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3 choses à savoir sur PACE, le nouveau satellite star de la NASA pour l’observation de la Terre

Le lancement du satellite PACE est un grand pas en avant dans l’étude des océans et de l’atmosphère terrestre. Qu’a-t-il de si particulier ?

Le satellite PACE (Plankton, Aerosol, Cloud, and ocean Ecosystem) a décollé hier, jeudi 8 février, à 01 h 33 du matin depuis la station spatiale de Cape Canaveral, à bord d’une fusée Falcon 9. Le lancement s’est bien déroulé, comme on peut le voir sur cette vidéo (il faut avancer à 1:12:17 afin d’arriver au compte à rebours). L’attente aura été assez longue (dix ans que les équipes scientifiques patientent), mais PACE pourra enfin entamer sa mission : étudier les océans et l’atmosphère depuis son orbite.

Un regard inédit sur nos océans

PACE embarque à son bord un spectromètre optique d’une précision inégalée, l’OCI (Ocean Color Instrument). Grâce à celui-ci, il pourra ainsi détecter et enregistrer toutes les variations, même les plus infimes, ayant lieu à la surface des océans. Ces variations sont des témoins très probants de la santé de ces écosystèmes, grandement fragilisés par les activités anthropiques.

James Werdell, responsable scientifique de la mission, appuie sur l’importance de la récolte de ce type de données, en particulier concernant les phytoplanctons : « Ce sont des éléments importants du cycle du carbone, ils sont incroyablement importants à suivre à moyen terme. Mais il y a aussi des observations à court terme, comme l’impact pour les pêches et les zones côtières, dont les plages ».

Mieux comprendre notre atmosphère

En plus de l’OCI, PACE embarque à également à son bord deux autres instruments de pointe. Le premier, HARP2, est un polarimètre, un appareil qui mesure la polarisation de la lumière, soit l’orientation des ondes lumineuses dans un plan spécifique.  Le second, SPEXone, est un spectro-polarimètre. C’est-à-dire qu’il peut mesurer à la fois la polarisation de la lumière tout en analysant cette dernière en fonction de ses différentes longueurs d’onde.

Ces deux outils seront dédiés à l’étude des aérosols (ensemble de particules extrêmement fines, liquide ou solide, en suspension dans l’air). HARP2 sera chargé d’étudier le rôle qu’ils occupent dans la formation des nuages tandis que SPEXone se concentrera sur la caractérisation des aérosols présents dans la troposphère (8 à 15 km d’altitude). Situés à une altitude de 700 km, ces instruments couvriront avec précision l’ensemble des océans quotidiennement.

Une mission de trois ans minimum

Si tout va bien, PACE commencera sa récolte de données à partir du mois d’avril, et ce, pour une durée de trois ans. Toutefois, il dispose d’assez de carburant pour rester en orbite et poursuivre ses observations pendant une décennie entière.

Un projet à 948 millions de dollars, dont les données seront mises à disposition en libre accès. Une excellente nouvelle pour les scientifiques de tous bords, qui pourront avoir sous la main des informations inédites et très précieuses.

Au-delà de l’aspect scientifique, les responsables de la NASA comptent bien que PACE puissent également jouer un rôle central pour les politiciens et autres décideurs. En effet, au vu de l’importance des données récoltées, celles-ci pourraient influencer positivement les politiques environnementales et climatiques à l’échelle mondiale. Bon voyage, PACE !

  • PACE, le dernier satellite de la NASA, a décollé le jeudi 8 février.
  • Sa mission est d’analyser les océans et l’atmosphère terrestre pendant trois ans.
  • Pour cela, il est équipé de trois instruments de pointe : l’OCI, le HARP2 et le SPEXone.

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