Ce mardi 12 septembre, un juge du tribunal fédéral de Washington va donner le coup d’envoi d’un procès hors norme. Il oppose Google, le géant de la Tech qui domine le marché de la recherche en ligne, au gouvernement américain. Ce dernier l’accuse justement d’abus de position dominante. Avant le début de cet affrontement judiciaire qui doit durer dix semaines, voici 3 choses à savoir.
Pourquoi Google est-il poursuivi ?
La justice devra établir si Google a maintenu sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne en passant des accords avec certains partenaires. Un contrat, qui lui permet d’apparaître par défaut sur les iPhone, est notamment cité. Mais il en va également de même pour les smartphones Samsung et le navigateur Mozilla.
Cela aurait permis à la firme de Mountain View de se maintenir en position de monopole dans le secteur de la recherche en ligne et de détenir environ 90 % de parts de marché, très loin devant la concurrence.
Cette version est largement contestée par Kent Walker, président des affaires internationales de Google, qui a expliqué le mois dernier que les méthodes employées par son entreprise sont “tout à fait légales”. Pour expliquer son succès, il vantait “la qualité de ses produits”.
Pourquoi est-ce si important ?
Ce procès marque une nouvelle étape dans la lutte antitrust. Alors que les autorités se contentaient jadis de contrôler les rachats d’entreprises, elles épluchent désormais avec attention les pratiques qui permettent aux géants de la Tech de prendre le dessus sur la concurrence.
C’est la plus grande affaire de ce type depuis le procès de Microsoft en 1998. Et justement, cela avait rendu la société de Bill Gates bien plus prudente et permis l’émergence de nouvelles startups nées de la révolution internet dont Google fait partie.
Pour la firme de Mountain View, ces dix semaines revêtent aussi une importante majeure. L’entreprise repose en effet en grande partie sur le secteur de la recherche en ligne et une modification des pratiques commerciales en cours pourrait la toucher de plein fouet. D’autant que des dommages et intérêts sont envisagés ainsi qu’une restructuration.
En quoi est-ce un méga-procès ?
Cette affaire sort très clairement de l’ordinaire. Notamment, car l’enquête du ministère de la Justice a duré trois ans, de quoi lui permettre de monter un énorme dossier contre Google. En tout, les deux parties ont fait déposer plus de 150 personnes et produit plus de 5 millions de pages de documents.
Loin de se laisser abattre, le géant de la Tech a fait appel à des centaines d’employés émanant de prestigieux cabinets d’avocats, et dépensé des millions de dollars en frais d’avocats et de lobbyistes, rapporte le New York Times.
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Il ne manquerait plus que les services proposés par l’inquisiteur en chef du Web ne soient pas à la hauteur, et les services Google le sont, en tous les cas pour la plupart dès lors que le produit phare, celui de la recherche, prête le flanc à la critique : le rendu devient celui d’une usine à gaz mais, surtout, les résultats d’une requête ont la fâcheuse tendance à prioriser les résultats en adéquation avec son historique, celui de ses recherches mais aussi avec la majeur partie des sites visités, ceux qui versent dans cette manie de connecter l’utilisateur aux serveurs Google pour une police de caractères, pour un script voire carrément pour une inscription, pour ses captchas … enfin pour tout ce que la pieuvre de Mountain View peut imaginer pour profiler au plus juste tout utilisateur (même celui qui n’est pas connecté à son compte Google, même celui qui n’a pas de compte Google).
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Il existe des alternatives mais qui s’en soucie ? Effet de masse, quête d’être dans le coup ? Pareillement à l’ancien président américain, celui qui dénie la factuel, celui qui est en procès, celui qui plus il est acculé et incriminé plus il reçoit le soutien d’aveugles et de sourds de l’entendement : hystérie collective.
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Google sortirait-elle entachée de ce procès que le bon peuple n’en démordrait pas : Google est le meilleur, Google for President. Qu’attend-il pour se réveiller et choisir des alternatives ? Sans espoir sauf pour ceux qui se posent des questions, sont concernés par la confidentialité, cherchent, trouvent et agissent en conséquence : éviter Google comme la peste.