation est en marche.
    Pour ma part – je ne suis pas favorable au format numérique pour le livre – car il reste encore trop d’incertitude au niveau de la propriété intellectuelle et le droit d’auteur. Mais une fois cela résolu – le livre numérique est un parfait complément au livre papier.

    Fred (pas Frédéric Beigbeder)

  39. Je possède une bibliothèque qui ne fait que grandir, et je n’aurais bientôt plus de place du tout. Les liseuses numériques du type Kindle ou les iPad ont un avantage de ce côté : les livres ne prennent plus de place. Plus de mal au dos quand on déménage. De plus, la rapidité d’acquisition de n’importe quel livre est imbattable. La diffusion numérique pourrait offrir une plus grande possibilité d’ouverture à la culture et aux livres.

    Néanmoins, il n’en est rien. Parce qu’un livre se mérite. Il est notre ancêtre à tous et ce sont dans les livres que tous les grands principes ont été consignés. Des pages et des pages de réflexion multiple depuis très longtemps. L’invention de l’imprimerie a permis la création du livre tel qu’on le connait aujourd’hui. mais là, on parle du Livre avec un grand “L”. Plus qu’un accès à un texte, il est un objet à part entière. Le fait “d’avancer” dans les pages d’un livre, de voir l’intrigue d’un roman se dérouler devant nos yeux, tout ceci se perd avec un appareil électronique. Enfin, le livre possède une chose que n’a pas la liseuse : une autonomie illimité !

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  44. Message à tous ceux qui sont CONTRE le livre numérique :
    – J’arrêterais de lire des livres sur mon iPad, le jour ou les “écrivains” arrêterons d’écrire leurs livres sur leur iMac…

  45. rabin dranat on

    Message de duchmurtz à tous ceux qui sont CONTRE le livre numérique :
    – J’arrêterais de lire des livres sur mon iPad, le jour ou les « écrivains » arrêterons d’écrire leurs livres sur leur iMac…

    excellent!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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