« En 2050, on devrait atteindre les 50 degrés l’été. Les vignes vont manquer d’eau. Il faut trouver des solutions pour adapter les pratiques agricoles. » Dans une interview accordée à Var Matin, Antoine Nicault, directeur de l’association Air Climat, coordinateur et animateur du Grec-Sud, tient à alerter le grand public. Il faut dire que le Sud de la France sera particulièrement frappé par le changement climatique.
Un scénario catastrophique
L’expert indique d’ailleurs recevoir de nombreux messages de personnes venues de la région Sud qui lui demandent où ils devraient habiter dans les années qui viennent. Il précise : « La hausse des températures va renforcer les caractéristiques avec des périodes de sécheresse plus longues et plus intenses, ainsi que des précipitations plus importantes ».
De même, les risques d’incendie, déjà très présents, ne feront que croître. Et le spécialiste de citer un exemple qui fait froid dans le dos : « Il faut savoir qu’un feu extrême génère son propre climat en formant une tornade, par exemple. On l’a vu en Californie. ».
Il n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme pour le Midi. Le mois dernier, le quotidien l’Humanité relayait le rapport du Réseau-Action-Climat qui indique que les régions Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Occitanie sont d’ores et déjà les zones les plus impactées par le changement climatique en cours avec un réchauffement estimé à 1,4 degré depuis la période 1950-1970.
Les conséquences sont ici encore désastreuses : augmentation massive des zones concernés par la sécheresse, ce qui impacte fortement l’agriculture en faisant baisser les rendements. Une autre statistique repérée par nos confrères fait froid dans le dos. On évoque ainsi, dans le pire des cas, une hausse de la température de +7 °C en été d’ici la fin du siècle en Provence-Alpes-Côte d’Azur !
Il est toujours temps de réagir
Alors que les catastrophes climatiques (ouragans, inondations) d’ampleur souvent inédites ont tendance à se multiplier, il y a donc urgence à agir et à diminuer nos émissions carbone pour éviter le pire. Contrairement aux propos fatalistes que l’on entend parfois, les récentes mesures prises à l’échelle mondiale ont déjà permis de faire reculer la hausse des températures. Or, nous savons que chaque fraction de degré gagnée réduit la probabilité de voir les scénarios les plus sombres se réaliser.
Ce qu’il faut retenir :
- La température pourrait atteindre 50 degrés l’été dans le sud de la France en 2050
- Les conséquences seraient désastreuses pour les zones concernées : sécheresse, incendies, raréfaction des terres agricoles, catastrophes climatiques…
- Il est toujours temps d’agir pour éviter le pire
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L’apéro à une terrasse du midi méditerranéen à déguster un Piña colada accompagné de sauterelles grillées sous 50° à l’ombre. Chercher l’intrus (plusieurs réponses acceptées).
On y va. Paraît que la vie s’adapte tandis que les normes évoluent. J’imagine le bulletin météo annoncer “S’attendre à un temps frais pour ce 14 juillet avec des températures aux alentours des 30°”.
Bigre, que seront nos lendemains ?
Il est complètement illusoire de croire que l’homme puisse changer le changement climatique en cours, surtout à l’échelle d’un pays ou d’un continent (je ne nie pas son influence sur celui-ci).
Il va falloir s’adapter ou mourir, comme ça l’a toujours été dans l’histoire.
Il n’y a pas que mourir, il y a aussi souffrir.
Quand des prévisionistes se trompent en permanence, on ne les écoutent plus. Si ces funestes prophètes sont prêts à parier sur la survenue de leurs prédictions, je suis preneur.
Ces gens sont les relais de richissimes détraqués guidés par des objectifs malthusianistes.
La climatologie est une science sérieuse et celles et ceux qui s’en occupent ne sont ni prophètes ni devins, pas plus qu’ils ne représenteraient qu’un petit groupe de farfelus perdu au sein d’une communauté qui dénierait leurs annonces : il y a consensus et les rares sceptiques se trouvent essentiellement parmi des business people pour qui l’appât du gain est incompatible avec une prise en considération des changements climatiques. Pourquoi alors les gouvernants ne prennent-ils pas les mesures à la hauteur des enjeux ? Parce que la finance a pris le pas sur l’économie et qu’un politique y réfléchit à deux fois avant de bouleverser la vie des citoyens par des mesures qui les accableraient : entre souffrir un peu maintenant et souffrir beaucoup dans les décennies à venir, le choix semble fait : souffrir plus tard, reporter un impératif à des lendemains qui déchanteront.
Aujourd’hui peut-être, ou bien alors demain … n’est pas que la douce paresse lovée au sein d’un hamac alors que les cigales chantent la douceur méditerranéenne, c’est aussi une irresponsabilité caractérisée quand il s’agit de l’avenir de la planète.
À qui profite le crime ?
Ben à tous et toutes des gens du monde depuis que l’on se dandine dans le bien être et la bonne chaire. Et la planète est fusillée comme ses animaux qui y survivent.
Juste un conseil : faudra réagir un peu plus vite qu’aujourd’hui si on s’en sort prochainement !
Car je vois, oui ! Je vois… Bien des douleurs et de tristes tourments à venir pour ceux qui ne vivront pas dans les forêts épaisses, sombres et froides où coulent encore les sources pures des glaciers des pôles et souffle le vent des mystères d’antan et où hurlent les bêtes affamées et ignorantes des précieusetés des humains qui s’y réfugient.
Rien ne sera fait pour l’éviter. Prenons un exemple : les constructeurs automobiles continuent de concevoir des véhicules toujours plus lourds, plus puissants, parce que c’est ce que les automobilistes réclament. La course à la surenchère est partout : gadgets électroniques, énergie, alimentation… chacun consomme de son côté, sans se soucier des conséquences globales. Et on continue d’accélérer dans la mauvaise direction, malgré toutes les alertes. Alors, 2050 sera sûrement une réalité bien plus dure qu’on ne l’imagine